• À partir d'une enquête sur le mouvement coopératif, les diverses approches de la propriété collective au XIXe siècle, l'étatisation soviétique, la socialisation espagnole de 1936 et la tentative de correction autogestionnaire des communistes yougoslaves, ce livre propose de penser un au-delà à la propriété productive, qu'elle soit privée/capitaliste ou collective. Il montre que, jusqu'ici, deux grandes formes de propriété collective ont été expérimentées : la coopérative et l'étatisation des moyens de production. Dans la première, le capital, même second, tend à reprendre le dessus en cas de succès de l'entreprise. Dans la seconde, elle induit une concentration du pouvoir excluant ceux au nom de qui elle a été réalisée. Ces échecs sont inhérents à la notion même de propriété : excluante et centralisatrice par nature. Même collective, une propriété reste un instrument d'oppression.
    Le XXe siècle a été porteur d'innovations qui permettent d'envisager la disparition de la notion de propriété productive : les cotisations sociales, car elles contestent le régime de la propriété par l'imposition de règles de distribution des revenus, et le financement des actifs des entreprises par endettement, car il ouvre la voie à la disparition des fonds propres. Le prolongement de ces innovations permet de relativiser la notion même de propriété et d'envisager que travailleurs et usagers d'une unité de production puissent avoir sur elle un droit de codirection. L'unité productive devient ainsi un commun à côté d'autres communs assurant des tâches de financement des actifs, de mutualisation des investissements, de redistribution et de péréquation des revenus. C'est l'articulation de ces différents communs qui permet d'envisager la disparition totale de la propriété productive.

  • Le capitalisme triomphant des années 1990 a ­perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise.
    Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils??
    Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent.
    Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens.
    Une nouvelle définition de la démocratie se dessine?: une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble.
    Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Ce programme, adapté à un pays de la zone euro, intègre divers scénarios liés à cette situation.
    Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des «?tutoriels?» en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent et la macroéconomie.
    Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne.
    L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.

  • - Quand les coopératives (Scop) se débarrassent des actionnaires et deviennent un outil de transformation sociale - Lorsque des salariés gèrent eux-mêmes leur entreprise, un nouveau monde se dessine Lorsque l'entreprise fait faillite ou ferme en raison d'une logique financière, le chômage et la disparition de l'outil de travail n'est pas l'avenir inéluctable auquel sont condamnés les salariés. Une autre issue est possible : la reprise de la production par les salariés euxmêmes et l'émergence d'une entreprise sans patron.

  • Après vingt ans de politiques économiques néolibérales, que constatons-nousoe Partout dans le monde, les inégalités augmentent, l'exclusion sociale devient le vécu quotidien de plus de deux milliards d'individus, les sans-ressources côtoient les mal-nourris... Cet ouvrage explique ces problèmes et apporte des solutions plausibles. Le tout est de revoir l'économie et, plus encore, de changer l'entreprise, d'instituer une entreprise démocratique dans laquelle les producteurs pourront s'approprier l'intégralité de la richesse produite par celle-ci.

    Sur commande
  • L'association d'éducation populaire Réseau Salariat promeut l'extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s'appuie sur des outils et des institutions existant à l'échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé « salaire à vie ») s'appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. Son accomplissement supposerait l'instauration d'une copropriété d'usage des moyens de production ainsi qu'une forte socialisation de la valeur économique afin de garantir à toutes et tous une qualification inaliénable et une souveraineté au travail, notamment au sein l'entreprise. À ce jour cependant, l'articulation des perspectives macro-institutionnelles avec le fonctionnement réel de l'entreprise reste embryonnaire.

  • Les coopératives de travail sont ces entreprises où chaque salarié participe à toutes les décisions. En perte de vitesse après 1945, elles ressurgissent en ces temps de fragilisation de l'emploi salarié traditionnel.
    Qui n'a pas pensé rejoindre ou créer une entreprise où sa voix compte vraiment ? Le mouvement coopératif connait une renaissance, en terme d'emplois et en terme d'innovation financière et juridique. Le livre fait le point sur la longue histoire des coopératives, et en particulier de la coopérative de travail.
    C'est un livre sur la coopérative aujourd'hui, le rapport au travail qu'elle permet, ses résultats, de la PME au groupe international, du point de vue économique et humain. L'ouvrage propose également un guide pratique : intégrer ou créer une nouvelle coopérative, comprendre les différences de gestion avec l'entreprise classique, la question clé du financement.

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