• «Me voilà lancé dans un "petit éloge de la paternité". Un éloge de la paternité, énoncé du point de vue d'un père, quand j'en suis un, vaille que vaille? Certes, je me sens protégé par l'adjectif "petit" qui m'autorise à m'emparer librement d'un aussi grand sujet où tout se mêle, où tout s'emmêle, à commencer par mes enfants, bien sûr, dont les deux plus jeunes jouent aux Indiens, à l'instant, derrière moi, dans les hurlements et le fracas des chaises renversées. Embarras des mercredis, ambivalences folles de la pensée que décuple le geste d'écrire, quand j'écris sur la paternité avant de réclamer hors de moi un peu de calme et de respect pour mon travail, grands dieux!, sachant bien cependant qu'il serait plus efficace de suspendre mon geste le temps d'une sortie ou d'un jeu en commun qu'ils réclament à leur manière forcenée.»

  • «À la recherche du temps perdu ne ressemble à aucun autre ouvrage, et, comme Proust le dit et le redit, la difficulté que nous éprouvons face aux oeuvres réellement nouvelles tient d'abord à nos habitudes, perturbés que nous sommes de ne pas les y retrouver, confrontés à une vision du monde qui demande un temps d'acclimatation, qui réclame au lecteur un changement d'optique, voire une nouvelle paire de jumelles. Quel meilleur moyen de l'aborder, cependant, et d'en découvrir tout le sel, que les rires et les sourires que le narrateur nous arrache à longueur de chapitre?» Bertrand Leclair.

  • Ce facétieux « petit traité souvent drôle et toujours intelligent sur l'art et la manière d'entrer en littérature afin d'y tracer un chemin » est le fruit d'une double expérience : l'écriture d'une vingtaine de livres et la transmission de cette pratique dans le cadre des enseignements artistiques de Sciences-Po ou des Ateliers de la NRF au sein des éditions Gallimard. Bertrand Leclair y partage librement la formidable dynamique que peut impulser une initiation collective au geste d'écrire. Qu'il s'agisse de plonger dans la langue, de faire preuve d'adresse, d'ouvrir l'espace et le temps du jeu, il déplie et déploie tous les sens du terme « débuter ». Car débuter, c'est débusquer, jouer mai aussi laisser venir, laisser pousser, tel le jardinier espérant avoir la main verte. Le lecteur désireux d'entrer en littérature afin d'écrire un roman ou un récit y trouvera donc un bréviaire lui permettant de toujours faire confiance aux mots qui surgissent, pour les interroger jusqu'à comprendre ce qui les amène et ce qui leur permet de créer l'élan et le ressort du texte.

  • Édouard, collectionneur et libraire d'ancien, possède un précieux cahier d'apprentissage datant du XVIIe siècle qui aurait été tenu par un certain Melchior Soubeyran. Lorsqu'il le confie au narrateur, qui s'y plonge, celui-ci se trouve précipité à Moscou, en 1689, au chevet de Jean-Baptiste Tavernier agonisant sous les yeux de son jeune apprenti. À plus de quatre-vingts ans, l'auteur protestant des Six Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes, qui fut le pourvoyeur de Louis XIV en diamants d'exception, a été contraint de reprendre la route de l'Orient. Ce septième départ est une conséquence des persécutions déchaînées par la révocation de l'édit de Nantes, mais aussi des manigances de son flamboyant beau-frère, soi-disant prince du sang persan et assurément escroc de la plus belle eau.
    Tandis que son maître délire et menace des fantômes qu'il est seul à voir, le jeune Melchior s'enfonce dans son cahier d'écriture comme un animal traqué dans une terre trop meuble. La fièvre contamine les pages, dans la nuit moscovite, et le narrateur, happé à son tour, n'y échappera pas...

  • Le vertige danois de Paul Gauguin C'est un autoportrait en crise, un moment de vertige au mitan de la vie. Face au miroir, un homme aux abois prétend affronter sa vérité, sur la toile. Ce qu'il est, vraiment ? S'il a raison, ou bien tort, de s'entêter à la peinture, rien que la peinture ? Ce qu'il va devenir, surtout... Un artiste reconnu pour tutoyer la lumière, ou alors et à jamais ce fanfaron assisté, ce raté qu'on lui signifie chaque jour qu'il est, ici, à Copenhague, peintre tardif et sans génie, père de famille déchu ne tutoyant rien d'autre que la faillite personnelle ?

