Julliard

  • Ce soir j'ai peur

    Annie Saumont

    • Julliard
    • 5 February 2015

    Durant les années 1960, Jane, étudiante en gymnastique, est torturée par le remords d'avoir empoisonné son amant, un dentiste de vingt-cinq ans son aîné qui semble avoir profité de sa jeunesse pour la séduire. Au fil d'une existence en apparence paisible avec ses camarades féminines, rythmée par divers entraînements physiques et des conversations de jeunes filles impatientes de découvrir l'amour, Jane ressasse son crime en secret dans la crainte d'être découverte un jour par la police ou par l'une de ses amies. Mais la vérité a parfois plusieurs visages et la version des faits que se raconte Jane n'est peut-être pas aussi conforme à la réalité qu'elle aimerait le croire.
    Quiconque connaît l'oeuvre d'Annie Saumont sait combien la noirceur de l'âme humaine lui est familière. Dans un savant aller-retour entre récit à la troisième personne et monologue intérieur, elle brouille ici les pistes pour mieux traduire la confusion de son personnage. Avec sa concision percutante et sa parfaite maîtrise de l'ellipse, elle parvient mieux que personne à démonter les mécanismes qui conduisent à faire basculer une existence entière dans le désastre. Son univers très particulier s'accroche à des détails, à de banals objets du quotidien d'où découlent les drames intimes les plus enfouis. Ce soir j'ai peur est l'occasion de découvrir un des tout premiers romans d'Annie Saumont, plus connue aujourd'hui pour ses nouvelles, paru en 1961 et qui annonçait déjà toute la singularité de cette plume majeure de la littérature française contemporaine.

  • Florilège

    Annie Saumont

    Disparue en janvier 2017, Annie Saumont nous a laissé une oeuvre singulière, d'une modernité absolue. Dès ses débuts, elle poursuit l'obsession d'écrire des nouvelles, rien que des nouvelles. Au gré d'anecdotes glanées ici et là, chacun de ses récits dresse un tableau de la société d'une humanité poignante. Avec sa concision extrême, sa parfaite maîtrise de l'ellipse et son art de la chute, elle sait en quelques pages créer un suspense. Ses personnages, antihéros solitaires, racontent leur infortune avec une franchise désarmante. Son univers s'attache à des détails, à des objets du quotidien, aux situations qui dérapent. Mais c'est plus encore à son style inimitable qu'on reconnaît l'écriture d'Annie Saumont. Une langue minimaliste qui bouscule la grammaire, tord la syntaxe, bannit les virgules, se réapproprie les mots de la rue.
    Pour Josyane Savigneau, journaliste au Monde des livres et préfacière de ce Florilège, Annie Saumont était « certainement la plus grande nouvelliste française ».

  • Le tapis du salon

    Annie Saumont

    Quoi de commun entre un kidnappeur apprivoisé par sa victime, un garçon ne lâchant jamais la main d'un frère imaginaire, une mère sans scrupules volant son fiancé à sa propre fille, un frère follement amoureux de sa soeur handicapée, un poète en herbe mort d'avoir plongé d'une falaise à marée basse ? Tous ces personnages anonymes, paumés, décalés, silencieux, peuplant un univers en apparence banal à crever, ont une histoire extraordinaire à raconter. Mais seul un détail peut nous y faire accéder. Une promesse de jeunesse non tenue, un coucher de soleil, la mort d'un poisson rouge, l'envoi d'une lettre anonyme ou une simple tache sur un tapis, tout est prétexte à Annie Saumont pour creuser les failles d'une humanité à la dérive, qui pourtant s'acharne à résister.
    Véritable orfèvre de l'écriture, Annie Saumont scrute notre quotidien, s'attache aux situations qui dérapent, aux manifestations de trouble, jusque dans le langage, miroir de tous les dérèglements affectifs et sociaux. Partant d'un fait divers ou d'une anecdote, elle croque ses antihéros au moment où leur vie bascule. Chacune de ses nouvelles est comme un détail d'un même tableau, formant une peinture de société sombre, implacable et poignante. Du très grand art !
    Avec déjà plus de trois cents nouvelles et trente recueils couronnées par les prix les plus prestigieux, Annie Saumont est un cas unique dans les lettres françaises. Souvent comparée à Raymond Carver, elle a entièrement consacré son oeuvre à la nouvelle. Et comme en témoigne la critique littéraire - qui ne cesse de l'encenser, année après année, et de voir en elle la plus talentueuse des nouvellistes de langue française -, Annie Saumont est toujours aussi moderne.

