• Les Forces de liberté : Écrits africains : 1941-1942.
    En mai 1941, Annemarie Schwarzenbach embarque à Lisbonne pour le Congo, devenu désormais le coeur de la France libre. Mais en Afrique la guerre de propagande fait rage entre l'Allemagne d'Hitler et la Résistance. Débarquée à Brazzaville dans l'espoir de rallier les « Forces de la liberté » , la journaliste est suspectée d'être un agent nazi, et n'échappe pas à la censure. Les Forces de liberté regroupe des textes écrits par Annemarie Schwarzenbach au cours des neuf mois et demi que dure son voyage. Pour la plupart inédits en français, ces reportages, récits et poèmes interrogent son rapport à la vérité, tout en donnant à lire la réalité peu connue du continent africain durant la Seconde Guerre mondiale. Ils accueillent aussi l'évocation de parfaits moments de plénitude, la description de contacts miraculeux avec le fleuve, la jungle et la brousse.

  • Le 6 juin 1939, Annemarie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster Deluxe que vient de lui offrir son père. Sa destination : l'Afghanistan. Sa compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart qui veut l'arracher à la drogue. On connaissait de cette aventure exceptionnelle «La Voie cruelle», l'un des plus beaux livres d'Ella Maillart. Voici rassemblés les textes de celle qui s'y cachait sous le pseudonyme de Christina. Annemarie Schwarzenbach (1908-1942), écrivain, photographe et archéologue, mêle ici journalisme et poésie. C'est avec un même talent qu'elle promène son errance intérieure dans l'immensité de la steppe et qu'elle s'interroge sur le statut de la femme en terre d'islam.

  • Bernhard, musicien, grandit dans une ville monotone. Un jour, il répond à l'invitation de son professeur de piano, et va côtoyer la bohème parisienne et les avant-gardistes de Montparnasse. Entouré d'amis qui se cherchent et rêvent d'évasion, nous le suivons à Paris, à Berlin et en Italie. Marqué par une société dans laquelle il ne se reconnaît pas, ce groupe va voyager et faire ses expériences de jeunesse, entre amitiés amoureuses et dépendance affective.

    Les Amis de Bernhard (1931) brosse avec subtilité et ferveur, humour et tendresse, le portrait d'un groupe de jeunes gens, ardents et attachants, tous artistes dans l'âme. Une superbe amitié entre Berlin et Paris, villes-phares des mythiques années folles.

  • Le 12 octobre 1933, en gare de Genève, Annemarie Schwarzenbach monte à bord de l'Orient-Express. Destination : Istanbul. La journaliste-photographe accompagne un groupe d'archéologues pour une mission de six mois à travers la Turquie, la Syrie, la Palestine, l'Irak et la Perse, alors que le poison nazi se répand sur l'Europe. Ce voyage la marque profondément. Au cours de périples ultérieurs, l'Orient deviendra pour elle le symbole de l'égarement existentiel de l'être humain. «Hiver au Proche-Orient» est un récit de voyage où se mêlent découvertes archéologiques, observations politiques sur la fin d'un empire (Ottoman) et journal intime.

  • En 1935, après une tentative de suicide, Annemarie Schwarzenbach épouse un diplomate français en poste à Téhéran. La légation britannique les invite tous deux à camper dans la vallée du Lahr (la mal nommée Vallée Heureuse), au pied du mont Demavend. C'est là que commence ce voyage intérieur où les paysages de ces lieux extrêmes, tels d'impitoyables miroirs, la renvoient à elle-même. Annemarie se noie dans un pays trop immense pour elle et l'impression de vide l'assaille face au désert et aux ruines de Persépolis. Une seule échappatoire : sa relation amoureuse avec la jeune Yalé, fille de l'ambassadeur de Turquie...

  • En 1934-1935, Annemarie Schwarzenbach participe à des fouilles archéologiques en Syrie et en Perse. C'est pour elle une plongée dans l'incertain et l'intemporel. Les colonies européennes perdues dans les immensités sablonneuses, les paysages irréels, le climat brutal lui inspirent La Mort en Perse (Payot, 1998) mais aussi ces nouvelles qui mettent en scène des personnages à la dérive, Occidentaux venus chercher comme elle en des lieux extrêmes une impossible solution à leur mal de vivre.

