• Un virus nous a pris par surprise, mais nous risquons d'être plus démunis encore face à la catastrophe écologique. Dans les deux cas, notre impréparation est d'abord mentale. Comment penser un autre récit du futur ? Comment intégrer l'irréversible dans une vision sensée de l'avenir ? Bernard Perret explore ici les ressources de la pensée apocalyptique, qui invite à considérer l'histoire humaine comme une aventure dont nous ne maîtrisons ni le déroulement ni le sens.
    Une philosophie de l'événement, qui donne toute sa place aux événements dramatiques et inattendus et à leur capacité à susciter de nouvelles avancées de civilisation, peut nous y aider. La réflexion proposée dans cet essai, inspirée des travaux de René Girard, Norbert Elias et Charles Taylor, tente ce pari. Face à la crise où nous sommes entrés, tout laisse à penser que nous avons perdu la main. Mais rien ne nous interdit de penser qu'un nouveau monde pourrait émerger de notre créativité culturelle et spirituelle.

  • L'évaluation des politiques publiques est au coeur de toutes les réflexions sur la réforme de l'État. Mieux gérer l'argent public et rendre des comptes sur son utilisation sont des impératifs prégnants en période de rigueur budgétaire, dans une société où les exigences de transparence se font plus pressantes. Pour contribuer à l'amélioration de la gouvernance publique, l'évaluation ne peut se contenter de mesurer les coûts et les effets des politiques, elle doit viser aussi à en éclairer les enjeux, la logique et les mécanismes afin de permettre à tous d'en devenir les acteurs informés et responsables.
    Ce livre présente les principes méthodologiques et les principaux outils techniques de l'évaluation, il propose une histoire comparée des pratiques et une analyse de leurs effets observés et potentiels.
    L'évaluation est à la fois une activité scientifique et un ensemble de mécanismes institutionnels. Appréhender un tel objet suppose un va-et-vient permanent entre l'analyse politico-institutionnelle et la réflexion méthodologique, voire épistémologique.

  • L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et a influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Evangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine.Un nombre croissant de théologiens se sont emparés de sa pensée pour reposer les questions du mal, du sacrifice et de la Rédemption. L'un des bénéfices de cette lecture des Evangiles est de souligner la cohérence entre la prédication du Royaume et la signification des circonstances de la mort de Jésus. Plus largement, elle permet de lire les textes bibliques comme la découverte progressive de la non-violence de Dieu.Ce livre est d'abord une présentation des enjeux de la pensée de René Girard pour le christianisme et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. L'auteur conduit ensuite une réflexion plus personnelle sur les rapports entre anthropologie et théologie. Il montre comment la théorie de Girard permet de penser les relations entre religion et violence, et il interroge le sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation.
    Bernard Perret est essayiste. Il a mené une double carrière de haut-fonctionnaire et de chercheur en sciences humaines. Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Economie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993 ; réed. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011).

  • La croissance est désormais structurellement faible en Europe. Est-ce dû à des politiques économiques inadéquates ? À une panne de l'innovation ? En partie sans doute, mais cette langueur renvoie surtout à un problème plus fondamental : l'épuisement du « coeur du réacteur » de l'économie capitaliste, à savoir le mécanisme de transformation des besoins en marchandises.
    De nouvelles pratiques sociales émergent : troc, réparation, jardins partagés, échange de logement, crowdfunding, fab-labs, économie collaborative, qui sont autant de réponses spontanées à cette situation de blocage. Mais il y a plus : au sein même du monde productif s'affirment des logiques de coproduction, de coopération, de responsabilité écologique et de symbiose avec la société qui s'éloignent des schémas de rationalité typiques du capitalisme.
    Fort diverses à tous égards, ces innovations sont porteuses de valeurs démocratiques et d'une aspiration à contribuer activement au bien commun. Elles devraient être favorisées par des politiques publiques imaginatives et ambitieuses.
    Car, à l'heure où le pouvoir d'achat stagne et où les impératifs écologiques se font sentir, une amélioration de la qualité de vie est possible si l'on produit et consomme autrement.

  • Le compromis entre capitalisme et démocratie sociale semble aujourd'hui lointain.
    D'un bout à l'autre de la planète, les mêmes tendances sont à l'oeuvre : diminution du rôle économique de l'Etat, affaiblissement des syndicats, concurrence intensifiée, marché du travail déréglementé... Partout, le marché s'émancipe de la tutelle du politique et creuse de nouvelles inégalités entre les individus, les groupes sociaux, les pays et les continents. Encore n'est-ce que le côté le plus visible du triomphe du marché et de l'économie néo-libérale.
    L'argent, dont les nouvelles frontières sont le fil conducteur de ce livre, ne cesse de conquérir de nouveaux territoires, d'acquérir de nouvelles légitimités, de devenir la mesure de tout échange et de toute valeur. Les analyses de Bernard Perret ont d'abord une grande force explicative, car il montre les interactions entre la monétarisation de plus en plus étendue et des évolutions du politique, du social, de la vie familiale, scolaire, culturelle, sportive...
    Sans démagogie ni manichéisme, il formule une critique serrée de ce pouvoir démultiplié de l'argent, qui fait l'impasse sur une part importante du monde vécu des hommes. L'auteur en appelle à une économie qui valorise la diversité des formes d'activité et d'échange ainsi qu'à la redécouverte de la dimension communautaire de la démocratie. Son livre invite à ne pas laisser le marché répondre seul à la question : " Comment devons-nous vivre ? "