  • L'univers de Marie-Claude et Yves Laporte vacille lorsqu'ils découvrent que leur second fils, Julien, est sourd. Un temps déstabilisé, Yves Laporte n'est pourtant pas du genre à baisser les bras ou sombrer comme son épouse dans la culpabilité. Déterminé à surmonter la fatalité, à corriger la surdité de son enfant, il s'abreuve de lectures et décide de suivre les préceptes de Graham Bell, l'inventeur du téléphone qui fut d'abord professeur d'enfants sourds. Armé des meilleures intentions, il prétend démontrer la validité des thèses oralistes de Bell, projette bientôt d'en tirer un livre et de faire, en somme, de la surdité sa chance. Mais Julien va dévaster une seconde fois toutes les projections paternelles en s'enfuyant de la maison à vingt ans, brisant le joug paternel pour découvrir à Paris la langue des signes. Il ne reviendra qu'un quart de siècle plus tard afin de solder ce lourd héritage, devenu père à son tour, sûr de lui, de sa réussite au sein de la communauté sourde et de ses propres thèses.
    Dans la continuité de ses romans précédents qui mêlaient déjà fiction, enquête et témoignage, Bertrand Leclair déploie une construction étonnante et pourtant fluide, juxtaposant les strates temporelles pour mieux libérer l'émotion dans le millefeuille du temps. Déroulant en toile de fond la grande histoire, celle des sourds tiraillés entre communautarisme et assimilation, il cherche à atteindre une autre vérité de l'expérience humaine, explorant l'intime à travers les projections et les convictions inavouables que chacun, dans la famille de Julien comme dans celle du narrateur, se forge en secret. Quand la surdité s'invite dans le roman familial, voilà en effet que ce dernier se délite, que la trame ordinaire des non-dits et des malentendus laisse deviner des motifs jusqu'alors invisibles, voilà que les sentiments qu'on croyait les meilleurs peuvent se révéler les pires. S'invite alors la question de l'amour, à rebours des mécanismes d'admiration et de reconnaissance qui commandent le plus souvent au destin des familles.
    De ce montage surprenant, guidé par une implication personnelle constante et assumée, naît un récit à la fois romanesque et pédagogique. Du malentendu à la malédiction, cette histoire collective aussi passionnante que sidérante ouvre à un questionnement qui l'excède à son tour : comment dépasser les peurs qui nous agissent à notre insu, dépasser la haine inconsciente qu'elles génèrent ? En français comme en langue des signes, l'amour est-il voué à demeurer une langue étrangère ?

  • Rome, hôpital San Camillo Forlani. Comment Wallace s'est-il retrouvé immobilisé là une jambe en l'air ? Pour se souvenir, il va écrire son histoire. Mais en remontant le fil, son texte lui renvoie une image très étrange, comme dans un miroir déformant, et le mystère demeure. Il revoit devant lui sa maîtresse, Giulia, et son petit révolver. Il entend un coup de feu, repense à la douleur de son genou éclaté... Pourquoi cette femme qui disait l'aimer follement lui aurait-elle tiré dessus ? Cela aurait-il un rapport avec son mari handicapé et chef de la mafia ? L'amour fait-il perdre la tête ? À toutes ces questions, il faudra bien apporter des réponses...

    Bertrand Leclair nous entraîne avec lui dans une histoire haletante, faite de rebondissements multiples, de digressions, de faux semblants et de chausse trappe. Où le vrai et le faux se mêlent pour donner un roman jubilatoire qui mélange les genres et ressemble à l'Italie, dans toute sa diversité : drôle, romantique, tendre et burlesque à la fois.

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  • Chantier Gauguin

    Bertrand Leclair

    A l'instigation de François Bon qui venait de fonder la maison Publie.net, j'ai réuni plusieurs textes consacrés au long des années à Paul Gauguin, à la croisée de sa vie et d'une oeuvre qui est aussi littéraire : outre son abondante correspondance, Gauguin est un mémorialiste et un pamphlétaire remarquable, dont l'écriture âpre et rugueuse danse face au lecteur comme les jambes du boxeur sur le ring.