  • «En quel lieu serons-nous les prochains jours, et toute notre existence, et quels seront nos objectifs, cela me paraît moins important que l'existence même, ancrée en nous, de ce courage qui se nourrit toujours aux mêmes sources».

    Journaliste, photographe, écrivain et archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) a parcouru le monde à la découverte d'autres cultures, dont elle a fait le récit dans des reportages exceptionnels. Istanbul, New York, Tanger, Brazzaville, en Europe centrale et au Moyen-Orient, ses périples lui ont ouvert des horizons infinis, lui inspirant des réflexions géopolitiques pertinentes et visionnaires. Ses écrits, non dénués de poésie, témoignent d'une large connaissance historique, et d'un intérêt profondément humaniste pour la vie des gens simples et des exclus.
    Entre 1934 et 1942, cette aventurière a signé près de trois cents articles écrits à travers le monde, publiés dans la presse et les magazines suisses de l'époque, dont soixante sont ici présentés. En ces années marquées par la montée du nazisme et la guerre, Annemarie Schwarzenbach dresse des parallèles intéressants entre la situation des pays qu'elle visite et celle de l'Europe, alors sclérosée par les conflits et les idéologies destructrices.
    Par le cadre exceptionnel dans lequel ils s'inscrivent, ces écrits constituent un témoignage précieux et une vision éclairée sur une période cruciale de l'Histoire.

    Traduction de Nicole Le Bris et Dominique Laure Miermont.

  • Dans le Berlin du début des années trente, un jeune homme qui hésite sur sa vocation et que sa famille destine à une carrière diplomatique, se trouve arraché à son train de vie bourgeois et à ses préoccupations d'étudiant par la rencontre d'une chanteuse de cabaret. Celle-ci ne s'appelle par pour rien Sybille : à la suite de cette figure énigmatique qui n'est peut-être qu'un reflet, le narrateur découvre la vie nocturne de la ville et plonge dans un univers cosmopolite fait d'inquiétantes rencontres et de fuites incessantes, que l'écriture d'Annemarie Schwarzenbach restitue en de brefs chapitres puissamment évocateurs.
    Dans cette nouvelle où l'homosexualité de l'auteur trouve à s'exprimer sous le masque d'un narrateur masculin, c'est l'énigme de désir et celle de la féminité qui viennent fracturer l'univers du héros, obligé de réviser radicalement les valeurs du monde bourgeois, et tenté de fuir dans l'alcool, la vitesse, la solitude ou la mort.
    Paru au printemps 1933, ce court récit d'atmosphère montrait la voie d'un « lyrisme narratif » dépouillé, à l'opposé des grandes fresques romanesques de l'époque. La date de sa publication lui confère une aura supplémentaire : il sonne le glas du Berlin cosmopolite sur lequel allait s'abattre le national-socialisme.

  • Entre 1936 et 1938, Annemarie Schwarzenbach se rendit deux fois aux États-Unis pour y mesurer les conséquences de la Grande Dépression, notamment dans les États du Sud. Au fil d'articles rédigés pour plusieurs journaux suisses, cette fille de riche industriel du textile s'attache au quotidien des gens modestes et des jeunes syndicalistes, à la misère des ouvriers et à l'exploitation éhontée des fermiers.

  • Deux jeunes gens marchent le long du fleuve au fil des jours, bercés par une Nature tranquille.
    Ils font des rencontres : la louve, l'âne, la renarde, les bateliers, les montagnes bleues, comme autant de symboles du monde vivant.
    Un voyage onirique, hors de l'espace et du temps, qui suit son propre rythme.

