Editions Lucien Souny

  • ?Paysan misérable et illettré, Jean-Baptiste Telme jalouse la fortune, la notoriété et le troupeau de moutons du cousin de sa femme, Antoine Monge. Ce dernier est un éleveur aisé, installé sur un joli morceau de terre, qui ne doit sa réussite qu'à son travail. Nourrissant depuis longtemps le rêve de devenir un riche propriétaire, Jean-Baptiste met au point un plan diabolique : puisque Monge est le cousin de sa femme, Marie, et qu'il n'a aucune autre famille, il pourrait la désigner comme « légataire universelle ». Telme a entendu plusieurs fois cette expression dans les conversations de café. Il ne voit pas très précisément ce qu'elle signifie, mais il a retenu l'essentiel... Ce roman est inspiré de la véritable histoire de Jean-Baptiste Telme. L'auteur, fasciné par cette aventure rocambolesque et presque incroyable, en a fait un ouvrage passionnant, parfaitement documenté, cocasse, riche en rebondissements. Il restitue également les charmes et la beauté d'un métier de tradition, celui de berger. EXTRAIT - Dis donc, Jean-Baptiste, si on réfléchit bien, cousin ou pas cousin, le jour où il partira, sa seule famille officielle, ce sera ta femme. C'est elle qui héritera, et tu ne veux pas dire que c'est ton cousin ? À ta place, je ne ferais pas comme ça. Moi, je dirais partout et toujours qu'il est mon cousin. - Oui, c'est le cousin de ma femme, et il n'a plus qu'elle comme famille. Si tout va bien, elle devrait hériter. Mais d'abord on ne souhaite la mort de personne, et ensuite j'ai mon travail et je peux attendre ; le jour où il disparaîtra, nous verrons bien. - Ouais, renchérit Antonin, mais, avec toutes les cousines qu'il a un peu partout, imagine qu'un jour il décide de faire un testament au profit de l'une d'elles, ou même de plusieurs, et toi, mon couillon, il ne te restera que les yeux pour pleurer. À ta place, je lui tiendrais un peu les pieds au chaud, à ton cousin Monge. Je lui ferais sentir que c'est moi la famille. Cette réflexion ébranla Jean-Baptiste. L'idée que son cousin pouvait par testament modifier le cours naturel de l'héritage ne l'avait jamais inquiété. Ricaud avait peut-être raison : il convenait de renforcer les relations avec Antoine, ne serait-ce que pour qu'il pense un peu plus à sa cousine véritable et qu'il évite de dilapider sa fortune à tort et à travers. À PROPOS DE L'AUTEUR Originaire de Toulon, où il réside encore aujourd'hui, Charles Bottarelli est passionné d'histoire. Il aime éplucher les fonds d'archives régionales, où il puise son inspiration romanesque.

  • Le compte à rebours a commencé... Plus que quelques semaines, et le village sera englouti.
    Il reste encore des maisons à vider et la lavande à distiller, une ultime fois. Les habitants s'activent et savourent ces derniers moments. Mais derrière la fraternité et la solidarité, la tension est tangible entre partisans et opposants au barrage.
    Ce projet, qui prend des allures de tragédie collective, agit comme révélateur de drames individuels passés. Il ravive les rancoeurs et multiplie les accusations sans fondement ainsi que les règlements de comptes.
    Le jeune Benjamin se laisse convaincre par la sagesse du vieil instituteur de ne pas se mêler à ces querelles d'une autre époque. Alors que l'étudiant prête la main pour déménager le café, il croise Annie, qu'il connaît depuis toujours, mais qu'il n'avait jamais remarquée auparavant. Elle est devenue une jolie femme. Une belle complicité amoureuse verra le jour, consolidée par la découverte troublante qu'ils feront ensemble dans une maison abandonnée. Quelque chose qu'ils tairont pour ne pas envenimer l'ambiance dans le village.
    Une tragédie collective qui attise des problèmes individuels et révèle des conflits, des rancoeurs, des secrets cachés.
    EXTRAIT
    Durant toutes ces années, Benjamin n'avait pu se résigner à pousser le portail du cimetière. La vieille grille à la peinture délavée, même ornée des deux élégants cyprès qui l'encadraient, lui paraissait s'ouvrir sur un monde hostile. Puis,un jour,il avait fait violence sur lui-même en pensant très fort à Mélanie. Il avait alors déposé sur sa tombe un bouquet dérisoire, composé avec les fleurs sauvages qu'il avait cueillies en chemin,et s'était juré de revenir chaque semaine. Ce modeste présent était le prix de son rachat. Dès ce premier pas franchi, il s'était senti plus heureux, en accord avec luimême. Il avait peu à peu apprivoisé cet endroit, et s'y trouvait maintenant à l'aise. Il s'agissait en quelque sorte de son lieu de rendez-vous puisqu'il était devenu amoureux de Mélanie après la mort de la jeune fille.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de Toulon, où il réside encore aujourd'hui, Charles Bottarelli est féru d'histoire. Il aime éplucher les fonds d'archives régionales, où il puise son inspiration romanesque.

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