• Colloque ; armer la sagesse

    Aron-R

    • Fallois
    • 16 April 2008

    S'il y a une pensée aronienne de l'histoire, en quoi consiste-t-elle ? Les contributions rassemblées dans ce volume s'attachent à mettre en évidence l'apport unique d'un intellectuel qui, sa vie durant, conjugua philosophie, histoire et politique pour atteindre l'objectif qu'il s'était lui-même fixé, au coeur du combat contre le nazisme : " armer al sagesse ". C'est l'actualité d'une pensée que nous avons voulu mettre en lumière à travers le présent ouvrage. Actualité qui ne naît pas seulement de l'acuité de u regard porté par Aron sur les évènements historiques de son temps et de sa capacité à en extraire des analyses encore éclairantes, mais aussi du bénéfice que procure aujourd'hui à toute une génération d'historiens et de philosophes la fréquentation de son oeuvre. Telle est la force des oeuvres majeures que de servir de terrain de réflexion aux générations qui les suivent.

  • "Les "années obscures de Jésus" se situent entre son retour à Nazareth, après le mystère de sa naissance, et son baptême par Saint-Jean, au début de sa prédication. Ce sont en effet trente années sur lesquelles l'on en sait à peu près rien, sur lesquelles les Evangiles se taisent, à l'exception d'un épisode relaté par saint-Luc, la visite de Jésus au temple de Jérusalem à l'âge de douze ans et son entretien avec les docteurs. (...) Jésus, dont Pascal a écrit qu'il serait en agonie jusqu'à la fin du monde, ne traverse-t-il pas aujourd´hui de nouvelles années obscures? L'histoire d'Israël, mieux connue, permet-elle de les éclairer?"

  •   Raymond Aron ne pouvait manquer de s'intéresser à Machiavel. Qu'il ait laissé une étude originale sur la pensée politique du secrétaire florentin est moins banal. Dans cette étude inédite, il dessine les fondements pessimistes d'une certaine philosophie politique européenne, sensible aussi au xxe et au xxe siècles chez Nietzsche, puis Pareto; il souligne la responsabilité de Machiavel dans "la prise de conscience" des moyens machiavéliques; mais sa véritable originalité est de révéler le rôle essentiel, central, de la politique extérieure dans la conception machiavélienne de l'État, conduisant à une "politique de puissance".


      Ces inédits de 1938-1940 sont aussi l'une des toutes premières études françaises sur le phénomène totalitaire compris historiquement et sociologiquement comme ensemble : suite de sa réflextion sur Machiavel et Pareto qui anticipe la perspective de Hannah Arendt et ses propres réflexions des années 50-60, notamment dans Démocratie et totalitarisme.

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  • à l'occasion du centenaire de la naissance de raymond aron (14 mars 2005), la société de ses amis a organisé, à l'ecole des hautes etudes en sciences sociales (11-12 mars 2005), un colloque international de réflexion sur l'avenir des démocraties, en présence du premier ministre jean-pierre raffarin.
    l'objet de cette réunion n'était pas de rendre hommage au philosophe en étudiant ou en célébrant son oeuvre, mais de prolonger, dans le même esprit, la réflexion sur le temps présent qu'il n'a cessé de mener au cours de son existence. raymond aron demeure une référence capitale pour tous ceux qui veulent comprendre le fonctionnement de phénomènes aussi variés que les démocraties libérales, les métamorphoses de la guerre ou le surgissement des totalitarismes.
    sa pensée libérale et critique doit nous permettre de penser le monde contemporain. c'est ainsi qu'au cours des six séances de discussion - présidées par alain besançon, dominique schnapper, jean-claude casanova, nicolas baverez, jean-louis bourlanges et pierre hassner - les intervenants ont débattu successivement des passions, des valeurs et des idéologies de la démocratie, des formes renouvelées que prend le religieux, des défis que constitue pour la pratique démocratique la mondialisation économique, des problèmes de l'état-providence, de l'avenir de l'europe et du nouvel ordre international.
    les lecteurs trouveront dans ce livre les rapports présentés dans ces tables rondes, et l'essentiel des discussions qui suivirent, réunissant spécialistes français et étrangers.

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  • Essai sur les libertés

    Aron-R

       Ce livre est issu de conférences données en avril 1963 à l'université de Californie, à Berkeley. Comme ces conférences étaient organisées par un Comité Jefferson, je choisis tout naturellement pour thème la liberté et me proposai de reprendre la vieille controverse sur les libertés formelles et les libertés réelles. Que vaut l'idée, popularisée par les marxistes, selon laquelle les libertés politiques, personnelles, iintellectuelles, n'ont aucune portée effective, seule une révolution touchant à la propriété des moyens de production étant de nature à garantir une liberté réelle ?
       J'ai tâché de réondre à cette interrogation par trois sortes d'analyse. Dans un premier chapitre, je me suis reporté à l'origine du débat et j'ai confronté les doctrines d'Alexis de Tocqueville et de Karl Marx entre elles et avec le présent. Là où les libertés formelles ont été supprimées, en Europe de l'Est par exemple, elles apparaissent à ceux qui en sont privés étrangement réelles. Il est vrai, simultanément, que nous sommes tous marxistes en un sens : toutes les sociétés modernes ont l'ambition de construire l'ordre conforme à leur idéal et refusent de se soumettre à aucune fatalité.
        Dans un deuxième chapitre, j'examine l'actuelle synthèse démocratique et libérale -libertés formelles, lois sociales, planification souple- et les critiques auxquelles elle est en butte, critique des purs libéraux d'un côté, critiques de socialistes insatisfaits de l'autre.
       Enfin, dans un troisième chapitre, je m'interroge sur la compatibilité entre les nécessités de la civilisation technique et la liberté politique au sens strict du terme, c'est-à-dire la participation des citoyens et des élus aux affaires publiques.
        Ce petit livre appartient, comme les précédents, à l'enquête que je poursuis, depuis de longues années, sur la civilisation moderne. J'emprunte aux penseurs du passé les questions qui demeurent actuelles parce qu'elles sont permanentes, mais je cherche les réponses dans l'observation du réel.
    R.A.

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  • Inédit. Deux philosophes que tout semble séparer (l'âge, l'histoire, l'engagement) dialoguent. Raymond Aron vient de faire paraître Les Étapes de la pensée sociologique. C'est sur ce livre que devait porter l'entretien ici retranscrit pour la première fois. Or, c'est au contraire autour de celui que Michel Foucault vient de publier, Les Mots et les Choses, que s'organise la conversation.

  • Parvenue au pouvoir après la grande Révolution, la bourgeoisie française poursuit impatiemment des modèles d'honneur. Entre 1820 et 1850, elle met sur pied un appareil idéologique qui la rassure, à défaut de fonder son prestige. La morale ne régit pas sa conduite, seulement ses discours. Le soir, les maris délaissent leurs épouses, les enfants se masturbent. Mais les contrôleurs sociaux, hygiénistes, médecins, pédagogues, s'indignent en cadence, porte-parole d'une société qui substitue l'opinion au sacré et le dehors à la vérité.


    Jean-Paul Aron, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est épistémologue et historien. Ecrivain, il est l'auteur de romans, d'essais critiques et de pièces de théâtre.


    Roger Kempf est professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Ecrivain, ethnologue de la littérature, il s'est intéréssé, dans ses divers ouvrages, au corps et aux moeurs dans le champ de l'histoire de la fiction.

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