• Alyan est un petit garçon. Pourtant il préférerait être une princesse ou une fée, avoir des cheveux longs et des vêtements roses. Sa mère s'inquiète, son père ne voit rien. À l'école, on se moque de lui, on l'insulte, on le frappe. Il essaie de s'échapper en faisant de la magie, mais ça ne marche pas toujours. Seule sa soeur Nina est consciente de son chagrin. Elle est décidée à le défendre envers et contre tous. Jusqu'où ira-t-elle pour protéger son frère ?

  • Difficile d'avoir seize ans et d'être engoncée dans un corps de quatre-vingt dix kilos. Un corps d'ourse, qui gêne et qui rassure, à la fois fardeau et rempart. L'adolescente déverse ses rêves dans un cahier noir et préfère taire son secret, son amour pour son amie Liv. « Elle m'est devenue indispensable.
    Pas un jour sans la voir, lui parler, rire. Sinon, j'en crève. Le sentiment d'avoir trouvé mon pays, une soeur. Jours de bonheur absolu. » Mais quand naît le désir, c'est la honte qui prend place, la peur d'être rejetée, de perdre Liv. Alors elle prend les devants et s'enfuit à travers la campagne, pour se réfugier chez la vieille Madame Burridon, en haut de la colline. Elle aime y retrouver sa chienne, Diane. Elle, c'est certain, ne la repoussera pas.

  • Un jour, on se lève. On a 20 ans. On en a 50 ou 70 peu importe.
    On décide ce jour-là d'aller en rejoindre d'autres. Ceux qui s'assemblent. On devient l'un des leurs. Une heure. Ou 30 ans. Cela fera de soi un sympathisant. Voire un opposant.
    Certains diront : un résistant.
    Qu'est-ce que cela produit de résister ?
    J'ai posé cette question à bien des gens. Ils s'opposent physiquement à un aéroport, à des usines de 1 000 vaches, aux OGM, ou à un projet d'enfouissement de déchets hautement radioactifs...
    Leur réponse a constitué l'encre de ce texte. Il sera présenté par un collectif d'amateurs qui a accepté de me suivre dans la mise en voix de ces échos. Échos brûlants, indignés, généréux.
    Bouleversants d'engagement et traversés de rires. Le théâtre de Villefranche n'offrira pas de toilettes sèches, ce jour-là, ni de chapiteaux où repenser le monde. Mais il emplira joliment sa fonction d'être une agora, celle d'un monde vivace, qui donnera envie à plus de l'un d'entre nous de croire en des lendemains qui, s'ils ne chantent pas, fredonnent sacrément.
    C. Zambon

  • À la suite d'un accident, la maman de Larida est hospitalisée. Larida, sa petite fille, n'en sait rien. On la confie à des voisins, les Danielli. Ils sont très gentils avec elle. Pour la consoler, M. Danielli lui raconte l'histoire de l'Oiseau bleu. Il croit l'apaiser, mais Larida, au début, ne veut rien entendre et déteste cet homme qui bredouille chaque soir ce conte cruel. Pourtant, peu à peu, elle puise dans son imaginaire la force d'entrer en contact avec sa mère et avec un autre enfant, étrange, qui tous les jours lui parle. Jusqu'à quel point leurs histoires finissent-elles par se confondre ?

  • Lionel est un petit garçon adopté.
    Il est né au brésil et il en a rapporté sa poupée méli et un langage qu'il a inventé : le pacanaima. ses parents s'inquiètent, sa mère surtout. lionel mélange les consonnes, le m et le q. cela ne plaît pas à sa mère qu'il emmêle les quots euh. les mots. lionel ne peut pas s'en empêcher. un jour, il doit se rendre au mariage de victor, son professeur d'aviron. et c'est là qu'il rencontre une drôle de fille habillée en jaune, même ses chaussures sont jaunes.
    Elle est bizarre, elle pousse des cris ou elle ne dit rien, ou elle frappe. qui c'est cette fille! qu'est-ce qu'elle veut ? comment lui parler ?.

  • Dans le village, la malédiction pèse.
    Nul n'a plus le coeur à chanter, à danser ; les poissons dans le lac fuient les filets des pêcheurs ; le boulanger ne veut plus faire le pain. Certains pensent que c'est la faute de Solia, qui passe son temps à chanter un chant beau et triste sur la berge et semble décidée à disparaître dans le lac, si son chagrin ne s'apaise pas. Elle attend le retour de son père et d'un oiseau. Chacun, au village, est coupable d'un drame qui s'est produit autrefois.
    Mais il reste peu de temps, très peu de temps pour sauver Solia et le village.