    Le titre donné à cet ensemble de textes relevant de genres différents (la fiction biographique à travers un feuilleton radiophonique, l'essai critique ou la « lecture d'image ») est une invitation à le lire comme un chantier destiné à rester ouvert. L'oeuvre du peintre qui revendiquait « le droit de tout oser » et affirmait avoir « voulu vouloir » est suffisamment entêtante pour qu'on y revienne sans cesse. Elle est de celles où l'on puise énergie et lumière, cette lumière si particulière qui faisait dire à Mallarmé, face aux premières toiles tahitiennes, qu'il est extraordinaire de générer « tant de mystère dans tant d'éclat ».

  • Dans cet essai aussi intuitif que suggestif, Bertand Leclair se demande quelle est la puissance de la littérature aujourd'hui. Un livre est capable de nous faire bouillir d'admiration, de nous scandaliser, de nous pousser à jouer avec la vie :
    Combien de visages possède-t-il donc face à un lecteur ? Qu'est-ce qui nous attrape et nous frappe dans un livre ? Convaincu qu'à sa manière l'ouvrage façonne son lecteur, Leclair cherche ici à débusquer les traces que nous laissons au détour des pages lues et à définir ce terrain d'échange que devient la littérature.

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  • Tombé par hasard sur un vieux numéro de Paris Match de 1962, relatant le procès de Georges Pessant, l'" assassin à la Simca 1000" qui terrifia le Nord de la France et excita des procureurs trop bien intentionnés, le narrateur raconte sa propre enquête.
    II est mu par une obsession : rendre justice à un homme. Georges Pessant est innocent, quoi qu'en disent les mauvaises langues du voisinage, quoi qu'en dise ce Marc Treillou qui s'acharne sur sa mémoire, quoi qu'en disent les avocats des familles traumatisées. Et quoi que semblent avouer les pages écrites par Pessant en prison, accumulant les détails les plus sordides des meurtres... Le récit de quatre crimes sexuels et d'une erreur judiciaire se déploie avec une simplicité et une habileté diaboliques.
    Le lecteur est entraîné, il subit la fascination qu'exerce cette histoire criminelle, déchaînant les passions les plus noires dans une certaine province française des années soixante. Et ensuite, pauvre lecteur, un ultime renversement le renvoie à lui-même et aux grands problèmes que soulève le roman : vérité et mensonge, violence et soumission de l'opinion publique.

  • Qui est jamais vraiment revenu de cette Algérie en guerre où ont été expédiés plus d'un million de circonscrits ? Et qui peut aujourd'hui se croire indemne de ce qu'a vécu en Algérie la génération précédente ? La rencontre d'un manchot, le récit d'une histoire d'amour avortée et quelques hasards objectifs ont précipité le narrateur sur les traces des commandos de chasse qui crapahutaient dans les Aurès ou ne Kabylie. Il y a découvert le destin tragique des irradiés de Reggane, victimes innocentes des premiers essais nucléaires français, réalisés au Sahara en 1960. En remontant le cours d'existences contemporaines jusqu'à cette époque de crimes et de tromperies, Une guerre sans fin ranime une mémoire enfouie dans le sable mais qui peut toujours, cinquante ans plus tard, contaminer les destins individuels... C'est en cela qu'il est aussi un roman de transmission : sur les pères, les fils et les secrets tragiques qui minent leur relation.

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  • Ce qui lui fait peur, c'est cette violence folle que ses fils peuvent libérer à l'extérieur, d'une seconde à l'autre, métamorphosés, bouffis de haine, à terroriser tout le quartier. La violence... Depuis quand ? Voilà une question qui l'agite, tout au fond d'elle-même, là où elle ne peut pas empêcher que les mots soient encore un peu vivants. Depuis quand, elle a peur de la violence de ses garçons ? Depuis quand, tout est parti en vrille ?