  • Trois pages suffisent à raconter une histoire.
    Annie saumont, la virtuose de la nouvelle, le prouve à chaque nouveau recueil. les dix-neuf brefs récits qui composent les croissants du dimanche décrivent avec une justesse implacable ces infimes moments où toute une vie peut chavirer. d'une concision percutante, maîtrisant parfaitement l'art de l'ellipse et de la chute, annie saumont sait mieux que personne rendre hommage à ces personnages anonymes, coeurs solitaires, assassins ou enfants battus, victimes d'une société en phase de déshumanisation avancée, et qui puisent encore au tréfonds d'eux-mêmes une irréductible rage de vivre.

  • Annie Saumont peut se prévaloir dune ½uvre composée de plus de deux cent cinquante nouvelles, dont le dernier recueil, Encore une belle journée, illustre, une fois de plus, tout le talent de cette rebelle incontournable des lettres françaises.

    Annie Saumont est sans doute la plus discrète des écrivains français. Cest pourtant une des plus remarquables. Tout dabord parce quelle poursuit depuis plus de trente ans la même obsession : écrire des nouvelles, et seulement des nouvelles. Une entreprise qui lui a valu les honneurs de la critique, de nombreux prix littéraires, et un lectorat aussi passionné que fidèle depuis ses premières publications. Sa méthode ne varie jamais. Au gré de faits divers ou danecdotes glanés ici et là, Annie Saumont construit de brefs récits envoûtants dont les personnages - enfants mal aimés, délinquants en puissance, criminels involontaires, couples adultères ou rongés par lennui, solitaires en quête de lâme s½ur forment un tableau sombre et poignant de lhumanité. Brimés par lexistence, acculés au désastre, tous les anti-héros dAnnie Saumont sont pourtant bien debout, capables de conter leur infortune avec une désarmante franchise, comme si chacun nétait que le spectateur étonné de son propre destin. Dans chacun de ses récits, Annie Saumont confirme le vieil adage populaire selon lequel « le diable gît dans les détails ». En partant dun geste, dune parole, de la présence ou de labsence dun objet, elle parvient à mettre en lumière la logique inconsciente dun personnage. Opposée à tout jugement sur les êtres dont elle transcrit le désarroi, Annie Saumont montre comment le hasard des circonstances, apparemment insignifiant, peut précipiter la chute dun individu.
    Mais loriginalité du travail dAnnie Saumont réside plus que tout dans linvention dun style unique, à la fois minimaliste, oralisé, et dune minutie extrême. Maîtresse dans lart de créer un suspense captivant sur une quantité  réduite de pages, Annie Saumont nhésite pas à laisser le lecteur combler les blancs de ses récits. Et ce quelle aime par-dessus tout, cest bousculer la grammaire, tordre la syntaxe, avoir linsolence de ne pas toujours finir ses phrases. Certes, Annie Saumont est une rebelle, mais qui connaît la méticulosité de son travail sait aussi que, dans ses textes, chaque mot na quune seule place possible : celle quil occupe. Encore un beau recueil !

    Annie Saumont a d'abord été traductrice de littérature anglo-saxonne, notamment de J. D. Salinger. Puis elle s'est consacrée à l'écriture de nouvelles, art dans lequel elle a acquis un exceptionnel savoir-faire en même temps qu'une grande notoriété. Désignée comme la s½ur française de Raymond Carver, elle est unanimement saluée par la critique. Son ½uvre, étudiée dans les universités américaines, est traduite dans le monde entier.


