• En décembre 2007, Nicolas Sarkozy accueillait en grande pompe le colonel Kadhafi à Paris. En mars 2011, la France entrait en guerre en Libye. Que s'est-il passé entre ces deux dates ? La journaliste Catherine Graciet retrace l'histoire des rapports entre les deux chefs d'État, lève le voile sur les mystérieuses rumeurs de financement de la campagne présidentielle de 2007, les ventes d'armes françaises et revient sur l'épisode de la libération des infirmières bulgares.

  • Douze palais royaux, une trentaine de résidences, une passion pour les tissus rares et les Ferrari... Mohammed VI, le roi du Maroc, étale sa fortune royale, estimée à 2,5 milliards de dollars. Il est le seul souverain que la crise financière mondiale de 2009 ait épargné... étrange, non ? Cette enquête de terrain dénonce le système économique marocain, mis en place par le roi et par ses proches, pour détourner les richesses du royaume à leur profit.

  • Bernard Cheynel est un marchand d'armes qui sillonne la planète depuis 40 ans pour vendre des avions de chasse, des drones, des missiles, des chars, des munitions. Ses commanditaires sont Dassault, Thalès et Safran ; la fine fleur de l'industrie française. Ses confidents sont les plus hauts dirigeants politiques du monde entier. Au fil du temps, il a su tisser des relations privilégiées avec eux. Peu d'hommes ont négocié, comme lui, avec l'Iran, l'Algérie, la Libye et le Pakistan. Peu d'hommes ont régulièrement côtoyé, comme lui, Indira Gandhi, Benazir Bhutto ou le colonel Kadhafi. Peu d'hommes ont brassé, comme lui, autant de millions d'euros en liquide, et ont été conduits, ce faisant, à corrompre les plus hauts placés. Pour autant, Bernard Cheynel s'en sera toujours tenu à ce principe : ne jamais verser de rétro-commissions aux politiques français. Les demandes n'auront pourtant pas manqué.

  • Dans une atmosphère de fin de règne, la Tunisie du général président Zine el-Abidine Ben Ali a vu son épouse, Leila Trabelsi, jouer depuis plusieurs années un rôle déterminant dans la gestion du pays. Main basse sur la Tunisie : telle semble être l'obsession du clan familial de la « présidente », comme le relatent en détail les auteurs de ce livre, informés aux meilleures sources et peu avare en révélations. Du yacht volé à un grand banquier français par le neveu de Leila à la tentative de mainmise sur les secteurs clés de l'économie, les affaires de la famille Trabelsi se multiplient sur fond de corruption, de pillage et de médiocrité intellectuelle.
    Mais la surprise dans cette triste vie du sérail tunisien vient de la forte personnalité de Leila, bien plus proche d'une Catherine de Médicis que d'une courtisane de boudoir. Son appât du gain et son habileté à placer les siens en font la digne héritière de Wassila Bourguiba, qui gouverna la Tunisie dans l'ombre d'un président vieillissant et malade. Connue pour la place faite aux femmes dans la vie publique, la Tunisie est le seul pays arabe où l'épouse du chef de l'État puisse prétendre à un tel rôle. Après l'influence, le pouvoir ? Alors que se préparait une nouvelle élection présidentielle truquée de Ben Ali, Leila tentait de se poser en régente, avec l'aide des siens et le silence complice de la France.
    Nicolas Beau et Catherine Graciet plongent ici dans les arcanes, les alliances et les trahisons d'un pouvoir familial mesquin et perverti, qui tient lieu d'État dans une société à la dérive. Et où tous les signaux ? politiques, économiques et sociaux ? passent progressivement au rouge, tandis que le président et son entourage se préoccupent surtout de s'enrichir et de réprimer toute contestation.

  • Depuis l'avènement de Mohamed VI en 1999, le Maroc est célébré dans les médias occidentaux comme un royaume enchanté où progresseraient dans un même élan le statut de la femme, le pluralisme démocratique et l'économie de marché.
    Les élites françaises ne sont pas en reste pour vanter ses vertus, au point d'y acquérir de somptueuses résidences secondaires à Marrakech ou Tanger. Mais pour d'autres, plus discrets, " la situation est dangereuse : le Maroc, c'est la Russie en 1916 ", selon les mots d'un des patrons de l'antiterrorisme en France. Où est l'erreur ? Loin des fantasmes et des simplifications, les auteurs de cet ouvrage livrent de la réalité du Maroc et des relations franco-marocaines d'aujourd'hui une vision étonnante, nourrie de révélations explosives.
    Grâce à des enquêtes en profondeur, ils ont eu accès aussi bien aux ressorts cachés des différentes composantes de la mouvance islamiste qu'aux secrets bien gardés de dirigeants marocains, englués dans des réseaux de corruption aux racines souvent bien françaises. Au rebours des amalgames trop faciles entre notables pieux, fondamentalistes non violents et poseurs de bombe, ils révèlent la surprenante diversité des composantes de la déferlante islamiste, nourrie de la révolte d'une population dont la moitié vit en dessous du seuil de pauvreté.
    Et ils expliquent, exemples à l'appui, les origines des blocages économiques et sociaux que vit aujourd'hui le Maroc, gangrené par une corruption omniprésente. Quel avenir pour le royaume, maillon faible de l'arc euroméditerranéen ? Les " scénarios " que proposent ici les auteurs montrent l'ampleur des bouleversements à venir, en Europe comme au Maghreb, du " basculement " inévitable, pour le pire ou le meilleur, de la société marocaine.

  • Mohammed VI est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier entrepreneur de bâtiments de son pays. Il y joue un rôle dominant dans l'agro-alimentaire, l'immobilier, la grande distribution, l'énergie et les télécoms.La fortune personnelle du roi du Maroc a quintuplé en dix ans, et le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde. Que s'est-il donc passé depuis l'avènement du fils d'Hassan II ?Par le biais des holdings que contrôle la famille royale, avec l'aide du secrétaire particulier de Sa Majesté et la complaisance de nombre de dignitaires et de valets du pouvoir, c'est à une véritable mise en coupe réglée de l'économie du royaume que l'on assiste depuis plus de dix ans. Et si l'absolutisme royal selon Hassan II visait à assurer la pérennité de la monarchie, la structure de gouvernement mise en place par son fils est tout entière tendue vers l'accaparement privé.Voici ce système, et les hommes qui en tirent les ficelles, pour la première fois mis au jour au terme d'une minutieuse enquête de terrain, d'un examen fouillé des dossiers sensibles, de nombreuses rencontres avec les principaux témoins de cette royale prédation, y compris parmi les proches du Palais. Voici comment le souverain d'un des régimes désormais les plus menacés par la vague démocratique dans les pays arabes a transformé ses sujets en clients, l'Etat en machine à subventionner les intérêts de la famille royale, et notre pays en complice d'un désastre politique et moral auquel contribue, à son corps défendant, le contribuable français.

    Sur commande
empty