• La « gouvernance » et la « participation » sont à l'ordre du jour depuis que la France a découvert la mondialisation des échanges et ses effets. On retrouve le mot « gouvernance » à tous les niveaux (Union européenne, État, Régions, Départements). Mais qui sait ce qu'il signifie exactement ?
    L'ouvrage commence par situer la gouvernance dans son contexte historique, un vocable anglo-saxon utilisé par les entrepreneurs américains dans la première moitié du xxe siècle, passé dans le langage des institutions internationales dès les années 1945, et qui s'est étendu aux divers espaces de prise de décision. Il montre comment cet outil peut contribuer à un mode de prise de décision inédit, mais jusqu'ici trop peu efficient car purement pragmatique. Cet outil nouveau n'a rien à voir avec les actes de gouvernement proprement dits, mais relève de l'aide à la « décision » sous forme de « participation » d'acteurs jusque-là écartés du processus décisionnel, notamment la société civile.
    Les concepts fondamentaux du livre, « gouvernance », « processus de prise de décision complexe », « participation », s'inscrivent pleinement dans les débats actuels.

  • Arnaud et les commentaires de celui-ci analysent la vision du monde que les sciences sociales autorisent en bouleversant une représentation conventionnelle de la fonction du droit, de sa vocation. La profondeur et la sincérité des propos de Jean Carbonnier alliées aux sollicitations respectueuses mais exigeantes de son interlocuteur permettent de comprendre comment son intelligence aiguë des sciences sociales lui a permis de prendre constamment distance avec le droit pour mieux le comprendre.
    Nul mieux qu?André-Jean Arnaud, qui a manifesté une capacité particulière à se libérer des orthodoxies, ne pouvait nous convaincre que la pensée de Jean Carbonnier a constitué une contribution essentielle à la compréhension des développements actuels et futurs de la connaissance sur le droit.

  • Pour répondre aux mutations souvent radicales introduites par la globalisation, les praticiens et chercheurs en sciences sociales ont été amenés à user de nouveaux concepts, ou à utiliser les anciens avec une signification et des connotations nouvelles.
    La représentation de nos sociétés et leur fonctionnement sont, en effet, désormais indissociables du cadre mondial dans lequel elles s'inscrivent. Un tel bouleversement se répercute sur les sciences sociales et leur quête de sens. Devant l'urgence de procéder à un réexamen des théories, des concepts et des notions utilisés au regard du phénomène de la globalisation, particulièrement dans les domaines des sciences juridiques et politiques, et sans que soient ignorées les perspectives sociologique, économique ou historique, plus de cent chercheurs issus de cultures différentes, juristes, politistes, sociologues et économistes, ont coopéré dans l'élaboration de ce Dictionnaire de la Globalisation-Droit-Science politique-Sciences sociales, un ouvrage destiné à tout citoyen préoccupé de trouver des éléments de compréhension d'une société bouleversée par la mondialisation.
    Etudiants et chercheurs y trouveront plus précisément une actualisation des bases conceptuelles de leur champ de spécialité.

  • L'édition originale du Dictionnaire encyclopédique de théorie et de sociologie du droit (2e éd.) est parue en 1993, aux éditions LGDJ.
    Dans sa préface à la 1re édition de ce dictionnaire, en 1987, André-Jean Arnaud affirmait : « les juristes parlent volontiers d'épistémologie, de connaissance du droit, de structure, de fonction, d'imputation, d'instance, de pluralisme, d'idéologie, de dogmatique, de critique, de science, sans savoir toujours exactement ce que les spécialistes, ceux qui travaillent quotidiennement sur ces notions, veulent dire par là - et qui n'est pas toujours la même chose de l'un à l'autre (?). On gagne toujours en rigueur à effectuer une vigoureuse toilette épistémologique, surtout en ces temps où la polysémie n'est pas seulement le fait de la spécialisation, mais a pris un tour subjectif, chaque auteur utilisant un terme du vocabulaire courant dans un sens qui lui est propre, parce qu'il fait partie de son univers conceptuel ».
    Quelques trente ans après, ces mots sont assurément toujours d'actualité. Un dictionnaire de théorie et de sociologie du droit avait donc naturellement vocation à rejoindre la collection des Anthologies du droit de la LGDJ. L'occasion aussi, pour l'éditeur, de rendre hommage à celui qui a codirigé les collections « Droit et société » pendant de nombreuses années.

  • Ce livre s'adresse à un double public : les étudiants en quête de notions fondamentales et d'une " base " de connaissances dans le champ des études socio-juridiques ; les enseignants et chercheurs soucieux de trouver des pistes de réflexion et d'action.
    Quoique centrée sur l'analyse des paradigmes - ceux qui ont permis de structurer la discipline dénommée " sociologie du droit " et ceux qui dominent la recherche contemporaine - la manière dont il est conçu permet de connaître l'histoire et la situation actuelle des recherches dans cette branche du savoir. Les éléments de réflexion critique reposent sur une mise en question des postulats épistémologiques qui la fondent.
    La voie alternative proposée se réfère au constructivisme. Systémique et complexité constituent ainsi la trame de l'exposé où l'on trouve une introduction à des thèmes obsédants, comme le postmodernisme, la globalisation, le pluralisme ou la polycentricité.

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