• Ce soir j'ai peur

    Annie Saumont

    Comprendre, et oublier. Voilà tout ce à quoi Jane, étudiante en gymnastique, aspire.
    Dans son lit de pensionnaire, le remords d'avoir empoisonné son amant, un dentiste de vingt ans son aîné, l'assaille. Certes, ses caresses lui étaient odieuses, et détestable cette idée qu'elle lui appartenait. Mais n'est-ce vraiment que cela, la vérité ? Cette vérité qu'elle traque, entre entraînements physiques et bavardages de dortoir, les peurs qu'on cache et l'insondable légèreté des jeunes filles en fleur.

    « Ce texte est un pur joyau de composition et d'écriture. » Lion

  • Édition relookée. Le volume est destiné aux classes de 3e pour l'étude de récits porteurs d'un regard sur l'histoire et le monde contemporains.
    Le recueil : Un homme hanté par le souvenir des camps d'extermination, où, kapo, il a conduit celle qu'il aimait à la mort sans dire un mot ; un autre, rongé par le remords parce que, sous l'Occupation, recueilli par des fermiers, il a provoqué l'arrestation de Sarah, la petite fille qu'ils hébergeaient ; un troisième, confronté à un terrible dilemme : livrer le meurtrier d'un soldat allemand pour permettre à cinquante otages de garder la vie sauve - ou se taire.
    Dans chacune des nouvelles de ce recueil, la guerre est un moment de crise qui révèle les personnalités et marque les individus à jamais.
    Le dossier présente et commente des documents datant de la Seconde Guerre mondiale (affiches, poèmes de la Résistance) pour expliciter les références culturelles et historiques des textes.
    Le volume réunit : « La guerre est déclarée », « Vous auriez dû changer à Dol », « Les voilà », « La composition d'orthographe », « Sarah », « C'était hier », « Le cri », « Le sucre ».
    Figure majeure de la littérature contemporaine, Annie Saumont a été récompensée à de nombreuses reprises pour ses nouvelles (prix Goncourt 1981 pour Quelquefois dans les cérémonies, prix Renaissance de la Nouvelle en 1989 pour Les voilà quel bonheur).

  • C'est le printemps, la montagne comme décor. Laurence, une fille débarquée de la ville vient passer ici quelque temps pour se refaire une santé. Son arrivée va perturber la vie sereine du narrateur, un adolescent qui vit avec sa mère dans une ferme isolée. De leur rencontre, Annie Saumont tisse le fil d'une drôle d'histoire initiatique où l'amour joue le premier rôle et où les personnages tour à tour émeuvent ou surprennent, laissant un goût tenace d'enfance enfuie et de joyeuse nostalgie.
    La documentation céline duval se plaît à brouiller les pistes en accumulant les propositions multiples et déroutantes pour incarner les lieux ou les personnages.

    Autrefois, le mois dernier a paru pour la première fois il y a quarante ans, en 1969, dans le premier recueil de nouvelles d'Annie Saumont, La vie à l'endroit, sous le titre «La fille».
    Jamais réédité depuis, le texte est ici publié dans une version entièrement revue et corrigée par Annie Saumont.

  • Gammes

    Annie Saumont

    Grand'Ma raconte la Genèse à son petit-fils avec patience et malice. Un jeune collégien, suite à la séparation de ses parents, est envoyé par sa mère dans une triste colonie de vacances. En bon fils de militaire il revit, pour apprivoiser l'angoisse, une très ancienne bataille. Enfin Charles, Julien et Claire, depuis toujours unis par un profond amour, évoquent ici leurs souvenirs communs.
    Annie Saumont rappelle comment certains faits de l'enfance façonnent le cours de l'existence, comment tout se joue, alors même que nous n'en avons pas conscience, en ces petits événements qui semblent anodins et marquent notre vie.

  • La riviere

    Annie Saumont

    Il y a plusieurs acteurs dans cette nouvelle d'Annie Saumont : Vincent, l'adolescent, Joseph, le petit garçon, la narratrice qui les observe. Il y a aussi des absents que l'on entend au loin, un couple en crise, un drame.
    Au centre de ce tableau, il y a la rivière, l'eau noire à sa surface, le reflet du soleil, le chant de l'eau qui coule, inexorable comme le destin.
    Anne Laure Sacriste s'attarde sur ce décor. Tandis que le paysage prolifère sur la toile et se teinte de mystère, la rivière envahit peu à peu la page comme une absence.

