• La microéconomie du marché du travail étudie les comportements des travailleurs et des employeurs.
    Elle tient une place centrale dans toutes les réflexions de politique d'emploi, car elle essaie de comprendre comment les principaux acteurs du marché du travail réagissent aux modifications de leur situation économique. Quels sont les effets de l'impôt négatif ? Faut-il accroître les aides publiques à la formation ? À quoi servent les abaissements de charges sociales ? Doit-on réduire la durée du travail ? La microéconomie du marché du travail s'efforce d'apporter des réponses précises et étayées à de telles questions.

  • Des remèdes miracles comme la baisse des impôts, l'augmentation des dépenses publiques, l'arrêt de l'immigration, la semaine des 32 heures, la réindustrialisation des territoires, ou encore la taxation des transactions financières sont censés nous guérir sans coût de tous nos maux. Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les médias portent un nom : le négationnisme économique. A l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et se traduit par des millions de chômeurs.
    Or aujourd'hui on ne peut affirmer tout et son contraire, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur une analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts des grands patrons, des syndicalistes, des intellectuels et des politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les vérités les plus établies.
    Débusquer le négationnisme économique, tel est l'objet du présent ouvrage. Pour arrêter de perdre notre temps avec des débats déjà tranchés et ne pas nous laisser berner par les impostures et la démagogie.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent, d'autres non.
    Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Au bout du compte, les plus faibles sont implacablement éliminés, tout en étant pratiquement exclus des aides sociales jusqu'à 25 ans. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie. Il est urgent de s'attaquer aux racines du mal : l'échec scolaire et les obstacles infranchissables que dresse le marché du travail devant ceux qui n'ont pas de diplôme.
    Il faut aussi faire sauter les verrous de notre système politique pour que les jeunes y trouvent leur place. Mais en attendant, nous ne pouvons pas laisser tant de jeunes sur le bord de la route. Il y a des moyens de leur offrir, sans laxisme, une deuxième chance. Si nous continuons à ne rien faire, le risque d'une déflagration du pacte républicain grandira de jour en jour.

  • Hiérarchie, inégalités et défiance, est la véritable devise de la société française, selon les auteurs. Hiérarchisée à l'excès, élitiste, conflictuelle, l'organisation de la société mine les relations sociales, la confiance en l'avenir et la croissance. Pourtant, le déclin n'est pas une fatalité. Certaines réformes, menées à l'étranger, offrent d'autres pistes. Prix lycéen Lire l'économie 2012.

  • En refusant la pensée unique selon laquelle il faut sauvegarder tous les emplois et en pointant le manque d'évaluation des dispositifs de lutte contre le chômage, les auteurs présentent les politiques qui n'ont pas été mises en oeuvre et qui s'appuient sur les apports récents de l'analyse économique.

  • Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République.
    Son programme promettait le changement à une France réputée irréformable. Trois ans plus tard, des domaines aussi sensibles que les retraites, le contrat de travail, la représentativité syndicale ont fait l'objet de lois, ou de protocoles d'accord, sans anicroche notable. Nicolas Sarkozy serait-il en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ? Un examen minutieux des réformes entreprises prouve que la réalité est tout autre.
    En s'attachant à quelques cas particuliers - réforme des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, d'EDF et de la RAFT, " modernisation " du marché du travail, réforme des taxis, hausse du pouvoir d'achat défiscalisation des heures supplémentaires... - et en retraçant le cheminement tortueux qui mène des intentions aux résultats, cet ouvrage effectue une plongée salutaire dans les failles de notre système politique et permet de comprendre pourquoi la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, mêlant conciliation et volonté d'étouffement, a échoué.

    Sur commande
  • Chaque jour, en France, 10 000 emplois sont détruits... et 10 000 emplois sont créés. Un surprenant phénomène qui concerne tous les pays industrialisés. Connu depuis peu d'un petit cercle d'experts, il bouleverse la manière de penser le chômage, mais aussi les politiques pour le combattre. Reste à le faire connaître au public, quitte à bousculer les idées reçues : non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, il ne faut pas beaucoup attendre de la formation professionnelle ; non, le travail ne se «partage» pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de créations et de destructions d'emploi. À ce titre, si paradoxal que cela puisse paraître, le chômage est nécessaire : il est indispensable à la croissance. Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes, fondées sur des enquêtes de terrain conduites en France et dans de nombreux pays. Il est urgent d'évaluer les résultats des politiques publiques d'emploi à la lumière de ces découvertes. Car le temps n'est pas encore venu de dire que l'on a «tout essayé» pour combattre le chômage.

  • La France ne parvient pas à mobiliser efficacement ses ressources en main d'oeuvre. Le revenu par habitant aux États-Unis est 30 % plus élevé qu'en France, ce qui correspond presque exactement à l'écart séparant les deux économies en termes de nombre d'heures de travail par habitant. Ce déficit d'heures a une double origine : un non-emploi élevé, d'une part, et une durée du travail dans l'emploi réduite, de l'autre.
    Dans ce rapport, Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg s'interrogent sur la manière d'organiser et de réglementer la durée du travail.
    Il s'agit d'abord de rechercher des motivations économiques à l'intervention publique dans ce domaine. Ensuite, les auteurs montrent en quoi la réglementation de la durée du travail n'est jamais parvenue à créer des emplois. Plus précisément, un bilan des politiques de réduction du temps de travail est effectué, la question des heures supplémentaires, notamment de leur fiscalité, est abordée ainsi que celle relative au travail du dimanche. Le rapport se nourrit de nombreuses études empiriques s'appuyant sur des expériences françaises et étrangères.
    Enfin, Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg préconisent de simplifier la réglementation française en laissant une large part aux négociations collectives par branche, d'expérimenter sur une échelle réduite un allégement des prélèvements obligatoires sur les heures supplémentaires, et d'assouplir la législation concernant l'ouverture des commerces le dimanche.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent et d'autres non. Pourquoi ?

    Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Résultat : les plus faibles sont implacablement éliminés. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie...

    Ce diagnostic sévère établi par les auteurs dans les deux précédentes éditions de La Machine à trier est malheureusement resté le même : la situation des jeunes Français ne s'est toujours pas améliorée. Battant en brèche les assertions à l'emporte-pièce, cette nouvelle édition entièrement mise à jour confirme les difficultés persistantes de la jeunesse, réfute l'idée d'un destin commun à une génération et propose une révision radicale de notre modèle d'intégration élitiste.

    Sur commande
empty