• L'arme nucléaire annonce la mort de la guerre : fini de jouer ! Les riches puissances du Nord, sous la menace de leur bombe, se le tiennent pour dit. Sans doute l'inaction militaire pèse-t-elle à certains, qui imaginent de nouvelles stratégies. Ce n'est que comédie. Dans le tiers monde où les pauvres se battent aujourd'hui encore comme hier, l'affrontement des armées a perdu sa médiocre vertu, qui était de dénouer l'inextricable. On se livre à de plus subtiles pratiques, révolutionnaires ou terroristes. Mais la transparence dans laquelle baigne actuellement le monde finira bien par confondre les tricheurs. Toute violence devient obscénité. Reste à supporter la paix. Les armes devenues caduques et la bataille stupidité, les hommes, encore tout essoufflés, se regardent. Comment prouver désormais que j'ai raison, si je ne puis vous tuer ? Comment vous persuader que je suis prêt à mourir, si vous ne voulez plus ma mort ?.

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  • Irak, Koweït, qu'allions-nous faire en cette galère orientale ? Rétablir un émir malchanceux, empêcher que son pétrole ne tombe entre de mauvaises mains, abaisser la puissance du tyran de Bagdad ? La tempête soulevée par l'occupation du Koweït a un plus grand motif. La guerre est un outil désuet. Saddam Hussein, cancre de la petite classe des chefs d'État, ne le savait pas. Il fallut le lui apprendre.
    Un an, exactement, après les premiers envols d'avions furtifs et de missiles intelligents, Claude Le Borgne, interpellateur de la guerre, praticien militaire et familier de l'islam, rappelle, éclaire et juge. Il parle vrai, surprend, choque, amuse aussi, sans égards pour les idées reçues. S'il annonce la mort de la guerre, il s'interroge sur le vide qu'elle laisse : voici le temps des trublions et des violences confuses.

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  • Des nouvelles de l'au-delà ! Un Trépassé dialogue avec Dieu. Dites-voir, Seigneur, le big-bang c'est quoi ? Connais pas, dit Dieu. La gloire de Salomon ne surpasse-t-elle pas celle de David, la gloire du fils celle du père ? Diriez-vous, Seigneur, que votre Eglise a pallié les insuffisances du Saint-Esprit ? Internet et tour de Babel, même audace ? L'un soutenant l'autre, ils relisent les Ecritures.

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  • La prison nomade

    Claude Le Borgne

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  • " La guerre, dit Timoléon, est une activité trop affreuse pour qu'on la mène sérieusement.
    ". Est-il possible de parler gaiement de la stratégie sans renoncer à la prudence que le sujet commande ? C'est ce que fait l'auteur, plaçant face à face le narrateur et Timoléon, le stratège et son étrange questionneur. Sans cesse contraints l'un par l'autre à préciser leur pensée, les deux interlocuteurs s'efforcent, et nous avec eux, de comprendre le monde comme il va. L'Europe, où l'on s'est tant battu, en est venue à détester la guerre : sa paix nouvelle, elle l'a chèrement acquise.
    Pacifiques désormais, les riches du Nord contemplent d'un oeil désolé les pauvres du Sud, qui s'adonnent toujours aux " plaisirs de la guerre ". L'ONU s'évertue à faire cesser ces querelles de Barbares. Nos soldats n'ont d'autre mission que de s'entremettre entre des furieux. Tout est-il dit, le monde bientôt pacifié, l'Histoire finie ? Point du tout, répond Timoléon, qui voit la menace au coeur de la cité et, dans le ciel d'Internet, des signes d'apocalypse.
    Le stratège s'en inquiète. Ophélie, douce égérie de Timoléon, s'en moque. Peut-être a-t-elle raison.

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  • Le capitaine deodat

    Claude Le Borgne

    Comment l'extravagant Capitaine Deodat supportera l'épreuve de la captivité dans les camps u Viêtminh. Soutenu par le tendre souvenir de Marie, par l'étrange sollicitude du vieillard barbichu qu'il appelle Ông Jésus, et par la camaraderie pittoresque de la cellule Gracchus Babeuf, ce prisonnier fantasque, un temps séduit par la vertu marxiste, sera contraint à l'évasion. Comment celle-ci se terminera-t-elle ?

