• L'Éloge de l'oisiveté est une pépite dénichée dans l'oeuvre immense et protéiforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais (Swift, Stevenson), il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mêmes de la civilisation moderne. Derrière l'humour et l'apparente légèreté du propos se cache une réflexion de nature à la fois philosophique et politique qui s'exprime avec une ironie mordante : "Il existe deux sortes de travail : le premier consiste à déplacer une certaine dose de matière à la surface de la terre ; le second à dire à quelqu'un d'autre de le faire."

  • La lecture de cet essai peut nous fournir au moins une sorte de consolation, à une époque où les passions identitaires et religieuses menacent de plonger une nouvelle fois l'humanité dans le désastre. Russell passe au scalpel de son ironie les préjugés religieux, philosophiques, nationalistes et politiques du passé et du présent.

  • Il existe peu d'histoires de la philosophie en français, et celles que l'on peut lire s'adressent à des spécialistes ou à des étudiants. L'oeuvre de Bertrand Russell, en revanche, est accessible à tous, sans que pour cela l'exposé des différents systèmes perde en quoi que ce soit de son exactitude et de sa rigueur. C'est donc un tableau cohérent et complet de la philosophie occidentale, de l'Antiquité à nos jours que « l'honnête homme » trouvera ici. Complet, cela va de soi, car l'érudition de l'auteur ne saurait être mise en défaut. Cohérent, car une pensée sous-entend et anime cet ouvrage, cette pensée que les philosophes sont à la fois des effets et des causes: ils sont les effets des circonstances sociales, de la politique et des institutions de leur temps ils sont la cause (s'ils sont heureux) des nouvelles croyances qui façonneront la politique et les institutions des âges futurs.

    « Pour ma part, dit l'auteur, je me suis efforcé de faire ressortir chaque philosophe comme un produit de son milieu, un homme en qui se cristallise et se concentrent les pensées et les sentiments qui, d'une manière vague et imprécise, sont ceux de la communauté dont il faisait partie. »

    Par la suite cet ouvrage capital de Bertrand Russell, grand penseur anglais, Prix Nobel 1950, a un double caractère: non seulement il est nourri de pensée comme un livre de philosophie, mais il se lit avec tout l'intérêt qu'on apporte à un livre d'histoire.

    Redisons-le, c'est une oeuvre qui pourra, et devra, figurer dans la bibliothèque de tout « honnête homme ».

  • Considéré l'une des plus importantes figures intellectuelles du XXe siècle, Bertrand Russell a écrit sur de nombreux sujets, parmi lesquels l'éducation occupe une place de choix. Dans cette anthologie, la première du genre en français, Normand Baillargeon et Chantal Santerre ont réuni 18 textes qui présentent les principaux aspects de la vision de l'éducation développée par Russell et son rôle central pour toute société démocratique. Pour Russell, nous devrions éduquer les enfants afin de leur donner le savoir et les habitudes d'esprit nécessaires à la formation d'une opinion indépendante. Favoriser l'esprit de liberté, en respectant la personnalité de l'enfant et en stimulant «l'amour de la pensée aventureuse».
    Qu'il soit question des finalités de l'éducation, du curriculum, de rôle de l'université ou encore des liens de l'éducation avec le politique ou la pensée critique, les écrits rassemblés dans ce recueil reflètent la grande cohérence des idées défendues par le célèbre mathématicien et philosophe anglais. Des décennies plus tard, il est frappant de découvrir la grande pertinence et l'actualité de ses réflexions, que ce soit concernant les pratiques éducatives, la formation de la personnalité des jeunes enfants, l'éducation intellectuelle, la délicate question de la discipline et de l'autorité, la compétition, l'éducation à la sexualité ou encore les rapports entre éducation et économie.
    Écrits sur l'éducation intéressera autant philosophes et pédagogues, qui pourront prendre la mesure de l'intérêt de Russell pour l'éducation et de son action dans ce domaine, que les personnes simplement intéressées par les nombreux et passionnés débats à ce sujet.

  • «Trois passions simples mais irrésistibles, a écrit Bertrand Russell, ont commandé ma vie: le besoin d'aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ces passions comme de grands vents m'ont poussé à la dérive, de-ci, de-là, sur un océan d'inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords mêmes du désespoir.»

    C'était bien donner le ton de cette Autobiographie exceptionnelle en tous points. Elle nous permet de retrouver un personnage hors normes à la vie riche en événements de toutes sortes, dont les deux guerres mondiales qui ont ensanglanté et endeuillé le XXe siècle ne furent évidemment par les moindres. Tant il est vrai que sa vie durant, cumulant conquêtes intellectuelles et combats politiques, Bertrand Russell sut conjuguer comme personne la réflexion du logicien, ami de Wittgenstein et de Whitehead ou Moore, avec une action dans le siècle qui lui fit notamment connaître la prison en 1918 et une révocation de l'université à New York pour immoralité!

