• En attendant la guerre

    Claude Delarue

    EN ATTENDANT LA GUERRE Jadis comédienne de renom, aujourd'hui clouée sur une chaise roulante par un accident qui tua son époux architecte, Olga Grekova vit dans une forteresse de montagne transformée en gigantesque abri anti-atomique.
    Coupée du monde, l'infirme attend une guerre nucléaire qui ne vient pas. Trop seule, elle décide un jour d'engager un secrétaire. Entre la paralytique et cet homme animé d'un mystérieux charisme naît une passion à la fois harmonieuse et violente, à l'image des montagnes qui dominent ces deux êtres exceptionnels. Car il ne s'agit pas, ici de la guerre que se livrent les nations, mais, celle que perpétuent, quotidiennement, malgré eux, les créatures vulnérables et inconstantes que nous sommes.

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  • La mosaïque

    Claude Delarue

    Qui est l'archéologue allemand Thomas Bald ? Quel mobile secret et dangereux le pousse à sonder la vie de Publius, obscur poète du IVe siècle, assassiné en Etrurie, là où s'étend maintenant la zone industrielle de Florence ? Pourquoi Thomas Bald veut-il à tout prix mettre au jour la mosaïque qui ornait le péristyle de la villa de Publius ? Pièces eux-mêmes d'une mosaïque humaine, la belle pianiste Fiora, sa fille Luella à demi folle depuis le suicide de son père, le psychiatre Bembo, Dada Sottabecca dite la Vénus des garages et bien d'autres s'acharneront à découvrir le passé de Thomas Bald. Sur quatre temps - an 387 de notre ère, 1939, 1945, 1966 - Claude Delarue reconstitue à travers ce roman la valse éternelle de la barbarie.

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  • La lagune

    Claude Delarue

    • Denoel
    • 3 September 1974
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  • " Chacun de nous, le meilleur comme le pire, cache en lui quelque chose, un sentiment, un souvenir qui, s'il était connu, ferait haïr cet homme ", écrivit Goethe.
    Haïr ou aimer peut-être, selon ce que dissimule la face obscure de l'être. Sans tenter d'éclairer par des moyens psychologiques cette obscurité d'âme où se débattent les personnages, ces nouvelles soulèvent un petit pan de la nappe d'ombre qui recouvre l'abîme de chacun. Abîmes affectifs, abîmes de l'enfance, abîmes culturels - tout ce qui constitue l'existence innommée, dont on ne parle à personne, sans doute moins encore à soi-même, mais que des événements inopinés, tragiques, absurdes ou drolatiques, viennent révéler soudain.

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  • L'opera de brousse

    Claude Delarue

    • Denoel
    • 2 September 1976
  • Naga

    Claude Delarue

    • Seuil
    • 5 April 2000

    " Une femme qui aime les serpents, c'est rare.
    Helena les aimait trop. Quelques mois avant sa mort, elle manifestait pour eux une sentimentalité déplacée, elle professait un anthropomorphisme incompatible avec l'objectivité scientifique, étudiait davantage le symbole que le sujet d'observation. Un jour, je l'ai trouvée avec une vipère de Russell d'un mètre cinquante dans son lit. Elle m'avait caché sa liaison avec cet animal pendant plusieurs semaines, le temps de l'apprivoiser.
    Une vipère de Russell, tu te rends compte, mon garçon ? Sais-tu que les serpents sont sourds ? La Russell ne m'a pas entendu entrer, je suis resté pétrifié sur le seuil à la regarder ramper le long de la cuisse d'Helena, monter sur son ventre, glisser entre ses seins jusqu'à ce que son museau effleure son cou. Ta mère était nue, elle ne bougeait pas plus qu'une morte. Je me souviens que ses yeux étaient grands ouverts, extatiques, ils fixaient le plafond.
    Le serpent explorait tranquillement son corps en tirant frénétiquement la langue. C'était répugnant, effrayant. Ce jour-là, mon petit, j'ai battu ta mère comme plâtre. La vipère de Russell est le serpent le plus venimeux d'Asie, sa morsure tue à coup sûr. "

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  • La faiblesse de dieu

    Claude Delarue

    • Seuil
    • 25 August 1995
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  • Les chambres du desert

    Claude Delarue

    • Fayard
    • 21 August 2002

    Descendant d'une famille de Katowice, Andrzej était né quarante-cinq ans plus tôt ; très vite, quelque chose de pervers s'était introduit dans son esprit le laissant, dès l'enfance, splendide et ravagé. Son fameux «génie», il le devait aux émanations méphitiques qui s'élevaient de son être. «Tout ça finira en queue de poisson, Jérémie. Mes nerfs sont en lambeaux. Ecoute ! Tu entends le vent ? Bientôt, il m'emportera. Pfft ! plus d'Andrzej Rawicz. Disparu !» Rien ne démentit cette prophétie. Le vent l'emporta. Mais quel vent ? C'est ce que Sonia voulait savoir. Peut-être pensait-elle que, complice, j'entretenais avec son frère disparu un contact secret. Folle !
    Assez folle pour ordonner à Jérémie, son ancien amant, de tout plaquer et de partir à la recherche d'Andrzej au bout du monde. On ne résiste pas à Sonia, cantatrice éblouissante et belle de son étrange infirmité. En lui cédant, Jérémie, compositeur accusé de plagiat et mis au ban par ses pairs, imagine échapper à ses propres désillusions.
    C'est à Coober Pedy, capitale mondiale de l'opale, que l'attend son destin. Au coeur de ce désert australien suffocant, seuls les puits de mines aménagés en habitations retiennent ombre et fraîcheur. Concussion, rivalités politiques, dépravation ou crime, la liberté là-bas porte le nom d'opale et se gagne au prix du sang. Dans ce paradis noir chacun succombe à ses hantises, fût-ce l'attirance de la mort.

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  • Parti de Trieste, Il Giardino di Epicurio, du nom de la compagnie qui l'affrète, vogue en eau trouble, transportant à fond de cale des hommes hagards. Ce ne sont pas les victimes de la guerre proche - les forces de l'Otan bombardent la Serbie -, mais des vacanciers, aux goûts singuliers, en route pour un camp de concentration reconstitué sur un îlot de l'archipel dalmate. Une offre touristique inédite. Et lucrative. C'est du moins ce qu'espèrent ses fondateurs, une comtesse triestine ruinée et son amant, homme d'affaires raté, héritier d'une villa palladienne et d'une collection d'oeuvres d'art à sauver des griffes des créanciers.


    Il se pourrait cependant que la fortune leur vienne d'ailleurs : quand surgit des tréfonds de la villa Quaglia une gravure signée du monogramme d'Albrecht Dürer, datée de 1515 et représentant un rhinocéros, véritable machine de guerre. Hélas, le hasard veut que l'expert chargé par Christie's d'authentifier l'oeuvre ait été lui aussi, naguère, amant de la comtesse. Ces retrouvailles inattendues autour du pachyderme de papier raniment chez lui une flamme jamais tout à fait éteinte.


    Aux prises avec l'incessante violence du monde, les différents protagonistes de cette histoire tentent ce qu'ils peuvent pour l'affronter et en assumer le chaos.


    Avec humour et sarcasme, La Comtesse dalmate bâtit autour du lecteur un décor en trompe-l'oeil. Au milieu des fausses identités, des fausses oeuvres d'art, des faux palais Renaissance et des faux SS, la passion et la guerre seules demeurent authentiques.

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