    Une femme est seule chez elle, immobile sur un fauteuil, dans un appartement presque vide. Plus de rideaux aux fenêtres, plus de télé, plus de canapé. Elle attend qu'on vienne la jeter dehors. On va l'expulser, elle le sait. Bientôt elle sera à la rue, sans domicile.
    Qui est cette femme, et comment en est-elle arrivée là ? Elle a pourtant eu un mari et deux enfants - Luis et Rodrigue. Elle a quitté le mari quand il est devenu violent ; aujourd'hui les enfants sont en prison pour trafic de drogue...

    Avec Par la ville, hostile, Bertrand Leclair nous propose un texte poignant qui montre comment une vie peut basculer, du jour au lendemain.

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  • L'bonhomme Pons

    Bertrand Leclair

    Le cousin Pons de Balzac était un ringard ; le bonhomme Pons de Bertrand Leclair est un fastueux débris de 68 égaré dans une époque qui n'est pas la sienne.

    Le Cousin Pons de Balzac (publié en 1847) est aussi bon et naïf que La Cousine Bette est aigrie et nuisible. Un ringard, un collectionneur raté, méprisé, solitaire... jusqu'au jour où on s'aperçoit que sa collection vaut une fortune. Dès lors, les regards changent et le cousin devient le centre de toutes les attentions.
    Que serait aujourd'hui le cousin Pons ? Que collectionnerait t-il ? Où et comment vivrait-il ? Le Bonhomme Pons de Bertrand Leclair, est, lui aussi, un type égaré dans une époque qui n'est pas la sienne, un « fastueux débris de 68 ». Cela permet à Bertrand Leclair d'épatantes descriptions des deux époques qu'il évoque, celle d'aujourd'hui et celle des années 70, reflétée par son personnage. Il prend le parti d'une écriture très balzacienne dans son classicisme et son sens du détail, tout en jouant sur le décalage et en mettant en scène un narrateur observateur de Pons. C'est très réjouissant, par une approche sociologique à la fois très précise et en même temps décalée, pleine d'humour. Et Leclair fait revivre comme en sous texte l'esprit balzacien.


    Le remake, au cinéma, on connaît bien. Du côté de la littérature, on ne cesse d'emprunter et de réécrire les grandes histoires... mais sans l'afficher.
    Avec cette collection, nous proposons à des écrivains de puiser dans les grands classiques du répertoire une oeuvre qui les a marqués, qui appartient à la mémoire collective, et d'en faire le remake.

    Tout est permis... pourvu que le souvenir de l'original ne soit jamais perdu. Le titre en porte la trace, les grands aspects du récit ne changent pas. A partir de là, tous les déplacements, toues les inventions sont possibles. L'auteur orchestre à sa façon un trajet fait de reprises et de différences, invente librement à partir de l'original.

    Le résultat ? Un rare plaisir de lecture. Une façon unique de rendre hommage aux classiques tout en leur donnant un formidable coup de jeune. La jubilation de constater la vitalité de la littérature et son aptitude à réveiller le monde.
    Une collection dirigée par Stéphane Bou.

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  • Cet essai ne prend pas pour cible l'Internet ou les cédéroms, mais l'idéologie qui les précède et que l'on retrouve, amplifiée jusqu'à la caricature, dans les théories fallacieuses du mouvement new-age.
    Se répandant partout à la vitesse d'un gaz anesthésiant, cette idéologie joue du désarroi contemporain pour en finir avec les notions d'individu ou de libre arbitre. Elle nous promet le paradis technologique, prétendant réduire la langue à une pure fonction de communication et la littérature à un simple loisir culturel. Dès lors, ce n'est pas le livre en tant qu'objet qui est vulnérable, mais le commun des hommes, incité par l'industrie de la consolation à errer sans fin de site en site.
    Il s'agirait en somme de se résoudre à une procession interactive, alors que tombe la grande nuit d'un sentiment d'inculture exacerbé par l'incessant renouvellement des leurres.

