• L'utilisation de la voix avec le cheval est une me´thode de communication douce accessible a` tous. Bien mai^trise´e, la voix permet d'e´tablir des e´changes positifs avec le cheval, fonde´s sur la confiance et la compre´hension re´ciproques. Elle ne s'utilise pas au hasard mais plutôt pour atteindre des objectifs pre´cis comme l'e´coute, l'attention et la concentration du cheval, avec sa participation active et volontaire.
    Vocabulaire, intonations, registre vocal, rythme, e´nergie mais aussi ancrage, respiration, sourire et contenu e´motionnel sont des composants fondamentaux de cette pratique. Aborder le travail du cheval a` la voix revient ainsi a` entreprendre e´galement un vrai travail sur soi, incontournable, en pre´alable à la mise en place de dialogues tre`s personnalise´s a` e´tablir avec son cheval.
    Catherine Senn a élaboré cette méthode et l'enseigne depuis plus de vingt ans. Ce sont les chevaux dits difficiles ou caractériels qui ont été ses maîtres dans ce domaine, car leur état et l'incompréhension dont ils faisaient preuve nécessitaient une démarche originale. Elle a ainsi développé une autre manière de les aborder, différente de celle qu'ils avaient connue et qui s'adressait directement à leur individualité, à leur conscience.

  • Lorsqu'en novembre 1918, la princesse Catherine Sayn-Wittgenstein, âgée de vingt-trois ans, s'enfuit devant les bolcheviks avec sa famille en traversant le Dniestr, elle emporte avec elle en Roumanie trois cahiers : les tomes II à IV de son journal. Ce document, qui n'a pas pris une ride, s'avère d'une immense valeur. En effet, tout l'univers de l'aristocratie russe, anéanti par la révolution, est restitué ici avec l'authenticité que seul permet un journal. Nous vivons ainsi avec l'auteur, au jour le jour, les faits militaires, et la propagande qui les entoure, la révolution de Février, l'intermède démocratique qui la suit et le coup d'Etat des bolcheviks. Et cette frêle jeune femme ne se limite pas à nous exposer les faits. Elle exprime aussi ses opinions, parfois naïves, mais souvent étonnamment lucides. " L'histoire nous condamnera-t-elle autant qu'elle l'a fait pour les nobles au moment de la Révolution française ? " se demande-t-elle le 31 décembre 1917, et elle ajoute plus loin : " Oui, nous avons tort pour beaucoup de choses. Même nous, notre génération. Mais avons-nous réellement mérité une punition pareille ? "

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