  • Il paraît bien démodé aujourd'hui de parler d'utopie, d'espérance, voire d'engagement au service de la justice !
    Comme si nos contemporains étaient de plus en plus blasés, résignés ou uniquement focalisés sur leur bonheur individuel. Pourtant, comment se projeter vers l'avenir si l'on n'a pas des raisons d'espérer ?

    Au croisement de l'économie et de la société, Bernard Perret invite à refuser cette vision désabusée.
    Observateur engagé, il cherche à sa manière un équilibre entre l'analyse et l'implication personnelle, en analysant les changements qui affectent actuellement nos sociétés dans de nombreux domaines : réalités socio-économiques, moeurs, religions...
    Comment secouer la torpeur qui marque beaucoup d'entre nous ? Comment inciter les lecteurs à faire preuve d'imagination et de générosité, pour mieux trouver leur place dans notre vie collective ?

  • Dans les sociétés libérales modernes, le social semble comme miné par l'économique.
    Avec la nouvelle économie mondialisée, le travail risque de devenir une simple marchandise. Entre les besoins de l'économie et le " souci de soi " ou l'identité des individus, l'ajustement est de plus en plus difficile. Le développement considérable des services dans l'économie des pays modernes signe la fin de la symbiose entre l'intégration sociale et une activité économique avant tout productiviste.
    Comment en sortir? Cet ouvrage tente de décrire une autre logique économique. Les auteurs insistent sur les conséquences innombrables de l'entrée dans une société de services, et sur les nouveaux rapports entre le travail et l'identité culturelle des individus. Ils estiment qu'il faut parvenir à une organisation sociale qui privilégie moins le point de vue du consommateur individuel. En fin de compte, la question de l'emploi et les problèmes de la citoyenneté dans la démocratie sont liés.

    Sur commande
  • Le chômage n'est pas seulement un problème de gestion économique, c'est aussi un défi politique, c'est aussi un défi politique. La crise de l'intégration par le travail met à nu la fragilité du consentement à vivre et à agir ensemble dans les démocraties modernes. Sur quelles ressources politiques et culturelles nos sociétés peuvent-elles compter pour résister aux forces de dissociation dans les économies post-industrielles ? Telle est l'interrogation fondamentale de ce livre. Pour rendre sensible à son urgence, l'auteur commence par montrer le caractère historique de la crise du travail. Celle-ci est inscrite dans la logique même du changement économique, de la globalisation des échanges, du développement des services et de la communication. Tout se passe comme si l'économie avait perdu de sa capacité à structurer la vie sociale et à garantir sa cohérence. Confrontées ce séisme, nos sociétés n'ont guère d'autre solution que de faire émerger une représentation plus équilibrée et plus diversifiée du lien social ; celui-ci devra reposer moins exclusivement sur le jeu des identités professionnelles et sur l'échange monétaire. Ce rééquilibrage n'ira pas de soi : il suppose d'importantes innovations dans les modèles d'action collective et d'identité personnelle.

    L'objectif de ce livre est d'ouvrir un débat essentiel sur les enjeux politiques du changement économique. Il ne propose pas de solution miracle, mais il fait des suggestions précises pour reformuler les buts et les stratégies de la politique de l'emploi.

    Sur commande
  • L'évaluation des politiques publiques est au coeur des réflexions sur la réforme de l'État. Mieux gérer l'argent public et rendre des comptes aux citoyens sont des impératifs indiscutables dans une société émancipée où la légitimité des décisions ne va jamais de soi. L'évaluation n'a pas pour seul objectif de mesurer les coûts et les effets des politiques, elle vise aussi à en éclairer les enjeux et les mécanismes afin de permettre à tous, de l'élu au simple citoyen, d'en devenir les acteurs informés et responsables.
    Ce livre propose une histoire comparée des pratiques d'évaluation en insistant sur le contraste entre les contextes français et anglo-saxon. Il analyse les enjeux et usages de l'évaluation. Il en présente les méthodes sous le double aspect de la conduite de projet et des techniques d'analyse et de mesure.
    L'évaluation est une activité de connaissance inscrite dans une démarche institutionnelle. Appréhender un tel objet suppose de combiner l'analyse politico-institutionnelle et la réflexion méthodologique, voire épistémologique.

