• Àl'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques  àVenise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée  "l'ange bienfaiteur". 
    Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Égypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière  escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie.  Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états

  • Archiduchesse d'Autriche, elle fut mariée à l'âge de quinze ans et monta sur le trône de Naples. Mais son destin changea lorsqu'elle apprit la décapitation de sa soeur cadette, la reine Marie-Antoinette. Elle devint dès lors l'ennemie implacable de la Révolution, puis l'ennemie la plus tenace de Napoléon. Pour sauver sa couronne, elle eut l'audace de lui résister. Elle le paya cher.
    Marie-Caroline de Naples est un des personnages les plus controversés de l'Histoire. Deux cents ans après sa mort, il faut rendre justice à cette personnalité hors du commun. Non pour dissimuler les excès de son tempérament de feu et les graves erreurs qui ont éclaboussé son règne, mais pour reconnaître en elle une véritable femme d'État.
    Mariée à un homme que son éducation désastreuse avait rendu inapte au métier de roi, elle prit très jeune les rênes du pouvoir et se trouva confrontée aux bouleversements que connut son royaume de la fin du XVIIIe siècle au début du XIXe. Au plus fort des tempêtes, jamais elle ne rendit les armes. Séduisante et cultivée, intrigante et dominatrice en politique, Marie-Caroline sut aussi être la mère très attentionnée de dix-huit enfants.

    Création Studio Flammarion Louise-Élisabeth Vigée-Le Brun, Portrait de Marie-Caroline-Louise, Reine de Naples, huile sur toile, XVIIIe siècle © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Michel Urtado © 2014, Pygmalion, département de Flammarion

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