  • Dans un bois, un homme, lucas, vit en compagnie de son rossignol.
    Il a fait le serment à la suite d'un drame de ne plus jamais vivre dans une maison, de ne plus jamais dormir la nuit. mais, pour tenir son serment, il a dû abandonner sa fiancée, claudia. des années s'écoulent. claudia attend toujours lucas, mais personne n'a de ses nouvelles. un jour, le maire du village décide de construire une autoroute. le bois des rousses va être rasé. lucie, nièce de claudia, décide de sauver lucas.
    Elle est prête à tout : à apprendre à siffler comme un rossignol, à reconstruire la maison de lucas, à faire que les rêves deviennent réalité.

  • Villa Olga

    Catherine Zambon

    • Lansman
    • 15 January 2011

    Un vaudeville.
    Une comédie policière sur fond de Côte d'Azur, de rengaines surannées et d'assassinats de dignes rombières. Avec une femme forcément sublime affublée d'un oligarque forcément russe. On apprend très vite qu'elle est surveillée de près par un détective esthète et poursuivie par un ancien amant... fort fraternel. Pourtant, rien de tout cela ne semble vrai. Tout est mouvant, voire bancal, comme les rivages vers lesquels flotte cette histoire de faux semblants où seule la femme est sincère, même quand elle ment...
    L'auteure se joue des lois du triangle amoureux et, par le rythme rapide, les quiproquos subtils, les confessions absurdes... offre une parenthèse délicieuse, paradoxale et farfelue en adressant quelques pieds de nez aux règles du genre.

  • Anonymus :
    Christiane a disparu. Michel ne le comprend pas. C'est son amie. La seule. La vraie. Il sent le danger autour d'elle. Ne l'a-t-elle pas sauvé, lui, du silence et de l'effroi ? C'est à son ordinateur qu'il confie son désarroi, réfugié au cybercafé des Mondes car il a fugué pour la retrouver.

    Même pas peur :
    Paroles adolescentes cousues de rage et de tendresse, où l'innocence le dispute à l'impuissance. «On est ici ratatinés. Comme des poèmes, papier froissé. On nous a mis dans un tiroir. Qui dit qu'on n'a pas peur du noir ?»

  • " le monde ! elle veut faire destin pour moi.
    elle regarde le bout du village et elle dit : " [...]. tu partiras, mamata. tu as la légèreté du rêve, tu as la parole en toi. " kaïna a fait promettre à sa petite-fille de fuir l'afrique et un mariage arrangé pour aller chercher là-bas, de l'autre côté de la mer, un avenir meilleur. l'eldorado sera illusoire et cruel, et pourtant, mamata puise en elle la force de vivre libre.

  • "On n'a pas encore inventé le GPS qui nous guidera dans nos envies intérieures. La route reste à faire. Avec le travail. Car, l'histoire du travail, ici, vous l'aurez compris, le travail, c'est à la vie à la mort, pas vrai?"

  • Les z'habitants

    Catherine Zambon

    L'ensemble de ces textes a été écrit selon une contrainte que l'auteur s'est imposée : s'introduire, chez quelqu'un, avec son accord, grâce à la complicité d'un tiers, y séjourner en son absence, pendant un temps déterminé, sans établir aucun contact avec la personne qui allait l'accueillir. Chambres, salles à manger, cuisines, logis urbains, ruraux, fluviaux, modestes ou somptueux : autant de lieux ouvrant des espaces poétiques captés ici dans une série de courtes fictions théâtrales.

  • Les ramasse-miettes

    Catherine Zambon

    Comment faire ensemble un récit de nos vies quand on a 15, 18, 20 ans ? Qu'est-ce qu'il importe de raconter ? Que sait-on seulement de ce qui est à dire ? Dans cette recherche de prise de parole, sept personnages s'essaient à parler de leurs rêves, leurs colères, leurs convictions. Ils ont encore la délicatesse des esquisses avant que la vie n'affirme leur portrait.

  • Les enfants reproduisent les violences, verbales ou physiques, qu'ils observent. En les observant à notre tour, on assiste à l'exposition d'une société en modèle réduit. Un petit monde où l'on rend coup pour coup.« C'est lui qu'a commencé ! », « C'est comme ça, prend ça ! », .La civilisation ne commence-t-elle pas quand on retient ses coups, quand on transforme sa crainte de la différence, quand on déplace la violence brute pour y placer des mots ?Ici, les auteurs font entendre aux enfants et à leurs parents des paroles du quotidien. Ils exposent aux regards les instincts primitifs. Une question se pose : Voulons-nous d'une société où l'on rend coup pour coup ? Nous voulons entraîner l'enfant et ses parents vers le plaisir et la réflexion.Ici, on joue à se faire peur et on rit de bon coeur.

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