  • Florilège

    Annie Saumont

    Disparue en janvier 2017, Annie Saumont nous a laissé une oeuvre singulière, d'une modernité absolue. Dès ses débuts, elle poursuit l'obsession d'écrire des nouvelles, rien que des nouvelles. Au gré d'anecdotes glanées ici et là, chacun de ses récits dresse un tableau de la société d'une humanité poignante. Avec sa concision extrême, sa parfaite maîtrise de l'ellipse et son art de la chute, elle sait en quelques pages créer un suspense. Ses personnages, antihéros solitaires, racontent leur infortune avec une franchise désarmante. Son univers s'attache à des détails, à des objets du quotidien, aux situations qui dérapent. Mais c'est plus encore à son style inimitable qu'on reconnaît l'écriture d'Annie Saumont. Une langue minimaliste qui bouscule la grammaire, tord la syntaxe, bannit les virgules, se réapproprie les mots de la rue.
    Pour Josyane Savigneau, journaliste au Monde des livres et préfacière de ce Florilège, Annie Saumont était « certainement la plus grande nouvelliste française ».

  • Les bles

    Annie Saumont

    L'histoire d'un jeune résistant amoureux que sa mère envoie travailler dans une ferme pour le protéger des Allemands.
    L'histoire de Marie, quinze ans, qui n'admet pas la guerre, qui n'aime pas non plus cette église où on la traîne, où l'on vante l'amour du prochain. Deux nouvelles d'Annie Saumont dans lesquelles, à l'ombre des blés ou des lieux saints, les sentiments d'amour, l'espoir et la tendresse ne suffisent pas à taire le crime, l'indifférence et la lâcheté. Les Blés et Pour Marie sont deux textes éminemment sensibles, bouleversants, qui prouvent une fois encore le talent de leur auteur.
    Les Blés est paru dans Quelquefois dans les cérémonies et Pour Marie dans Enseigne pour une école de monstres.

  • Toute une famille pique-nique en Lorraine. Retrouvailles classiques - comment vont les enfants, l'émancipation des femmes et tout le reste... les vertus du vin, le goût du poulet et du saucisson.
    Tout est ordinaire sauf que tout ceci se passe en Lorraine après la Seconde Guerre mondiale. C'est Tonton Jean qui parle. Incorrigible bavard, buvant plus que nécessaire. Et voilà comment on apprend que le grand-père, Opa, a été arrêté pour avoir aidé un groupe de résistants. Comment on l'a embarqué sans que tonton, qui chiait dans son froc, ne lève le petit doigt. C'est la Lorraine, avec toute cette ambiguïté franco-allemande. Cette terre qui a été voulue, annexée et qui sombre souvent dans la nostalgie ou dans la rancoeur.
    Ce sont les mots d'Annie Saumont, c'est vif, émouvant et terrible.

  • Nabiroga - le trou

    Annie Saumont

    Nabiroga : il s'agit d'une histoire de famille, sans folie ni hystérie, dans laquelle chaque personnage recèle en lui une faille génératrice du drame qui vient de se passer : Annette, la soeur jumelle de Cathie, est morte, tombée d'un mur.
    Le trou : «il» se souvient de sa rencontre avec une femme dans un pays lointain à l'époque où, contre son gré, il était soldat (au Vietnam ?). Elle était recroquevillée sur elle-même au fond d'un abri creusé dans le sable. Quatre jeunes garçons jouent sur la plage et participent à un concours de sable. Ils dessinent un cercle et creusent un trou. Seule la fin nous apprendra ce qui unit les deux histoires.
    Avec une grande sensibilité mais sans sentimentalisme, Annie Saumont décrit une situation dramatique avec une réelle conscience de ce qu'est la nature des êtres. Tendresse, pouvoir de suggestion, virtuosité de l'écriture sont ici présents comme dans l'ensemble de son oeuvre.

  • Un homme songe devant la plage à son enfance et aux humiliations qu'il a subies ; des enfants exercent leur cruauté sur l'un des leurs ; une jeune délinquante se retrouve devant le juge ; une amitié se trouve irrémédiablement soudée par un drame. Dans un univers où la détresse n'est jamais loin, Annie Saumont nous raconte des histoires de gens ordinaires, qui sont quelquefois un peu les nôtres.


