Littérature générale

  • Allers sans retour

    Alexandre Mathis

    • Edite
    • 6 October 2009

    Allers sans retour est inspiré par deux faits divers arrivés à peu d'intervalle dans la deuxième moitié des années 1930.
    Deux histoires de jeunes gens, de 18 ans, à Paris, à quelques années d'écart.
    À Caudebec, près de Rouen, Roger Verdière tue une sexagénaire pour la voler, afin de pouvoir aller au cinéma. Descendu à Paris, il passe le plus clair de son temps dans les salles obscures. Escapade de la durée d'un bal. Arrêté à la lisière de la jungle montmartroise, presque devant un de ces cinémas où il avait pris l'habitude d'aller, il est condamné à mort en 1939, à la veille de l'entrée en scène de l'armée allemande.
    Le lendemain du vendredi saint, à l'aube, André Denis, une parisienne de dix-sept ans, est retrouvée debout dans la Marne, tête émergeant de l'eau. Quelques heures avant, elle serait allée au cinéma à Meaux, où elle ne connaissait personne. C'est du moins ce que conclut une enquête rapide, à l'aide d'un billet de cinéma, au numéro irréaliste, optant, au bout de deux jours, pour un suicide dépourvu de tout mobile, et bien que personne ne vit la jeune fille au Majestic, et personne ne saura ce qu'elle était allée faire à Meaux. L'affaire complexe, n'aura pas de suite judiciaire. Pour Alexandre Mathis, Andrée Denis n'est pas allée au cinéma. Une histoire survenue en 1936, à l'aube du Front populaire. Noyade qui pourrait rappeler celle de Mary Rogers, autre banal faits divers qui avait inspiré à Edgar Poe Le Mystère de Mary Roget, jamais clairement éclairci. Différence de taille avec la mort de Marie Roget, personne n'a vu Andrée Denis, vivante, à Meaux.
    Deux allers sans retour... sur fond de cinéma.

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  • LSD 67

    Alexandre Mathis

    Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l'église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l'on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d'une jeune fille morte, s'arrête au début de 1968, avec « l'affaire Langlois ». Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou. Incursion dans le passé d'un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l'effet des hallucinogènes.

    LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d'une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l'auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne.

  • Paris, 30 mai 1959. Un crime est à la une de toute la presse. Une jeune entraîneuse a été brûlée vive dans la forêt de Fontainebleau. Le meurtre est si horrible que le milieu aide la police à trouver le coupable. On le découvre rapidement : il s'agit d'un certain M. Bill, un garçon de vingtdeux ans, ancien apprenti comédien, ancien libraire. Cet enfant de la grande bourgeoisie était un habitué de Pigalle, où il aimait se faire passer pour un truand. Lors de son arrestation, il parade devant les photographes. Moins d'un mois plus tard, il avouera un autre meurtre, pour lequel on ne lui demandait rien. M. Bill est exécuté le 26 juillet 1960, comme s'il avait décidé de se suicider par la guillotine.
    Alexandre Mathis a réuni toutes les pièces de ce dossier criminel oublié (photographies, articles de journaux, témoignages.) qui marqua profondément la France des années 60. Son enquête haletante plonge le lecteur dans l'esprit d'un assassin hors du commun, adepte cynique du crime gratuit, en même temps qu'elle ressuscite toute une époque.
    À la manière du De sang-froid de Truman Capote, Les Fantômes de M. Bill prouve la fécondité éclatante de la rencontre de la littérature et du fait divers.

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