  • A quels changements devons-nous consentir pour affronter la crise écologique ? Nos initiatives rappellent la " drôle de guerre ", tant l'activisme bureaucratique masque une catastrophe imminente. Ce que nous appelons " croissance économique " est en effet fondé sur l'énergie à bon marché, l'accumulation d'objets matériels et la destruction de la nature. Si nous ne mettons pas fin nous-mêmes à cette fuite en avant, les lois physiques s'en chargeront. Le développement durable doit être au coeur de l'action collective. L'ampleur des menaces invite à revisiter les éléments fondateurs de notre système économique : propriété, valeur et bien-être. Pour produire nos conditions d'existence et sauvegarder le monde commun, nous devons de toute urgence nous comporter en copropriétaires responsables. Nous redonnerons alors à l'économie son premier sens, celui du verbe " économiser ". Telle est la guerre qu'il faut mener : être plus performants tout en consommant moins. Une telle équation suppose un retour de l'Etat sur le devant de la scène. C'est à lui de fixer un cap aux acteurs économiques. Les solutions techniques (énergies nouvelles, écologie industrielle...) ne pourront nous tirer d'affaire que si nous subordonnons la logique marchande à la survie de l'humanité. L'économie de demain appelle une création de valeurs. A situation inédite, imaginaire nouveau.

  • Cet ouvrage est constitué de deux essais sur l'évolution de nos sociétés.
    Le premier est une discussion critique de la notion de capital social, et de son utilisation comme critère d'évaluation du développement des sociétés. Le second tente de formuler une théorie de l'action en société, structurée par les deux pôles complémentaires de l'agir instrumental et de l'agir constitutif. L'homme agit en effet toujours sur deux plans : au plan instrumental, pour atteindre des buts qu'il juge rationnels, et au plan " constitutif " pour construire symboliquement un monde où il pourra trouver sa place.
    L'idée de monde commun joue ainsi un rôle central dans l'ensemble de l'ouvrage et constitue le véritable trait d'union entre les deux essais. Aborder la question du lien social dans cette perspective, c'est souligner que sa dimension imaginaire n'est pas moins fondatrice que sa dimension utilitaire. Cet angle de vue permet de rompre avec l'individualisme méthodologique et débouche sur la critique d'une idéologie qui surestime la capacité des individus à recréer la société ex-nihilo à partir de leurs propres relations. La société s'inscrit dès l'origine dans la relation de l'individu à une totalité sociale préexistante médiatisée par les institutions.
    Tout en assumant de réelles ambitions théoriques, ce livre se veut ainsi une intervention engagée dans le débat contemporain sur les recompositions du lien social.

    Sur commande
  • L'objet de ce livre n'est pas de rappeler une nouvelle fois les périls qui nous menacent, mais de critiquer la raison qui les a rendus possibles.
    C'est toujours la raison économique qui gagne. Mais elle est incapable de donner son prix à la nature et d'intégrer les droits des générations qui viennent. Cette raison est sans avenir.
    Quelles valeurs, quelles règles sociales, quels modes de pensée peuvent alors nous donner le sentiment de vivre dans un monde cohérent ?
    Nous avons besoin de nouveaux repères qui nous indiquent, très concrètement et en toute situation, comment préserver la planète : alerte quotidienne sur notre empreinte écologique, généralisation des « comptes carbones », souci du monde naturel, culture de la complexité.
    Plaidoyer convaincant pour une raison écologique, définie comme une « conversion » de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la préoccupation de tous.

    Sur commande
  • Un recueil de petites histoires qui met en scène deux personnages, un enfant et un lion, dans des dialogues loufoques, surréalistes et toujours plein d'humour. Texte après texte, les reparties s'enchaînent dans un duo de comiques où toutes les situations deviennent prétexte au jeu et au rêve. Un joli petit ovni littéraire sous la plume inimitable de Bernard Friot ! Léo est un lion, Léon est un petit garçon. Chacune des histoires les met tous deux en scène, comme s'ils étaient seuls au monde. Leur réflexion, leurs dialogues tournent toujours à l'absurde. D'un concours de gros mots à la timidité de montrer son zizi, d'une bagarre qui devient jeu aux petits mensonges entre amis, Bernard Friot croque tous ces petits riens où l'enfance mêle réalité et imaginaire. Entièrement conçu sous la forme d'un dialogue, chaque texte est l'occasion d'autant de jeux de mots et de jeux sur les mots. Un ton « faussement libre » qui donne à lire aux plus petits une écriture à la fois littéraire et savoureuse, à leur portée et empreinte d'humour. Du non sens parfaitement adapté à la tranche d'âge. A cette plongée au coeur des délires enfantins (monstres qui sortent des histoires, déguisement...), Delphine Perret prête toute sa « patte » intimiste. Dessin au plus proche des attitudes, expressions croquées en trois coups de crayon mettent en valeur toute la qualité et l'originalité des textes...

empty