  • Un homme hanté par le souvenir des camps d'extermination, où, kapo, il a conduit celle qu'il aimait à la mort sans dire un mot; un autre, rongé par le remords parce que, sous l'Occupation, recueilli par des fermiers, il a provoqué l'arrestation de Sarah, la petite fille qu'ils hébergeaient; un troisième, confronté à un terrible dilemme: livrer le meurtrier d'un soldat allemand pour permettre à cinquante otages de garder la vie sauve - ou se taire...
    Dans chacune des nouvelles de ce recueil, la guerre est un moment de crise qui révèle les personnalités et marque les individus à jamais.
    Le dossier présente et commente des documents datant de la Seconde Guerre mondiale (affiches, poèmes de la Résistance) pour expliciter les références culturelles et historiques des nouvelles.


  • Le tapis du salon

    Annie Saumont

    Hôtel du port, chambre 37. Sur les rebords d'un verre de whisky, le scarabée grimpe, grimpe, retombe, les pattes en l'air, repart... Qu'espère-t-il sinon, un jour, être apprivoisé ?
    Toute l'humanité d'Annie Saumont est là, dans ces courtes histoires d'ados en fugue, sans toit, sans moi, d'orphelins ballotés, d'adultes cassés, dérangés, fêlés, cabossés... Les pattes en l'air, au fond du verre.
    Qu'attendent-ils sinon la fin du monde, un frétillement de poisson rouge sur le tapis du salon ?

  • Trois pages suffisent à raconter une histoire.
    Annie saumont, la virtuose de la nouvelle, le prouve à chaque nouveau recueil. les dix-neuf brefs récits qui composent les croissants du dimanche décrivent avec une justesse implacable ces infimes moments où toute une vie peut chavirer. d'une concision percutante, maîtrisant parfaitement l'art de l'ellipse et de la chute, annie saumont sait mieux que personne rendre hommage à ces personnages anonymes, coeurs solitaires, assassins ou enfants battus, victimes d'une société en phase de déshumanisation avancée, et qui puisent encore au tréfonds d'eux-mêmes une irréductible rage de vivre.

  • " Dès notre enfance nous avions cru être semblables, si fortement unis que notre mère troublée se hasardait à suggérer qu'à nous deux nous n'avions qu'une seule âme.
    " Au cours d'un trajet en voiture avec deux hippies pris un stop par le chauffeur, une femme se remémore les dernières vacances qu'elle a passées avec son frère à Madrid, lorsqu'elle était étudiante. Ce texte, traversé par révocation puissante de la mémoire, de la mort et surtout de la vie, évoque par petites touches un frère incestueux qui a fait de sa soeur son âme damnée.

  • Annie Saumont peut se prévaloir dune ½uvre composée de plus de deux cent cinquante nouvelles, dont le dernier recueil, Encore une belle journée, illustre, une fois de plus, tout le talent de cette rebelle incontournable des lettres françaises.

    Annie Saumont est sans doute la plus discrète des écrivains français. Cest pourtant une des plus remarquables. Tout dabord parce quelle poursuit depuis plus de trente ans la même obsession : écrire des nouvelles, et seulement des nouvelles. Une entreprise qui lui a valu les honneurs de la critique, de nombreux prix littéraires, et un lectorat aussi passionné que fidèle depuis ses premières publications. Sa méthode ne varie jamais. Au gré de faits divers ou danecdotes glanés ici et là, Annie Saumont construit de brefs récits envoûtants dont les personnages - enfants mal aimés, délinquants en puissance, criminels involontaires, couples adultères ou rongés par lennui, solitaires en quête de lâme s½ur forment un tableau sombre et poignant de lhumanité. Brimés par lexistence, acculés au désastre, tous les anti-héros dAnnie Saumont sont pourtant bien debout, capables de conter leur infortune avec une désarmante franchise, comme si chacun nétait que le spectateur étonné de son propre destin. Dans chacun de ses récits, Annie Saumont confirme le vieil adage populaire selon lequel « le diable gît dans les détails ». En partant dun geste, dune parole, de la présence ou de labsence dun objet, elle parvient à mettre en lumière la logique inconsciente dun personnage. Opposée à tout jugement sur les êtres dont elle transcrit le désarroi, Annie Saumont montre comment le hasard des circonstances, apparemment insignifiant, peut précipiter la chute dun individu.
    Mais loriginalité du travail dAnnie Saumont réside plus que tout dans linvention dun style unique, à la fois minimaliste, oralisé, et dune minutie extrême. Maîtresse dans lart de créer un suspense captivant sur une quantité  réduite de pages, Annie Saumont nhésite pas à laisser le lecteur combler les blancs de ses récits. Et ce quelle aime par-dessus tout, cest bousculer la grammaire, tordre la syntaxe, avoir linsolence de ne pas toujours finir ses phrases. Certes, Annie Saumont est une rebelle, mais qui connaît la méticulosité de son travail sait aussi que, dans ses textes, chaque mot na quune seule place possible : celle quil occupe. Encore un beau recueil !

