• La croatie

    Bernard Pouchèle

    La Croatie détient le record d'Europe des îles et îlots (1185 dit-on). Elle offre quelques milliers de kilomètres de rivages et plages sublimes, vierges de béton et bordées des eaux les plus limpides d'Europe.
    La Croatie accumule en outre les sites classés au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco, comme la merveilleuse ville de Dubrovnik ou les fantastiques lacs de Plitvice aux 92 chutes ou encore les îles Kornati, festival de roches dénudées, torturées et déchiquetées, paradis des plaisanciers et des amateurs de beauté âpre et sans fard. Sans oublier Zagreb qui ravira par son éclectisme architectural et la richesse de ses musées.
    Enfin, c'est l'occasion de découvrir un pays assez unique, fascinante transition entre Occident et Orient, carrefour de cultures et d'influences exceptionnelles, où chaque envahisseur, Illyrien, Celte, Grec, Romain, Croate, Vénitien, Italien, Ottoman, Hongrois, Autrichien, Français ..., laissa un riche héritage culturel et architectural.
    Les effluves de Slibovice (le célèbre alcool de prune) s'échappant des alambics de campagne en automne et d'excellents produits proposés dans de conviviales auberges rurales réjouissent enfin les voyageurs.
    Bref aujourd'hui encore la Croatie est quasi intacte, pas encore normalisée, une Croatie que Marco Polo (né à Korçula), lassé de tant de beauté quitta un jour pour aller voir ailleurs. Quant à George Bernard Shaw, il ne se remit jamais de sa visite aux Kornati...

  • Le très médiatique évêque Onésime Goyat a été retrouvé assassiné, au garrot, sur une place publique de la bonne ville bretonne de Guerlesquin.
    Voyez d'ici le tintouin dans le canton. L'enquête est confiée à Jules Bellec, adjudant de gendarmerie et socialiste, qui se fera aider par sa maîtresse, Maryvonne Le Brinsec, institutrice gaulliste qui marche au chouchenn. Et là, on croise des indépendantistes bretons, un curé façon intégriste, un corbeau, un vagabond qui publie, des piliers de pub et quelques farceurs. Qui est donc le coupable ? L'auteur le sait-il lui-même ? Ce roman n'est pas un roman à clefs mais pour le moins à trousseau.
    On y retrouve le ton et les humours du Pouchèle de l'Etoile et le Vagabond ou de Deux Vagabonds en Irlande. Parfois noir, parfois tendre, toujours décalé, le tout pimenté d'une bonne dose d'impertinence - voire d'inconscience - voilà le ton de Samedi, l'évêque a raté le bus...

  • Le commissaire Moulinsart de Pemoc'h est une épée de la P.J.
    Bretonne. Mais quand soudain, aux horizons des Monts-d'Arrée, dans vingt-trois porcheries, les cochons se mettent à danser et à chanter comme Mireille Mathieu, avant de tomber raide morts, il s'inquiète. De plus, quand des pensionnaires de l'hospice de Morlaix disparaissent sans laisser de traces, il angoisse. Mais le jour où se volatilise à son tour le président de la Fédération des Agriculteurs de France, et qu'un tueur en série du nom de Wast Piedboeuf, échappé de l'asile, rôde dans le parage, Moulinsart de Pemoc'h panique.
    D'autant que sa hiérarchie le pousse aux résultats. Heureusement, un ami d'enfance, Jules Belloc, adjudant de gendarmerie en retraite, est libre. Ce fin limier, crypto-lambertiste (courant rive gauche), et sa compagne Maryvonne Le Brinsec, gaulliste-chouchen-canal-historique, vont tenter de sortir Moulinsart du pétrin en allant piétiner dans le lisier.

  • Le très médiatique Garde des Sceaux, Hans Kouchtaert, ex-médecin de l'univers, ex-administrateur de l'ex-Yougoslavie, a été retrouvé assassiné dans la bonne ville de Sablé-sur-Sarthe.
    Retrouvé raide, les vertèbres cervicales brisées par un sac de riz tombé du deuxième étage d'un hôpital psychiatrique.
    Une histoire où les fous ne sont pas ceux qu'on pense.
    L'adjudant de gendarmerie en retraite, Jules Belloc, vaguement trotskiste, interné pour la bonne cause, mène une enquête parallèle avec l'aide de Maryvonne Le Brinsec, sa compagne, gaulliste pur jus.
    Et on croise tous les délires, tous les rires, donc toutes les souffrances.
    Car pour une fois les innocents sont peut-être coupables.
    Un roman aussi maboul que son auteur...

  • Bernard Pouchèle a un destin hors du commun. Né dans un bistrot à Coudekerque-Branche, il échappe aux bombardements de Dunkerque caché dans un corbillard. Puis tour à tour, élève rebelle en orphelinat, instituteur, employé de commerce médiocre, marin recalé pour cause de mal de mer... De son enfance en Flandre, il garde le souvenir anecdotique, émouvant, qu'il conte ici avec le décalage d'un homme qui en a vu d'autres, appuyé par les photos de Pierre Josse.