  • Toucher le coeur des hommes : tel est, selon Annemarie Schwarzenbach, le désir profond de tout reporter et écrivain. La cinquantaine de textes publiés ici et qui couvre les dix dernières années de sa vie (de 1932 à 1942), comprend, dans une traduction complètement révisée, les reportages de «Loin de New York» et de «Où est la terre des promesses», mais aussi 20 inédits sur le Proche-Orient, les pays Baltes, la Scandinavie, et les Etats-Unis. Schwarzenbach s'y révèle une femme de terrain, notamment auprès des chômeurs noirs du ghetto new-yorkais ; défend la condition féminine, les minorités, les subalternes ; célèbre déjà le « modèle suédois » ; décrit une Amérique qui n'est finalement pas différente de celle qui a élu Trump (rien ne semble avoir bougé depuis les années 1930), et un Orient qui a disparu mais dont on a aujourd'hui la nostalgie, cet Orient apaisé qui avait pour nom Palmyre, Kaboul ou Alep.

    Traduit de l'allemand par Dominique Laure Miermont et Nicole Le Bris.

  • Rives du congo et tétouan sont deux cycles de poèmes qui ont été écrits en 1941-1942 par annemarie schwarzenbach lors de ses voyages en afrique.
    Ils reflètent particulièrement bien la personnalité tourmentée de cette voyageuse hors du commun. " marqués par une grande intensité affective et intellectuelle, ces séjours correspondent au moment de l'oeuvre oú la forme poétique tend à prendre le pas sur les autres, oú même le roman finit par tourner au poème. il semble bien que dans l'ensemble de poèmes qu'elle écrit alors, et qui sont ici réunis, une voix intérieure ait trouvé façon de s'exprimer à plein.
    " nicole le bris.

  • Le 6 juin 1939, Annemarie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster « De Luxe » 18 CV que vient de lui offrir son père. Sa destination : l'Afghanistan. Sa compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart, qui veut arracher à la drogue cet « être noble au charme prenant ». On ne connaissait jusqu'alors de cette aventure exceptionnelle que La Voie cruelle (PBP n° 51), peut-être le plus beau livre d'Ella Maillart. Voici enfin rassemblés les textes de celle qui s'y cachait sous le pseudonyme de « Christina ».
    La voyageuse mêle journalisme et poésie sous une plume dont la puissance ne tarit jamais. C'est avec un même talent qu'elle promène son errance intérieure dans l'immensité de la steppe et qu'elle s'interroge sur le statut de la femme en terre d'Islam.

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  • Annemarie Schwarzenbach se disait marquée par « la malédiction de la fuite ». Soucieuse de prendre ses distances avec un milieu familial qui l oppresse et la culpabilise, elle illustre aussi le « déracinement historique » de toute une génération après l effondrement des valeurs qui a résulté de la Première Guerre mondiale.Ses voyages sont de deux sortes, auxquelles correspondent deux styles d écriture. En Europe et en Amérique, elle part à la rencontre des autres. Ses reportages - textes et photos - dénoncent l injustice sociale (aux Etats-Unis en proie à la Grande Dépression) et la menace des libertés démocratiques en Espagne, à Moscou, en France, en Allemagne où elle voit avec anxiété grossir le « nuage noir » du nazisme. Les articles qu elle publie dans la presse suisse, les lettres qu elle adresse à ses amis (Klaus Mann, Claude Bourdet), témoignent d une conscience exigeante, révoltée.En Afrique, en Asie, elle poursuit une quête intime de sens, de vérité, qui prend une forme plus littéraire. C est en Orient, pour elle, que « bat le coeur du monde ». Ses voyages au Congo, en Turquie, en Perse, en Irak, en Afghanistan, sont comme un retour aux origines - origines de l Europe, innocence originelle d une humanité qu elle voit ailleurs emportée par un soi-disant progrès qui se révèle en réalité un facteur d abaissement. C est sous ces cieux-là qu en de rares instants de plénitude, cette mélancolique invétérée communie avec la « joyeuse sérénité de la terre ».

  • C'est la première fois qu'une seule publication réunit le travail de ces trois écrivains voyageurs suisses majeurs. Ce choix est accompagné de photographies publiées pour la première fois ainsi que de quelques textes inédits écrits en rapport avec ces voyages. Des essais et des réflexions concernant les périples de Schwarzenbach, Maillart et Bouvier éclairent leur démarche. L'abondante documentation, livres, fac-similés de lettres, manuscrits, articles ainsi que des photos d'auteur inédites, est complétée par une bio-bibliographie exhaustive.

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