• Pour son deuxième ouvrage, Antoine Herscher a choisi de photographier des lieux, des objets, des ruines, des constructions... laissés à l'abandon, isolés dans quelque coin perdu par la nature. A travers l'objectif de son appareil, il révèle le talent destructeur de l'Homme, le tueur de la nature, l'assassin de ses propres constructions. Il s'explique lui-même : "Ce sont les empreintes et les témoignages qui se dégagent de ces lieux oubliés? qui me fascinent, devenant des scènes hors du temps. L'homme n'est pas présent, mais on le devine partout."

  • Pour les photographes, l'arbre - et son génie propre quant à la captation de la lumière -, constitue bien davantage qu'un élément du paysage. La proposition d'Antoine Herscher s'inscrit dans cette tradition du regard et, à sa manière, la renouvelle. Semblant prendre au pied de la lettre la conception nouvelle de l'arbre comme chaînon essentiel du Vivant, le photographe entreprend d'en dresser des portraits, comme il le ferait d'êtres humains. Des portraits d'arbres, donc, qui, comme il le dit malicieusement, «n'ont rien de remarquable ou d'exotique par leur essence, mais qui font preuve de caractère...».

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