    De son vagabondage volontaire pendant près de dix ans sur toutes les routes de France, Bernard Pouchèle a tiré un récit devenu un bestseller, L'Etoile et le Vagabond (porté à l'écran par Gérard Darmon et Ludmilla Mickaël). Il publie dans la foulée, Pouch et l'enfance du Vagabond, Les Péchés du Vagabond et La Flamande, récompensés de deux prix littéraires. Aujourd'hui, il prend plaisir à écrire des polars comme Samedi, l'évêque a raté le bus ou Les Porcs de l'angoisse où l'on retrouve son humour sarcastique et ses personnages plein d'humanité.
    Il a rencontré sur sa route Pierre Josse, co-fondateur et rédacteur en chef du Guide du Routard, avec qui il a perpétré Paysans sans frontière, Deux vagabonds en Irlande, et bien d'autres où les deux vagabonds honorent de leurs textes et photographies les petites gens des 4 coins du monde.

  • Sur commande
  • Voici nu attelage pour le moins curieux : d'une part Pierre Josse, rédacteur en chef du " Guide du Routard ", breton d'origine, jurant de la main droite qu'il est issu par la cuisse gauche des fées bretonnes au moins, de Nominoë au plus.
    Ancien soixante-huitard toujours attardé par la photo à faire ou le verre à partager. Passéiste moderne, journaliste façon " signes de piste " revisité indien de banlieues, avec, au bout de son appareil, un seul objectif : celui de traquer la poésie en noir et blanc, comme le drapeau breton. Et d'autre part, Bernard Pouchèle, romancier décalé, humoriste des errances, croyant non intégré qui cherche Dieu et l'arrêt de l'angoisse dans les mots des jours, dans le regard des femmes, dans les reflets ironiques de la nature ci parfois sous les tables des bistrots.
    Et ces deux-là ont trouvé, parait il, au-delà des gens, des lieux et des temps, une ou deux facettes de cette pierre taillée par les dieux et la mer, qu'est la Bretagne. " Deux Vagabonds en Bretagne " est un album de photos qui essaie pour le moins d'échapper aux clichés où les auteurs essaient de dire la Bretagne magique. Celle qui se cache dans les lumières de la Brière, dans le sourire entendu du paysan léonard, au fond du verre du marin du Finistère qui ne goûte l'eau que les jours de naufrage, sous les dentelles des coiffes et des crêpes, dans les fleurs et les ciels du pays de Belle-Ile, dans la solitude merveilleuse des hauts de l'Arrée et derrière les mers d'écume éclatantes qui poussent des rochers immobiles.
    Vous ne trouverez ici ni de l'exhaustif, ni du dogme, ni un guide, ni un traité. Ni même la vérité. Seulement les visions trop myopes ou trop presbytes, de deux vagabonds amoureux de la Bretagne, de ses gens et de ses trésors, de ses histoires et de sa mémoire, de ses terres et de ses mers...

  • Pierre Josse, rédacteur en chef du Guide du Routard, dans une errance sans but avec seulement comme objectif celui de son appareil photo, réussit pourtant ici à nous dire le plus étonnant de ses voyages.
    Voyage à travers et au bout de mille cimetières, de mille pays. Un voyage au bout de l'insolite, de l'inattendu, de l'étonnant, du romantique, du poétique, du renversant. Un voyage dans les cimetières, mais un voyage donnant rarement dans le funèbre et encore en petites pompes, et un voyage ne donnant jamais dans le morbide. Du cimetière " accatolico " - pas catholique - de Rome aux tombes en bois de types dont le compte fut réglé à OK Corral.
    Et les cimetières à mémoire juifs de Prague et de Safed, jusqu'aux cimetières musulmans de l'Histoire des Algéries et des Syries. Les cimetières fort civils des campagnes d'avant les guerres, jusqu'aux cimetières militaires d'après les campagnes. De la tombe du héros soviétique aux cinq étoiles à la tombe de la vache irlandaise à dix mille galons où l'histoire en prend un peu pour son grade. Et pour assaisonner un peu le tout, Bernard Pouchèle, l'auteur de L'Etoile et le Vagabond, ajoute son grain de sel à travers les légendes qui vous diront, au-delà du décalage et de l'humour, l'autre dimension, celle qu'on touche avec l'âme, l'autre dimension infinie en noir et blanc des tombes et des stèles.


  • un voyage autour du monde artisanal qui témoigne des racines communes et des singularités de ces créateurs, réparateurs, " travailleurs du geste ", mais aussi penseurs, qu'on appelle boulangers, bouchers, poissonniers, cordonniers, forgerons, tailleurs.
    dans cette anthologie itinérante, nulle frontière imposée dans le temps ni dans l'espace ni même dans le sens donné au mot " artisan ". et c'est ainsi que cette famille très largement recomposée a pu accueillir les libraires. en mots et en images, ce livre s'arrête volontiers sur l'anecdotique, l'insolite, offrant une approche qui fait la part belle aux oubliés, aux petits, gens simples. il s'ouvre à d'autres traditions, d'autres cultures.
    celui qui n'est pas ou n'est plus artisan dans nos sociétés occidentales modernes - et l'on pense au dentiste - l'est souvent encore sous d'autres latitudes. ces images ont la couleur du noir et blanc, celle qui restitue aux gestes, aux atmosphères toute leur grâce, et, pour peu qu'une lumière complice, empreinte de nostalgie, baigne la boutique ou l'atelier, toute la poésie d'une époque, d'un instant.


empty