• Le théâtre d'Aimé Césaire n'a peut-être jamais été aussi actuel. Celui qui fut avec Léopold Senghor un des parrains de la « négritude », en se penchant sur le berceau des indépendances, avait su prophétiser pour elles la difficulté d'être et de vivre. Il ne s'agissait pas seulement en effet pour les jeunes nations africaines d'effacer les signes formels d'une aliénation politique, mais surtout de découvrir leur identité et, mieux encore, de se forger une personnalité nouvelle qui leur permette de vivre et d'agir au diapason d'un monde en pleine transformation. Dans une telle perspective, l'oeuvre de ce poète antillais devenu militant politique est doublement exemplaire (...). On a déjà beaucoup écrit sur Césaire, ses idées, sa poésie, son théâtre. Mais il manquait jusqu'ici une étude d'ensemble qui permît non seulement de saisir à la fois l'unité et la progression de l'oeuvre dramatique, mais d'en pénétrer la signification et d'en mesurer la véritable portée. L'ouvrage de Clément Mbom vient combler cette lacune. D'une lecture aisée, écrit dans un style qui sait éviter la technicité à la mode chez certains critiques, il constitue d'abord une excellente introduction au théâtre de Césaire, dont chaque pièce est située dans son contexte et analysée d'une façon claire, précise et pénétrante. Guy Michaud

  • Frantz Fanon est l'un de ces prophètes de l'aventure humaine. Le cri par lequel se termine son oeuvre, est celui des damnés de la terre, lancé au nom de la multitude des dominés. Ceux-ci donnent un sens à son action. Ils sont à la source de son pari, qu'il formule ainsi : « En tant qu'homme, je m'engage à affronter le risque de l'anéantissement, pour que deux ou trois vérités jettent sur le monde leur essentielle clarté. » De ce jeu du « qui perd gagne », Frantz Fanon sort aujourd'hui vainqueur. Des colloques, des livres, des numéros spéciaux de revues, des articles, des mémoires et des thèses lui sont de plus en plus consacrés. Le voici, plus vivant et plus près de nous que jamais.

  • Frantz Fanon est l'un de ces prophètes de l'aventure humaine. Le cri par lequel se termine son oeuvre, est celui des damnés de la terre, lancé au nom de la multitude des dominés. Ceux-ci donnent un sens à son action. Ils sont à la source de son pari, qu'il formule ainsi : « En tant qu'homme, je m'engage à affronter le risque de l'anéantissement, pour que deux ou trois vérités jettent sur le monde leur essentielle clarté. » De ce jeu du « qui perd gagne », Frantz Fanon sort aujourd'hui vainqueur. Des colloques, des livres, des numéros spéciaux de revues, des articles, des mémoires et des thèses lui sont de plus en plus consacrés. Le voici, plus vivant et plus près de nous que jamais.

  • L'entrée dans les moeurs en Afrique de l'exploitation idoine de la culture comme l'un des facteurs importants du développement assurerait son existence par une socialisation et une historicisation assumées qui deviendraient une seconde nature. En clair, il revient à l'Afrique d'inventer sa méthode de développement en tenant compte de toutes les données qui sont les siennes.

  • Cet ouvrage révèle des vérités aux sens multiples. Chaque lectrice ou lecteur pourra, dans une certaine mesure, trouver dans cette polysémie, soit un monde correspondant au sien, soit un indice auquel il s'identifi e plus ou moins, ou simplement l'éclairage d'une situation qui, jusqu'à présent, lui était indifférente ou constituait pour elle ou pour lui d'éventuelles interrogations.

  • L'union des couples à travers les personnages qui les incarnent constitue divers projets toujours en construction. Au cours de leur cheminement, ne demeurent-ils pas la quête et la conquête permanentes d'un amour partagé, c'est-à-dire le consentement d'un don de soi réciproque contracté librement et en toute connaissance de cause pour le meilleur et pour le pire ?

empty