    Plus d'un personnage célèbre a croisé notre héros tels Bernard Shaw, Joseph Conrad, D.H. Lawrence, Katherine Mansfield ou J.M. Keynes que l'on retrouvera au fil de ces pages. Traversée du XXe siècle à hautes altitudes, cet autoportrait d'un géant de l'époque est une lecture nécessaire pour les citoyens du XXIe siècle.

    Bertrand Russell (1872-1970) est le plus éminent philosophe britannique du XXe siècle. Il apporta des contributions décisives dans les domaines de la logique et de l'épistémologie. Ses principes éthiques, qu'il incarna à travers ses engagements politiques et ses prises de position tranchées, lui valurent deux fois la prison mais aussi le prix Nobel de littérature en 1950.

  • Libre penseur, tel fut Bertrand Russell et tel il nous manque en ces temps de pensée unique, cathodique et pseudo-bienséante. Aussi bien les marques de son génie n'ont-elles pas pris la moindre ride et les textes ici rassemblés, vieux d'un demi-siècle, ont-ils conservé tout leur mordant à propos de sujets - la morale et la religion - sur lesquels l'évolution des mentalités paraît bien lente comparée à celle des techniques. La réédition de l'essai fameux de Russell sur Le Mariage et la morale (1929) avec ceux, contemporains, réunis sous le titre Pourquoi je ne suis pas chrétien par le Pr Paul Edwards en 1957, s'imposait d'autant que l'ensemble fut produit comme pièces à conviction dans l'espèce de procès en immoralité qui fut diligenté contre Russell en 1940 pour lui interdire d'enseigner au Collège de la Ville de New-York.


    Bertrand Russell (1872-1970) est le plus éminent philosophe britannique du XXe siècle. Il apporta des contributions décisives dans les domaines de la logique et de l'épistémologie. Ses principes éthiques, qu'il incarna à travers ses engagements politiques et ses prises de position tranchées, lui valurent deux fois la prison mais aussi le prix Nobel de littérature en 1950.

  • Dans cet ouvrage de philosophie politique écrit dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, le célèbre mathématicien et philosophe anglais Bertrand Russell avance que l'humanité court à sa perte et qu'il est impératif de modifier en profondeur notre manière de vivre, de penser, d'éduquer, de produire et de consommer, bref qu'il est absolument nécessaire de transformer le monde. Mais par-dessus tout, Russell nous rappelle à quel point la formulation d'idéaux doit être au coeur de tout engagement politique. Capitalisme et socialisme, nationalisme et internationalisme, organisation du travail, progrès, liberté individuelle... Le texte tiré de conférences publiées pour la première fois en 1917 offre un condensé clair et accessible des positions que le philosophe défendra tout au long de sa vie. Dans cette première traduction intégrale en français de Political Ideals, présentée avec brio par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, on retrouve le lyrisme, mais également l'humour et l'ironie qui caractérisent si bien Russell. Un essai incontournable pour quiconque veut s'initier à la pensée sociale et politique de ce philosophe considéré comme l'un des plus importants penseurs du XXe siècle.

  • « Mon projet - mille fois plus économique et humain que la façon dont on mène actuellement la guerre - est le suivant : que les grandes puissances de l'Europe s'accordent afin que les garçons, lorsqu'ils atteignent dix-huit ans, soient divisés puis parqués en trois classes distinctes, la première comprenant la moitié d'entre eux, ...

  • En 1914, Bertrand Russell (1872-1970) a déjà accompli une bonne part des travaux de philosophie et de logique mathématique qui feront de lui un des plus importants penseurs du XXe siècle et il jouit d'une exceptionnelle renommée intellectuelle. Mais cette année-là, horrifié par la folie martiale qui déferle sur le monde, il rompt avec le milieu académique et s'engage dans un combat pacifiste, devenant l'ardent militant qu'il sera jusqu'à sa mort.

    Mais la philosophie ne sera jamais bien loin pour ce militant. Et c'est ainsi que, en 1916, Russell a donné à Londres des conférences dans lesquelles il s'est efforcé, d'une part, de comprendre comment nos institutions ont pu nous conduire au désastre en cours et, d'autre part, d'imaginer de nouvelles institutions - économiques, politiques, éducatives et familiales - qui pourraient empêcher ce désastre de se reproduire.