  • Dans ce nouveau recueil, Annie Saumont continue son exploration implacable et tendre de l'âme humaine. Sa méthode ne varie jamais. Au gré de faits divers ou d'anecdotes glanés ici et là, Annie Saumont construit de brefs récits envoûtants dont les personnages, enfants mal-aimés, délinquants en puissance, criminels involontaires, couples adultères ou rongés par l'ennui, solitaires en quête de l'âme soeur, forment un tableau sombre et poignant de l'humanité.
    Brimés par l'existence, acculés au désastre, tous les anti-héros d'Annie Saumont sont pourtant bien debout, capables de conter leur infortune avec une désarmante franchise, comme si chacun n'était que le spectateur étonné de son propre destin. Par-delà le choix de sujets graves traités sur un ton désinvolte, l'originalité du travail d'Annie Saumont réside dans l'invention d'un style unique, à la fois minimaliste, oralisé, et d'une minutie extrême, grâce auquel les thèmes les plus difficiles deviennent soudain limpides, voire enfantins.
    Dans chacun de ses récits, Annie Saumont confirme le vieil adage populaire selon lequel "le diable gît dans les détails". En partant d'un geste, d'une parole, de la présence ou de l'absence d'un objet, elle parvient à mettre en lumière la logique inconsciente d'un personnage. Opposée à tout jugement sur les êtres dont elle transcrit le désarroi, Annie Saumont montre comment le hasard des circonstances, apparemment insignifiant, peut précipiter la chute d'un individu.
    Maîtresse dans l'art de créer un suspense captivant sur une quantité réduite de pages, Annie Saumont n'hésite pas à laisser le lecteur combler les blancs de ses récits. Mais ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est bousculer la grammaire, tordre la syntaxe, bannir les virgules quand elles freinent le rythme de la narration, faire fi des négations, se régaler d'anglicismes ou du langage des rues, et oser l'insolence de ne pas toujours finir ses phrases.
    Certes, Annie Saumont est une rebelle, mais qui connaît la méticulosité de son travail sait aussi que, dans ses textes, chaque mot n'a qu'une seule place possible : celle qu'il occupe.

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  • C'est rien ca va passer

    Annie Saumont

    " Je vous coupe les queues a dit la marchande de fruits et légumes serrée à déborder dans son corsage.
    J'ai été tenté de répondre que j'en avais qu'une et ne tenais pas à ce qu'on me la coupe je n'ai pas osé. Enfonçant dans mon sac Franprix mes poireaux équeutés j'ai dit merci. Pas facile de se comporter en mer vulgaire et marrant quand on a pas l'habitude. Quand on est considéré comme un homme sérieux et bien élevé. "

  • Koman sa sécri émé ?

    Annie Saumont

    " Je ferme les yeux, je saute.
    A l'instant de la chute je contemplerai le paysage. Ça me rappelle une histoire d'alpinistes. Dans un passage dangereux le premier de cordée dit à ses compagnons, Si jamais vous tombez (quatre cents mètres d'à-pic) n'oubliez pas de regarder à gauche avec un peu de chance vous pourrez admirer quelques secondes le coucher du soleil sur le mont Blanc. " Connaissez-vous Annie Saumont ? Celle que Jérôme Garcin (Le Nouvel Observateur) appelle la " sueur française de Raymond Carver " ? Ou que Josyane Savigneau (Le Monde) a évoquée comme la " meilleure nouvelliste française " ? Cherchez bien.
    Vous avez sans doute déjà croisé un de ses étranges personnages en quête d'amour, ou croqué un de ses instantanés drôle et cruel, qui laisse au palais une saveur particulière, longtemps après dégustation. La voilà qui revient - quel bonheur, avec dix-huit brèves histoires surprenantes. Vous ne la connaissez pas ? C'est étonnant. Elle vous connaît bien.

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  • Un soir, à la maison

    Annie Saumont

    Une bouchère qui finit au carmel, un écolier qui n´ose raconter, pour sa rédaction, ce qu´est «un soir, à la maison», un auteur qui signe dans une librairie avec le secret espoir d´apercevoir enfin ce mystérieux lecteur qui lui écrit depuis tant d´années... tels sont quelques-uns des nouveaux personnages attachants de ce recueil de nouvelles.
    Au fil de ses livres, Annie Saumont s´est imposée comme l´une des plus importantes nouvellistes françaises. Son oeuvre est appréciée par un très large public, traduite dans le monde entier, étudiée dans les lycées et collèges, et dans les universités américaines.