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  • " Comment peut-on être soldat ? C'est le Persan de notre siècle.
    " Les textes que Claude Le Borgne a réunis ici constituent une illustration fidèle, grave parfois, légère souvent, des troubles qui ont agité et agitent encore militaires et stratèges. L'arme nucléaire, majestueuse ou secrète, toujours horrible, toujours encombrante, suffisait à justifier cette effervescence. S'y ajoute désormais la disparition de l'ennemi, situation inconfortable dont l'homme de l'art ne saurait se satisfaire.
    Aussi bien l'évolution de notre société, riche, douce et permissive, pousse-t-elle nos gouvernants à pratiquer une stratégie de remplacement, stratégie de compassion. S'ils engagent nos armées, c'est dans le seul but d'empêcher les miséreux de se battre avec eux. A ceux qui jugeraient son livre provocant, l'auteur - ultime provocation ? - semble donner raison : il termine par un éloge de la discrétion, vertu de nos jours la moins pratiquée et sans laquelle, pourtant, rien ne dure.

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  • On a tant entendu d'opinions opposées sur la guerre d'Algérie que le point de vue de Deodat, singulier commandant jeté dans le drame, est bienvenu. Sale, cette guerre, mauvaise les moyens, mauvaise aussi la cause. Les deux dernières années de la guerre, marquées par le putsch d'avril 1961, sont les plus tragiques que notre armée ait vécues. Deodat est un coeur pur. Ses lettres sont le reflet de ses tourments.

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  • En Occident, la guerre, dit-on, est hors la loi. Nul désormais n'oserait y voir un moyen raisonnable de la politique internationale. La chose est entendue, et si bien que nos contemporains s'étonnent et se scandalisent de ce que leurs ancêtres aient pu si longtemps et si assidûment s'adonner à ce déplorable mais efficace passe-temps. Pourtant lorsque, abondant dans le sens de nos pacifiques, on leur dit qu'en effet la guerre n'a plus d'avenir et qu'elle est chose morte, ils refusent, par une curieuse contradiction, d'en convenir, crient que la guerre est éternelle et vous la montrent, bien vivante et bien cruelle, en maints pays.
    C'est que le monde est, du point de vue qui nous occupera ici, partagé en deux morceaux. Dans l'un, ceux qui ne croient plus à la guerre. Dans l'autre, ceux qui y croient encore. Que les premiers aient raison, c'est ce qu'il faut espérer - et qui est peu -, mais c'est aussi ce qui se constate - et qui est mieux.
    On voit bien, depuis la fin de la guerre froide et la disparition de l'Union soviétique, partisan tenace de la guerre chaude, que ceux qui ne croient plus à la guerre ne prennent les armes que pour empêcher ceux qui y croient encore de se battre entre eux. Ainsi va son train, à l'interface des deux mondes, la paix universelle. Or voici que deux événements viennent mettre en question ce tableau irénique. Le 11 septembre 2001, un petit groupe de fanatiques musulmans porte le feu au coeur de l'Amérique. En mars 2003, l'Amérique elle-même entre en guerre contre l'Irak. Sans doute observera-t-on que ce n'est pas la première fois que les États-Unis d'Amérique font parler leurs armes. Mais " guerre " du Golfe, " guerre " du Kosovo, " guerre " d'Afghanistan s'inscrivaient aisément dans la marche vers la pacification du monde. La guerre d'Irak, en 2003, paraît s'en écarter. Alors, morte la guerre, ou blessée seulement ? La réponse n'est pas évidente. Bon sujet pour causer !

  • L'auteur de ce L'honneur d'un soldat est un vieux général à la retraite, âgé aujourd'hui de 93 ans. Sans jamais compromettre « sa vocation de soldat, et son honneur d'homme et de chrétien », il passe sa vie en revue. Son enfance, ses études, ses guerres. Ayant servi quarante ans dans l'armée française, il a vécu une dizaine d'années chez les bédouins du Sahara occidental, participé aux campagnes d'Indochine, de Mauritanie et d'Algérie. Il a commandé la Vème division blindée en Allemagne, suivi au Liban des études d'arabe classique et a été rédacteur à la revue Défense nationale.
    Une vie trépidante comme ces pages le montrent avec beaucoup d'allant et une joie de vivre communicative. Elles sont pleines de Sénégalais et de Maures, de bidasses, de déserts, de paras, de colonies, d'amitiés viriles, de chameaux, de repos du guerrier, mais sont aussi chargées d'une nostalgie douce-amère. On y suit avec intérêt les changements de société, les souffrances intimes, les soubresauts économiques et sociaux qui agitent notre société depuis une soixantaine d'années. Bon pied, bon oeil, l'auteur, en témoin privilégié de son temps, garde même une belle acuité pour nous raconter ce parcours très personnel à la Montaigne, mais qui « lorgnerait » du côté de la Bandera et de Pépé le Moko.

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