    L'ouvrage tiré de ces conférences, Principes de reconstruction sociale, qui n'a rien perdu de sa brûlante actualité, est généralement reconnu comme étant la plus importante contribution de Russell à la philosophie politique.

    Ce document exceptionnel n'était malheureusement plus disponible aux lecteurs francophones depuis sa première et unique parution en français, en 1924. La présente édition vient combler cette lacune.

    La traduction en a été entièrement revue et corrigée par Normand Baillargeon qui signe, en plus d'une substantielle introduction qui situe l'ouvrage dans la vie de Russell et dans son parcours intellectuel, l'appareil critique (notes et bibliographie) de cette nouvelle édition des Principes de reconstruction sociale.

  • Is there any knowledge in the world which is so certain that no reasonable man could doubt it?' Philosophy is the attempt to answer such ultimate questions, not carelessly and dogmatically, as we might deal with them in ordinary life, but critically, after analysing how and why the questions arise and clarifying the assumptions and concepts on which they are based.

    This classic work, first published in 1912, has never been supplanted as an approachable introduction to the theory of philosophical enquiry. It gives Russell's views on such subjects as the distinction between appearance and reality, the existence and nature of matter, idealism, knowledge by acquaintance and by description, induction, and the limits and value of philosophical knowledge.

    /> This edition includes an introduction by John Skorupski contextualizing Russell's work, and a guide to further reading.

  • Is there any knowledge in the world which is so certain that no reasonable man could doubt it?' Philosophy is the attempt to answer such ultimate questions, not carelessly and dogmatically, as we might deal with them in ordinary life, but critically, after analysing how and why the questions arise and clarifying the assumptions and concepts on which they are based.

    This classic work, first published in 1912, has never been supplanted as an approachable introduction to the theory of philosophical enquiry. It gives Russell's views on such subjects as the distinction between appearance and reality, the existence and nature of matter, idealism, knowledge by acquaintance and by description, induction, and the limits and value of philosophical knowledge.

    /> This edition includes an introduction by John Skorupski contextualizing Russell's work, and a guide to further reading.

  • Issu d'une série de conférences prononcées à la London School of Economics en 1937, cet ouvrage ne propose rien de moins qu'une science du pouvoir. A la veille de la Seconde guerre mondiale, l'urgence d'une telle entreprise n'était que trop criante. Depuis lors, rien n'a infirmé la nécessité de se fonder sur cet enseignement pur travailler à " dompter le pouvoir ". en effet, ce moteur des transformations historiques, dont Bertrand Russell démonte et expose les mécanismes, nous entraîne à l'abîme. Plus que jamais, il y a péril en notre commune demeure : dans notre situation, voici donc le genre de livre à mettre entre toutes les mains. L'extraordinaire faculté d'aller droit à l'essentiel des problèmes, l'érudition, la méthode, la clarté, et jusqu'à l'humour si délicieusement irrévérencieux sont ici, encore plus qu'à l'accoutumée, mis au service d'un souci véritablement pédagogique par le grand humaniste qu'était Bertrand Russell.

  • Bertrand Russell rédigea les trois essais qui composent cet ouvrage au cours d'un séjour qu'il effectua aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. S'adressant à un public d'étudiants, il y dessine le parcours intellectuel que devra suivre l'apprenti philosophe. Il lui propose de se consacrer d'abord à l'étude de la logique, des mathématiques et de l'histoire des sciences afin d'acquérir le mode de pensée le plus favorable à la philosophie, définie comme « l'art de la conjecture rationnelle ». Les exposés qu'il consacre avec sa clarté coutumière à la logique, « art de l'inférence », et aux mathématiques, « art du calcul », sont un éloge à des disciplines d'esprit toujours plus nécessaires pour faire face aux forces irrationnelles.

    /> Dans la mesure où cet ouvrage propose une discipline de pensée rigoureuse et prudente, il conserve toute son actualité face aux forces ambiantes de l'irrationalisme et aux dogmatismes de toutes sortes.

  • C'est par « L'autorité et l'individu » qu'en 1948 la BBC inaugurait un programme annuel de conférences (The Reith lectures), désormais célèbre. Cette première série de six conférences porte sur l'un des problèmes les plus débattus de l'époque moderne : le conflit entre l'ordre et l'autorité d'une part, la liberté individuelle et la créativité d'autre part. Comment entretenir la coopération nécessaire à la survie du groupe sans étouffer l'initiative individuelle et jusqu'au goût de vivre ?

    Russell examine cette question dans toute sa complexité et esquisse des pistes de solution d'une étonnante actualité.

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