• Ce livre repose sur l'analyse de quelques pièces d'une seule série de sculptures, des bronzes paradoxaux car filiformes, aériens de Robert Groborne et pourtant concerne tout l'oeuvre de cet artiste protéiforme - qui grave, sculpte, dessine, peint, photographie, etc -, le principe d'engendrement par variation qui le régit donnant d'entrer dans le tout depuis le fragment. Groborne sculpte comme il grave, en augure : il découpe la spatialité, instituant un lieu sis par la forme qu'il crée ; ainsi délimite-t-il une ouverture dans le grand ouvert indéterminé de l'espace et définit-il un intérieur à l'intérieur de l'extérieur. Geste de sacralité en fraternité avec les constructions de l'architecte où bâtir, habiter et passer sont entrelacés pour fonder le monde humain que tout art institue.

  • "Regardons le monde tel qu'il est, sans complaisance ni hostilité, et essayons de comprendre où nous en sommes. C'est ce que propose cet essai construit en dialogues : entre l'oeil et l'esprit, car philosophie et photographies s'éclairent réciproquement pour élaborer une compréhension de ce monde dont nul ne peut ignorer l'inquiétante fragilité. Dialogue également entre hier et aujourd hui. Si ces images donnent une vision incarnée du présent, la conversation avec des penseurs contemporains ou anciens pour les interpréter veut honorer l actualité toujours vivante de toute vraie philosophie."

  • Depuis toujours, la philosophie a volontiers cultivé son affinité native avec les arts plastiques mais elle s'est en revanche employée à négliger voire mépriser la musique. Un tel bâillon parle et trahit la fascination apeurée que l'art musical, comme un chant de sirènes, produit chez le philosophe. C'est que, loin d'être, comme tout art du reste, un divertissement agréable, la musique déploie un autre sens du sens et de la vérité que ceux définis philosophiquement. L'auteur propose de se mettre à l'écoute de ce sens. La respiration porte le rythme qui anime la musique. Par l'analyse de la différenciation rythmique, on pourra comprendre comment le silence, cet indifférencié absolu, est lieu de provenance de toute musique. Les références aux compositeurs, essentiellement J.-S.
    Bach, Schumann, O. Greif et H. Dutilleux conduisent par-delà la diversité des siècles et des styles, à ce même creuset d'absolu dont éclot toute musique.

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