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  • Après

    Annie Saumont

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  • " Les voilà quel bonheur les jours de soleil. Le portail de l'école se referme. Les cousins vont demain débarquer des carrioles. Les cousins qui partageront nos jeux et ces travaux de l'été qui partagés seront des jeux. Les cousines au regard malicieux et tendre. Je parle, dit-il, d'un village où la vie était simple et tranquille. C'est ce qu'on pensait alors. Moi j'étais petit. On pensait aussi qu'il n'y avait pas de raison pour que ça finisse. Et puis. " Annie Saumont " (Un) style que l'on reconnaît aux toutes premières lignes, une méticulosité admirable, une jubilation communicative à trouver le ton juste, le mot, l'espace, le temps. " Biographie de l'auteur Née à Cherbourg, Annie Saumont a passé son enfance et son adolescence près de Rouen. Elle part travailler à Paris et devient traductrice, notamment de J. D. Salinger, John Fowles et V. S. Naipaul. De tous temps, Annie Saumont s'est consacrée à l'écriture. Avec quelques romans parus avant 1976 et, depuis, une centaine de nouvelles réunies dans une quinzaine de recueils, Annie Saumont a reçu de nombreux prix, dont le Goncourt de la nouvelle pour Quelquefois dans les cérémonies, et le grand prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres pour Je suis pas un camion. Son oeuvre singulière et sensible, traduite dans le monde entier, la place parmi les plumes majeures de la littérature contemporaine.

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  • La terre est à nous

    Annie Saumont

    Annie Saumont n'a pas attendu que la nouvelle revienne sur le devant de la scène littéraire pour s'en emparer. Bien que cela ne se sache pas assez, elle est aujourd'hui une référence dans ce domaine. Véritables prouesses littéraires, ses courts récits ont l'art de suggérer en quelques pages les destins contrariés de personnages ordinaires quelle parvient à rendre inoubliables. Un cambrioleur est pris au dépourvu lorsque la femme âgée qu'il vient dépouiller le prend pour son petit-fils et l'invite à rester déjeuner ; une femme retraitée s'imagine le voisin qu'elle entend par la cloison de son appartement sous les traits d'un possible compagnon de vie. Jusqu'à ce qu'elle découvre qu'il n'a que dix-huit ans ; mû par la gourmandise, un garçon s'arrête dans la rue pour manger des loukoums et tarde à transmettre un message qui aurait dû sauver la vie d'un homme. Trente ans après, on le retrouve obèse, perclus de culpabilité... Autant d'instantanés d'une rare maîtrise reprenant les thématiques obsessionnelles d'Annie Saumont, ces bribes de vie de personnages solitaires, marginaux, exclus, brisés par les drames de l'existence, qu'ils soient enfants maltraités ou incestueux, vieillards isolés, fous, assassins ou amoureux éconduits. Mais en contrepoint de toute cette misère, on trouve aussi dans ces pages une humanité bouleversante. En peu de mots, Annie Saumont noue entre le lecteur et ses personnages une intimité immédiate. Inlassablement, elle explore le genre à part de la nouvelle avec une virtuosité époustouflante et un style unique : cette langue épurée, tout en ellipse, où la sonorité des mots et des phrases compte autant que leur sens.
    La terre est à nous est la réédition d'un recueil paru en 1998 aux Éditions Gallimard, dans une collection jeunesse devenue introuvable. Les Éditions Julliard ont donc décidé de rendre ce titre à nouveau disponible.

