• « Musique et sentiment » est le titre donné par Charles Rosen (1927-2012) à une série de conférences prononcées à l'Université de Bloomington en 2000 et publiées en 2010, deux ans avant sa disparition. L'auteur y analyse les changements stylistiques intervenus dans l'histoire de la musique entre les époques baroque et moderne, s'attachant à la manière dont les idées musicales se construisent à travers l'interaction entre les données du langage et les formes de représentation. À partir de tout un ensemble d'exemples musicaux, il montre comment le sens musical se constitue, se différencie et se transforme. Pour Charles Rosen, il n'existe pas de contradiction entre forme et expression, entre intelligibilité et émotion. Une leçon précieuse pour les interprètes comme pour les auditeurs.

  • Dans ce livre, devenu un classique, charles rosen, pianiste américain de renommée internationale et de culture européenne, s'est proposé de repenser entièrement la notion controversée de style musical classique, qui naît avec haydn et mozart vers 1775 et s'achève pour lui avec beethoven ; et il en analyse toutes les caractéristiques musicales et culturelles.

    A partir d'un examen détaillé des symphonies et quatuors à cordes de haydn, des concertos, quintettes et opéras de mozart, enfin des sonates pour piano de beethoven, il montre qu'une même tension dramatique est au coeur de toutes ces oeuvres et en vient à définir le style classique comme "la résolution symétrique de forces opposées". une grande sensibilité aux hommes double l'analyse formelle. en haydn se mêlent l'innocence pastorale, l'humour, la lucidité et une joyeuse énergie ; tandis que mozart nous apparaît dans cette séduction qui relie subversivement la pensée révolutionnaire et l'érotisme.

    Cette réédition comporte une préface nouvelle et un chapitre sur beethoven et la tradition jusqu'alors inédits en français.

  • Avec ses trente-deux sonates pour piano, beethoven a livré l'un des corpus d'oeuvres les plus importants de toute l'histoire de la musique.
    Composées sur plusieurs décennies, elles étaient destinées, chose tout à fait inhabituelle, à l'exécution privée comme publique. le pianiste et musicologue érudit charles rosen en fournit ici un guide concis à l'attention des pianistes amateurs et professionnels, mais aussi de ceux qui, sans la pratiquer, écoutent la musique en connaisseurs. situant d'abord les sonates dans leur contexte, il analyse ensuite leurs principes formels sous-jacents : la forme sonate, le phrasé, le tempo, l'utilisation de la pédale, les limites du clavier au temps de beethoven.
    Chacune d'entre elles fait alors l'objet d'une étude à part, appuyée sur des exemples extraits des partitions d'origine : depuis celles de 1790, auxquelles le jeune compositeur a dû sa célébrité, jusqu'aux chefs-d'oeuvre des années 1810 destinés aux grands concerts publics, pour finir par la dernière sonate en do mineur, opus 111, de 1822. le disque joint, enregistré par charles rosen, vient étayer son propos avec des passages significatifs de ces sonates et d'autres provenant de mozart, de haydn et de schubert.

  • Quatrième de couverture Charles Rosen, musicologue, professeur et pianiste, avait analysé de façon magistrale, dans Le Style classique, les moyens pas lesquels Haydn, Mozart et Beethoven bouleversèrent le statut de la musique, la dotant d'un prestige à peu près sans précédent en Occident.
    La Génération romantique en est, en quelque sorte, une suite. C'est tout le bouillonnement du romantisme naissant que retrouve l'auteur dans ses analyses détaillées et originales d'oeuvres de Chopin, Schubert, Schumann, Liszt, Mendelssohn, Bellini, Meyerbeer et Berlioz. Au gré des exemples musicaux - qu'on retrouvera pour certains interprétés par lui, sur le CD joint à ce volume -, Charles Rosen montre comment ces compositeurs, réagissant aux nouveaux courants de pensée venus des sciences, des arts plastiques, de la littérature, de la philosophie, inventent une multitude de solutions personnelles, souvent uniques et contradictoires : tel adapte la forme sonate à de nouveaux desseins en se servant de Bach ou de l'opéra italien, tel autre bouleverse les bases de la composition en se fondant sur le son de l'instrument, tel autre encore tire parti d'une bizarrerie pour produire une sensation d'inachevé... En très peu de temps, moins de vingt ans, entre la mort de Beethoven et celle de Schumann, une génération, la première pour qui l'art soit devenu un point d'interrogation, a tout changé.
    La Génération romantique, magnifiquement, déchiffre et illumine ce moment.

