• Adieu à Berlin (Goodbye to Berlin) est le chef-d'oeuvre de Christopher Isherwood. Dans ce roman, le narrateur, un jeune Anglais, loue une chambre chez l'affectueuse, envahissante et pittoresque fraulein Schroeder. Il y fait la connaissance de Sally Bowles, jeune chanteuse de cabarets aux ongles peints en vert, qui s'imagine qu'elle deviendra une star. Ils seront amis avec une riche héritière juive, une famille d'ouvriers et le couple de garçons Peter et Otto. S'ensuit la chronique joyeuse et scandaleuse du Berlin de la République de Weimar, peu à peu menacée par le parti nazi dont l'insolence et la brutalité augmentent de jour en jour.
    Adieu Berlin a inspiré le célèbre film Cabaret de Bob Fosse avec Lisa Minnelli en 1972.

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  • Un homme au singulier, c'est une journée de la vie de George Falconer, professeur, gay. Ayant perdu son compagnon dans un accident de voiture, George vieillit seul dans un quartier bourgeois en Californie. Ses voisins apprécient sa courtoisie parfaite tout en réprouvant son homosexualité. Nous assistons à son premier cours du matin à l'université, à une visite à l'hôpital, à un dîner avec une amie alcoolique, à sa rencontre avec des amis dans un bar... Nous assistons à sa solitude dans une société policée où il n'est que toléré. Il ne se révolte pas. Il mène sa vie d'homme seul. Ce livre, un des chefs-d'oeuvre de Christopher Isherwood, est la tragédie d'un homme blessé par ce qu'on lui impose, et résigné face à l'intolérance. Il doit souffrir et mourir. Pourquoi crier lorsque personne ne peut entendre ?
    On retrouve l'incroyable finesse et le merveilleux art de la suggestion de Christopher Isherwood.
    Un homme au singulier a été adapté au cinéma par Tom Ford (A Single Man, 2009), avec, dans les rôles principaux, Colin Firth et Julianne Moore.

  • Tous les conspirateurs (All the Conspirators, 1928 ; traduit en français en 1968) est l'histoire d'une lutte entre un fils rêveur et une mère tyrannique. Philipp Lindsay annonce qu'il démissionne de son travail à la City pour se consacrer à la poésie et à la peinture, sa mère se scandalise, le lui interdit même : « Comment vivras-tu ? ». Il feint d'obéir, ne démissionne pas mais fait tout pour être licencié. Lorsque sa mère s'en rend compte, elle s'en prend aux amis de son fils, les manipule, convainc ceux qu'elle juge fréquentables, c'est-à-dire les plus riches, d'influencer Philipp, et éloigne ceux qu'elle juge néfastes, c'est-à-dire les plus pauvres. Philipp fléchira-t-il face à ces intrigues perverses ? Sortira-t-il vainqueur de son combat contre le conformisme ?
    En plus d'être un splendide portrait de l'Angleterre des années 1920, ce roman permet de découvrir l'éclatant talent du jeune Isherwood, son extraordinaire sens du dialogue, son non moins extraordinaire sens de l'ellipse et son habileté à évoquer des ensembles à partir de détails apparemment insignifiants.
    L'éblouissant premier livre d'un romancier de vingt-quatre ans.

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  • Dans Le Lion et son ombre, le grand romancier Christopher Isherwood revient sur ses débuts : du lycée, où il compose ses premiers poèmes avec passion, à Cambridge où il écrit son premier livre avec ironie, sans oublier ses jeunes années à Londres, où il se lie avec des auteurs aussi importants que Virginia Woolf. Elle le publiera, non sans avoir remarqué : « Voici un jeune homme qui tient entre ses mains l'avenir du roman anglais. » Ce jeune homme insolent tiendra ses promesses en écrivant bientôt un chef-d'oeuvre mondialement célèbre, Adieu à Berlin. Les passionnants mémoires d'un talent unique. 

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  • Inspiré des débuts de Christopher Isherwood dans le milieu du cinéma, La Violette du Prater relate le tournage d'un film dans le Londres des années 1930. Outre d'être une formidable description du processus de réalisation d'un film, ce livre est le récit de la rencontre entre deux artistes, le narrateur (Christopher Isherwood), écrivain, et le producteur du film, Friedrich Bergmann, autrichien d'origine juive. Le second apprend à aimer le cinéma, le premier apprend à aimer la littérature.
    En arrière-plan de cette charmante amitié commence à résonner le tapage des Nazis en Autriche. Bergmann, qui a très bien compris les risques encourus par sa famille restée à Vienne, s'exaspère de la légèreté des Anglais, inconscients de la gravité des événements. Seul Isherwood comprend sa détresse. Parviendra-t-il à le rassurer et à sauver le film ?

    1 autre édition :

  • M. Norris change de train (Mr. Norris changes trains, 1935) est, comme Adieu à Berlin, inspiré par le séjour d'Isherwood en Allemagne entre 1929 et 1933.
    Dans un train pour Berlin, le narrateur du roman rencontre le tapageur, volubile et intriguant Mr. Norris. Ils se lient d'amitié. Le narrateur découvre ou croit découvrir les multiples facettes de la personnalité de M. Norris : homme d'affaires harcelé par ses créanciers, amateur de littérature érotique, entretenant une liaison avec une prostituée et bizarrement manipulé par son secrétaire, militant communiste et accusé d'entretenir des liens avec les nazis... Qui est M. Norris ?

