• Peut-on rassembler ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d'exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient. Ode aux femmes persévérantes et à la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui.

  • « Ejo » : au Rwanda, le même mot désigne « hier » et « demain ». Un seul mot pour se remémorer les temps fanés et raconter ce que peut être la vie après le génocide des Tutsi. Les trente nouvelles de ce recueil nous font entrer avec tendresse et lucidité dans l' intimité de femmes et d'enfants dont le destin est bouleversé par l'histoire. Une mosaïque de tons, entre désenchantement et espoir, pour réaffirmer notre humanité commune.

  • Beata Umubyeyi Mairesse poursuit son exploration des méandres de l'âme humaine avec Après le Progrès son premier recueil de poésie, après deux recueils de nouvelles récompensés :
    Ejo a reçu le prix François Augiéras 2016 et Lézardes, le prix de l'Esturaire 2017 et le Prix des Lycéens de Decize 2018 et les deux livres se sont vu décernés le prix du livre Ailleurs 2017.

    À la question « qu'est-ce que la poésie ? » Georges Castera Fils répondait (en créole) : « C'est des paroles semées pour culbuter le malheur. » Avec ses fragments intimes et universels, l'auteure franco-rwandaise fait danser les mots de trop, les mots pagailles, les mots abandonnés de son imaginaire décolonisé clair-obscur.
    Ce premier recueil de poésie Après le Progrès se déploie dans une langue savoureuse pour dire avec la même délicatesse le violent ressac de la vie, de sa vie, entre hier et demain, entre les désirs de vie et le coût de la survie, entre là-bas et ici.
    Ces textes, rires ébréchés ou souvenirs parfumées, portent la voix d'une femme, survivante, militante, mère, amoureuse. Autant de paroles semées, germées, cueillies, qu'elle nous offre pour faire un pied de nez au malheur.

  • Lézardes

    Beata Umubyeyi Mairesse

    Quinze histoires pour dire la nostalgie d'un continent disparu, l'innocence, aux frontières de la catastrophe.
    L'enfance que l'on rafistole dans ses souvenirs avec tendresse et lucidité. Derrière la délicatesse des récits finement ciselés, Beata Umubyeyi-Mairesse laisse sourdre la violence qui a frappé sa génération rwandaise, au printemps 1994. Celles et ceux qui n'étaient encore que des enfants. Qui souvent sont devenus des parents. En déroulant le fil du mensonge et de la haine, sur près de cent ans, elle dessine une mosaïque aux couleurs chatoyantes, et nous offre un portait de groupe subtil où se mêlent espoir, magie et désenchantement.

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