• « Rien n'effacera de ma mémoire cette date du 2 août 1914 : La mobilisation générale. L'annonce de «cette mobilisation générale» avait fait sonner le clocher des églises. Ce n'était plus la cloche de nos repas, mais le tocsin qui appelait les hommes pour partir à la guerre. » Un chapitre de l'Histoire à la fois si proche et si lointain, qui dans la bouche d'un enfant de poilu se fait vivant, émouvant et terriblement vrai. Un récit à la première personne, de Christophe Malavoy, qui donne à entendre des voix aujourd'hui toutes éteintes.
    Ce jour où il fait ses adieux à son père sur le quai d'une gare, le petit Charles n'imagine pas que la guerre va durer quatre ans et que sa vie ne sera plus jamais la même. Tandis que la guerre des tranchées s'enlise, l'enfant n'a pas d'autre choix que d'apprivoiser l'absence, de vivre au rythme des courriers de son père, des brèves qu'il glane dans les journaux, des malheurs des camarades de classe...
    Cent ans déjà que des hommes sont partis, fleur au fusil, avec la certitude que le conflit ne durerait pas. Mais la guerre des tranchées, une sale guerre, la Der des Ders, a retenu ses hommes quatre longues années ou ne les a pas rendus.
    La Grande Guerre vécue par un enfant d'autrefois racontée à l'enfant d'aujourd'hui, pour mieux la comprendre, l'apprendre, ne pas l'oublier.

  • Est-il possible d'évoquer Louis-Ferdinand Céline sans faire jaillir toutes les passions désordonnées liées à la controverse des écrits de cet auteur hors du commun, qui aura marqué, quoiqu'il advienne et qu'on le veuille ou non, la littérature du XXe siècle ?
    Cinquante ans après sa mort, Louis-Ferdinand Céline divise toujours et crée la discorde. Provocateur infatigable, poète indésirable et cependant illuminé, homme libre et accusé de l'être, que dirait aujourd'hui Céline dans notre société moderne, standardisée, mondialisée, où règne en maître l'individualisme, le mensonge, l'intérêt et le profit ?
    Écrit sur le principe platonicien du dialogue, Céline, même pas mort ! fait revivre l'auteur du Voyage au bout de la nuit et tente de faire entendre la modernité autant que les contradictions d'un homme qui fut toujours seul, conscient dès la tragédie de la Guerre de 14 - il avait alors tout juste vingt ans - d'être sous l'immense empire de la mort.
    Céline, même pas mort ! ne plaira pas à tout le monde. Mais n'est-ce pas au fond, ce qu'on peut lui souhaiter de mieux ?

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  • Portrait d'un père par son fils. Officier de cavalerie, celui-ci, disparu il y a dix ans, a joué un grand rôle dans la vie du comédien. Mais ils se sont très peu parlé. Des souvenirs communs resurgissent, remontent à l'enfance. On devine dans ce retour que le fils s'interroge. Qui suis-je ? D'où est-ce que je viens ? Il doit trouver des réponses avec le désir de préserver aussi l'avenir...

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  • L-f celine. les annees noires Nouv.

  • Un pantalon garance, une vareuse, une montre de gousset, un portefeuille, des lettres : c'est tout ce qu'il reste d'André. À partir de quelques objets de famille encore pétris de douleur, Christophe Malavoy nous fait revivre les derniers jours de son grand-père, mortellement blessé lors d'un assaut en Champagne en mars 1915. Un dialogue intime s'installe avec la mort, et avec sa femme qu'il ne reverra pas.
    Un hommage poignant et pudique de l'auteur à son grand-père « tombé glorieusement au champ d'honneur », parmi tant d'autres...
    Parmi tant d'autres... a paru pour la première fois en 1996. Christophe Malavoy l'a adapté en 2014 pour le théâtre sous le titre Qui se souviendra..., qu'il interprète lui-même.

    Photo de Pascal Ito © Flammarion. Veste d'uniforme avec l'aimable autorisation des costumes Le Vestiaire © Flammarion, 1996.

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  • 1944, Montmartre ploie sous les bombardements de la RAF. Le vent tourne pour les allemands et les collaborateurs. Le docteur Destouches, plus connu sous son nom de plume, Louis-Ferdinand Céline, muni de faux-papiers, quitte la France en compagnie de Lucette son épouse et Bébert le chat. Direction l'hôtel Brenner à Baden-Baden, où il retrouve Robert Le Vigan, comédien et collabo, qui vient de quitter le tournage des Enfants du paradis. Ensemble, traversant une Allemagne en ruine, ils se rendent à Sigmaringen, rejoindre le gouvernement en exil de la France Vichyste. Cerné par des personnages hauts en couleur, pitoyables, voire caricaturaux, le drame tourne à la farce burlesque. De cet épisode historique authentique, Céline a tiré une oeuvre incontournable, D'un château l'autre, Nord et Rigodon. Il fallait un sacré culot pour oser s'y attaquer. Après avoir tenté d'en faire un long métrage animé, Christophe Malavoy et Paul & Gaëtan Brizzi se sont lancés ici avec maestria dans leur première bande dessinée.

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