  • Deux frères anglais se retrouvent en Inde après une longue séparation. Olivier, le plus jeune, un idéaliste, s'apprête à prononcer ses voeux de moine hindou. Patrick, un brillant éditeur londonien avec femme et enfants à Londres et amant en Californie, feint d'admirer les convictions de son frère tout en critiquant ses choix en privé.

  • Stephen Monk, un riche Anglo-Américain, découvre l'infidélité de sa femme Jane lors d'une surprise-party à Hollywood et part se réfugier chez sa mère adoptive. Là, cloué au lit à la suite d'un accident, il se plonge dans une méditation sur sa relation avec sa première femme, Elizabeth Rydal, une romancière anglaise de dix ans son aînée, auteure du Monde au crépuscule et désormais disparue. Il prend ainsi conscience de sa propre immaturité et de son égocentrisme.

    Christopher Isherwood nous fait entendre ici la voix nuancée et complexe d'un jeune homme à la recherche de lui-même dans le monde finissant de l'entre-deux-guerres.

  • L'ami de passage

    Christopher Isherwood

    • Fayard
    • 6 November 2013

    Les quatre épisodes qui composent l'Ami de passage jalonnent le cours d'une vie, depuis la jeunesse jusqu'à la maturité. Ils sont liés par un narrateur, Christopher, qui n'est jamais le même, selon le contexte dans lequel s'inscrit chaque partie : le Berlin de 1928, où le narrateur rencontre l'antipathique et solitaire M. Lancaster ; les îles grecques de 1933, où il côtoie une bande d'homosexuels qui gravitent autour d'Ambrose, un Anglais riche et dépravé ; le Londres de 1938, où il retrouve un ami, Waldemar, devenu l'amant d'une jeune Anglaise ; la Californie de 1940, où il travaille pour le cinéma, à Hollywood, et partage la vie d'un voyou, Paul.
    Avec l'humour et la sensibilité qui lui sont propres, Christopher Isherwood dresse le portrait déroutant et parfois acide de personnages pris dans l'enfer sexuel qu'ils ont eux-mêmes créé. On retrouve dans ces récits nostalgiques le charme qui avait fait le succès d'Adieu à Berlin. Grande figure littéraire du vingtième siècle, Christopher Isherwood (1904-1986) quitta l'Angleterre en 1929 pour séjourner à Berlin et dans plusieurs pays d'Europe, avant de parcourir la Chine en compagnie de W.H. Auden. Tous deux s'installèrent ensuite aux États-Unis où Isherwood devint, en 1946, citoyen américain. Son oeuvre abondante est nourrie des voyages et des rencontres qui ont jalonné sa vie.

  • Le narrateur, William Bradshaw, rencontre dans le train qui l´emmène en Allemagne un homme dont l´accoutrement, la volubilité et la nervosité piquent sa curiosité. Tous deux se lient d'amitié. À Berlin, Bradshaw découvre les multiples facettes de son compagnon de voyage : homme d'affaires harcelé par ses créanciers, il fréquente les milieux de la bohème et milite activement dans une cellule communiste, tandis que des bruits courent sur ses liens avec les nazis. Qui est réellement Mr. Norris ? Bradshaw l'apprendra en se prêtant à l'ultime tentative de manipulation que va mener cet étrange personnage. À travers le regard du narrateur se dessine le portrait d'un homme trouble dans un environnement trouble : Berlin, en proie aux violences qui scandent la montée du nazisme. Une atmosphère que Christopher Isherwood perçoit et évoque avec une grande acuité.

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  • Roman traduit de l'anglais par : Léo Dilé Publié en anglais en 1976, Christopher et son monde couvre les dix années les plus mémorables de la vie de l'écrivain : de l'année 1929, lorsque Isherwood, parti d'Angleterre pour aller passer une semaine à Berlin, y resta finalement plusieurs années, jusqu''à l'année 1939, où il arriva aux États-Unis. Dans ce récit picaresque ponctué de fragments de journal intime et de lettres, Isherwood décrit, à sa manière directe et pénétrante, et avec son terrible humour, sa formation d'individu et d'artiste, parmi ses amis Auden, Sephen Spender, E.M. Forster, et aux côtés de Jean Ross, le modèle du personnage de Sally Bowles (dans Adieu à Berlin). Il raconte ses souvenirs des milieux littéraires, où il approche Somerset Maugham et Virginia Woolf, ses premières tentatives théâtrales et cinématographiques, ses errances à travers l'Europe avec son jeune ami allemand que la Gestapo finira par arrêter, son voyage en Chine, alors en guerre, son départ pour l'Amérique. Récit d'une destinée mêlée aux soubresauts qui agitèrent l'Europe, plaidoyer véhément en faveur de la liberté homosexuelle, Christopher et son monde révèle l'envers des expériences racontées sous forme romanesque dans Mr. Norris change de train et Adieu à Berlin.

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