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  • Movi sevaze

    Bertrand Leclair

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  • " Chante la colère " : aux premiers mots de la littérature, ceux de L'Iliade, il y a déjà la rage.
    La littérature réellement vécue est d'essence scandaleuse : une parole singulière s'élève, qui refuse le carcan du Verbe collectif. Mais comment dire cette dimension essentielle, piégée par un " univers communicationnaire " où la notion même de scandale a été recyclée, annihilée, alors que la déroute des théories nous prive des outils nécessaires pour en témoigner ? Si la création littéraire (l'écriture et la lecture) est sans cesse renvoyée au pur divertissement, c'est justement parce qu'elle ouvre à un " autrement du monde " qui pourrait bien s'affirmer le vecteur de la résistance la plus concrète aux idéologies dominantes en ce qu'elle est, par excellence, le lieu d'un échange irréductible aux normes de la communication.
    Roman d'une théorie improbable plutôt que théorie d'un roman impossible, cet essai témoigne d'une expérience, que l'on peut dire littéraire si l'on veut bien entendre que la littérature et la vie sont les deux faces infiniment réversibles d'un même ruban de Möbius.

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  • Disparaitre

    Bertrand Leclair

    • Farrago
    • 1 April 2004

    C'est le début d'une rencontre littéraire, en province.
    Peu de monde. L'animateur est en déroute. Il faut pourtant tenir, deux heures. L'invité en vient à tisser son propos d'anecdotes et d'histoires pour répondre aux questions du public, tantôt irritantes, tantôt stimulantes, toujours abruptes. Surgissent les figures de Stendhal et Kafka aussi bien que de Jimi Hendrix ou d'assassins aux noms spectaculaires, celles encore de Rimbaud et Gauguin, les grands disparus, de Jim Clark, héros des années soixante, et même de Barthes et Lacan, accent grave, Là-can-ça-va-pas, quel rapport ? Et tout cela pourtant fait sens.
    Quelque. chose se cherche. Mais quoi ? Et pourquoi cette insistance du mot jouir ? Et pourquoi écrivez-vous ? Et pourquoi lisez-vous ? Et pourquoi " disparaître " ? On y va ? Allez, on y va. Quelle histoire !

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  • La notion d'âme a été jetée avec l'eau du bain religieux, évacuée du discours rationnel.
    Bertrand Leclair nous invite à redécouvrir ce souffle qui inspire le regard et les gestes de l'enfance, qui fait battre le sang des amants, et sans lequel aucune oeuvre ne saurait exister. Le lecteur déambule dans les oeuvres de Proust, Artaud, Nietzsche et Foucault, à la recherche de cette notion presque impossible à définir, de cette colonne d'air qui anime les êtres, le plus souvent à leur insu. En nous invitant à l'arracher à la transcendance pour la rendre à l'immanence de la langue, Bertrand Leclair retrouve une capacité à désigner l'âme comme l'articulation du corps et de l'esprit, dans l'utopie de leur impossible réconciliation.
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  • Une femme attend son amant, qu'elle appelle Liesse. Libérée de son mari, de ses enfants, elle arpente son appartement habitant le désir qui la hante, se souvenant de l'ivresse des jours précédents, et anticipant les heures à venir dans une projection troublante...
    À ce chant érotique aux accents de perdition s'entremêle une autre voix, celle d'un homme, non pas l'amant mais le mari. Il erre dans la ville, emporté par le ressac de la jalousie.

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  • A Berlin, Marc rencontre l'une de ses lectrices, Hannah, belle jeune femme d'une trentaine d'années. Une liaison se noue entre eux, d'un érotisme envoûtant. Mais il lui faut vite admettre qu'il a été manipulé. Hannah avait mission de le séduire pour le compte d'une «princesse» mariée à un richissime oligarque russe. La curiosité et son attrait pour Hannah l'entraînent à accepter une invitation sur une petite île grecque dont il ne doit connaître ni le nom ni la localisation.
    Cette princesse y dirige une somptueuse Villa du Jouir, sorte de phalanstère moderne -ou bordel de luxe ?- au centre d'enjeux politiques et économiques internationaux. Les hommes invités y sont initiés au partage d'une nouvelle dimension du plaisir. Echange véritable ? Autre chemin de l'amour ? Un grand texte érotique, dans la lignée de L'Anglais décrit dans le château fermé, du Roi des fées, du Château de Cène.

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