  • Formes sonate

    Charles Rosen

  • Sur commande
  • Drawing upon a lifetime of knowledge and many great performers of the past, Charles Rosen explores every aspect of the piano. He shows why the instrument demands such a stark combination of mental and physical prowess.

    Grand format N.C.
    Prix indicatif - Contacter votre libraire
    Épuisé
  • Si Charles Rosen considère que la musique occidentale ne peut être pleinement comprise qu'en passant par l'analyse et l'histoire culturelle d'une oeuvre ou d'un style, il rappelle que l'étonnement poétique est la clé d'entrée dans une partition.
    Ces entretiens sont ainsi une excellente introduction à sa conception de l'analyse stylistique et de l'interprétation d'une partition.
    Catherine Temerson sait aussi l'emmener sur des territoires plus personnels : il retrace son itinéraire, de l'apprentissage avec Moriz Rosenthal (élève de Franz Liszt), à ses tournées de concerts dans le monde entier. Il décrit la complicité qu'il entretient avec son instrument : le piano crée un lien direct entre le corps de l'interprète et les sons.
    Entre la théorie et l'intime, il nous offre une masterclass sur les plaisirs de l'interprétation musicale.
    Comme dans les lieds de Schumann et de Schubert ou Les Adieux de Beethoven, où le passé et le présent étaient souvent représentés simultanément, il y a dans les conversations entre Catherine Temerson et Charles Rosen la présence des musiciens et des artistes qu'ils ont connus et qui prennent vie. Ces dialogues sont une oeuvre à part entière qui entre en résonnance avec une conception élargie de la musique : elle apporte au moins deux plaisirs qui ne sont pas directement liés à l'ouïe : l'un musculaire et l'autre intellectuel.
    « De toute façon, comme l'a dit Schnabel, il n'y a pas d'exécution définitive : une sonate de Beethoven sera toujours supérieure à l'exécution que l'on peut en faire. Il y a plusieurs façons de se tenir à la partition : elles mènent à des interprétations complètement différentes. C'est justement la tension qui existe entre texte et exécution qui est intéressante, et qui disparaît si l'interprète s'éloigne trop de la partition. Toute la difficulté est là : parvenir à jouer d'une façon très personnelle, très inventive, mais en s'appuyant complètement sur le texte. »

  • Les artistes romantiques nous ont laissé croire que leur art était en conflit permanent avec la tradition. Par la suite, les grands peintres réalistes ont transmis l'image de l'artiste d'avant-garde comme celle d'un héros romantique, et les générations successives n'ont cessé de s'interroger sur le sens de la modernité. Charles Rosen et Hénri Zerner nous proposent ici,une redéfinition de l'art d'avant-garde comme de l'art officiel, et montrent que les relations entre les deux, toujours dynamiques et troublantes, sont si profondément ancrées dans la pensée et dans l'art du XIX siècle qu'il est impossible de les exorciser, voire simplement de les passer sous silence. Dans les articles sur Caspar David Friedrich, Thomas Couture, Thomas Bewick et maints autres artistes, les auteurs indiquent comment il conviendrait de réexaminer et de repenser la mythologie conventionnelle de l'art du XIX~ siècle.
    Un second thème conducteur des huit articles qui composent Romantisme et Réalisme est que la distinction fréquemment établie entre le grand art et les autres - art mineur, art populaire, art commercial ou arts appliqués - masque certains des événements les plus intéressants et les plus importants de la création plastique, et au XIX siècle plus particulièrement, rend tout simplement inintelligible l'évolution du "grand art".On trouvera dans cette analyse du romantisme et du réalisme la caricature, la photographie, l'illustration et le dessin de presse - et tous montrent avec suffisamment d'éloquence combien l"art romantique à son plus haut niveau a exigé l'abolition des distinctions traditionnelles entre les genres majeurs et mineurs, entre la tragédie et la comédie, entre le sublime et l'ordinaire, entre Fart, la nature et l'homme.

empty