  • Et puis, T'aimerais pas un jour vivre là-dedans ? Avec un homme et des gosses.
    En famille quoi. Il a dit.
    J'ai ri. Ca devenait comme un conte de fées. Et les achélèmes étaient comme un palais. Déjà je m'imaginais dans la salle d'eau carrelée - lavabo sur pied, robinets qui ne fuient pas - faisant un shampooing à mes mômes.
    Moi les enfants j'aime.
    Un shampooing-douceur. Aux extraits naturels d'herbe.
    Le naturel, y a rien de mieux.
    Des mômes blonds comme les blés.
    Comme lui.
    " Annie Saumont regarde ce que les autres ne voient pas.
    Ou ce qu'ils ne veulent surtout pas voir... Trop dérangeante, sans doute, avec sa manière de trancher dans le vif, de montrer, en quelques pages, comment un rêve s'écroule, une vie se défait, un souvenir revient... Elle est certainement la meilleure nouvelliste française - c'est affirmé ici et là, à chaque livre, et elle a reçu de nombreux prix, dont le Goncourt de la nouvelle. " Josyane Savigneau, Le Monde.
    " Rapide, noire, virtuose de la chute, Annie Saumont, toute d'humour sombre et de tendresse voilée, manie comme personne l'art de la nouvelle.
    " Michèle Gazier, Télérama.

  • Embrassons-nous

    Annie Saumont

    • Julliard
    • 22 January 1998

    Annie Saumont n' a pas attendu qu'on les appelle les "exclus" pour s'intéresser à ceux auxquels la société ne veut pas accorder une place, une liberté, un espace, si précaires soient-ils. De nouvelle en nouvelle, depuis des années, elle leur a rendu vie, elle leur a restitué une parole : de l'humour, de la cruauté, du désir de vengeance. Bref, tout ce qui sauve du désespoir d'exister pour rien. Chez elle, les enfants ne sont pas "mignons", les pauvres ne sont pas gentils, les marginaux n'implorent pas humblement assistance. Ils ne demandent pas àêtre tolérés, ni même "reconnus". Ils s'affirment. Ils encombrent.

    Josyane Savigneau /Le Monde

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  • Après

    Annie Saumont

    • Julliard
    • 12 September 1999
  • Les treize nouvelles du recueil d'Annie Saumont dévoilent l'immense solitude d'exister, sous le masque quotidien. Passe-moi le sel, dit le mari à sa femme, faute d'avouer que c'est atroce un couple éternel. En quelques pages, scandé par les événements de la petite et de la grande histoire, illustré par des « tubes » et relayé par des pubs, c'est le temps d'une vie. Une famille naît et meurt, sans mystère même si le fils aîné souffre, muet, parce que son amant l'a quitté. C'est le récit du « déjà fini », le roman des gens ordinaires.



    Les homosexuels font partie de l'univers d'Annie Saumont, au même titre que les femmes qui rêvent du grand amour avec des aventuriers. Ses nouvelles sont révélatrices de notre société et de ses tabous.



    Annie Saumont a une écriture sans fioritures, à la fois simple comme l'évidence des rivières, et heurtée par le bruit des remous : chacun est logé à la même enseigne, orphelins halés par la vie, toujours partants, en dépit des coups et de ce mur (Cet été là) qui sépare les êtres les plus proches, un obstacle interne, comme pour ces deux garçons paumés (La corde) qui ne couchent pas ensemble parce que il y a cette incommensurable difficulté à être heureux et à oublier les meurtrissures de l'enfance.



    Des nouvelles où la plainte retenue a l'élégance de jaillir en échappées belles quand le désespoir est le plus âpre.

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  • " Les spécialistes du chalumeau / Les casseurs de bateaux / Les cueilleurs de thé à Ivoha / Les marchands de pieuvres à Rio de Vigo / Les porteurs de charbon à Dhanbad / Les planteurs de cacao à Itabuna / Les ouvriers des hauts fourneaux / Les gauchos dans la Pampa / Les croupiers à Monaco / Les maroquiniers chinois / Toi, qu'est-ce que tu veux faire plus tard ! Ses parents les premiers ont posé la question.
    Et puis l'institutrice. Et après au collège le conseiller d'éducation. Même les camarades de classe, même les copains de la rue parfois ça les prenait. Qui disaient, Moi quand je serai grand je ferai. Ceci ou cela. Ou encore. Qui demandaient. Et toi ? "

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  • Si on les tuait - ne

    Annie Saumont

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