    Annie Saumont a d'abord été traductrice de littérature anglo-saxonne, notamment de J. D. Salinger. Puis elle s'est consacrée à l'écriture de nouvelles, art dans lequel elle a acquis un exceptionnel savoir-faire en même temps qu'une grande notoriété. Désignée comme la s½ur française de Raymond Carver, elle est unanimement saluée par la critique. Son ½uvre, étudiée dans les universités américaines, est traduite dans le monde entier.


  • À gauche du carrefour s'est ouvert un parking. Longtemps il est resté presque vide. On y voyait quelquefois la camionnette du boucher, la Renault R5 de la poste lorsque le facteur montait le sentier qui conduisait aux fermes, une ou deux voitures d'inconnus qui pêchaient dans la rivière. Lia comptait bien que le parking finirait par se remplir de véhicules de toutes marques.

  • Dans les trois nouvelles qui composent ce recueil, Annie Saumont montre comment de petits événements font rejaillir les souvenirs, le passé, pas toujours confortable.
    Qu'il s'agisse de cet homme assis à sa fenêtre, regardant la rue et se remémorant sa jeunesse, de ces deux jeunes filles debout dans le métro rêvant à une vie plus heureuse que ce retour au foyer d'accueil, ou encore de ce dernier qui, après de longs mois de prison, revient dans la ville de son enfance, Annie Saumont dit dans chacune, avec un verbe toujours aussi cinglant, qu'on échappe difficilement à son histoire, qu'elle nous poursuit comme une fatalité.

  • Depuis la mort de son teckel jaune, une vieille dame a reporté son affection sur ses fleurs. Un si beau parterre- Mais à l'image de ces vies fugitives, recueillies ici en bouquet maladif, la terre qui les nourrit cache de bien grands mystères- Combien de tragédies sous le front triste des garçons de café ? De néant dans l'existence, quand elle est calculée ? De trous dans le coeur des hommes qui toujours joueront à la guerre ? Combien de cadavres sous le parterre de pétunias... ?

  • Après

    Annie Saumont

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  • " Les voilà quel bonheur les jours de soleil. Le portail de l'école se referme. Les cousins vont demain débarquer des carrioles. Les cousins qui partageront nos jeux et ces travaux de l'été qui partagés seront des jeux. Les cousines au regard malicieux et tendre. Je parle, dit-il, d'un village où la vie était simple et tranquille. C'est ce qu'on pensait alors. Moi j'étais petit. On pensait aussi qu'il n'y avait pas de raison pour que ça finisse. Et puis. " Annie Saumont " (Un) style que l'on reconnaît aux toutes premières lignes, une méticulosité admirable, une jubilation communicative à trouver le ton juste, le mot, l'espace, le temps. " Biographie de l'auteur Née à Cherbourg, Annie Saumont a passé son enfance et son adolescence près de Rouen. Elle part travailler à Paris et devient traductrice, notamment de J. D. Salinger, John Fowles et V. S. Naipaul. De tous temps, Annie Saumont s'est consacrée à l'écriture. Avec quelques romans parus avant 1976 et, depuis, une centaine de nouvelles réunies dans une quinzaine de recueils, Annie Saumont a reçu de nombreux prix, dont le Goncourt de la nouvelle pour Quelquefois dans les cérémonies, et le grand prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres pour Je suis pas un camion. Son oeuvre singulière et sensible, traduite dans le monde entier, la place parmi les plumes majeures de la littérature contemporaine.

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