• Dans le cabinet d'un médecin, une femme s'effondre. Sa maladie porte un nom connu : le burn-out sans que l'on sache exactement ce que cela signifie. Une dépression ? Un surmenage ? Un vide immense ? Depuis des semaines cette travailleuse sociale passionnée pour qui son métier auprès des plus démunies est une vocation, était épuisée, irritée pour un rien, incapable de se reposer, chaque pas hors de chez elle était plus difficile. Jusqu'à l'effondrement.
    Après le choc du diagnostic, passée la culpabilité de n'avoir rien vu, rien pu faire, passées les premières semaines à croire qu'un congé suffira, que la vie reprendra vite comme avant, Alexandre Duyck enquête auprès des médecins, des psychologues qui l'aident à comprendre la façon sournoise dont la maladie frappe les plus forts, ceux qui s'investissent totalement, qui idéalisent leur métier, en particulier les travailleurs sociaux, les enseignants, les personnels de santé. Mois après mois, il nous montre l'évolution du mal, la patience et l'amour dont il faut s'armer, le sentiment pour l'entourage d'être parfois un gardien de prison, protégeant la malade d'elle-même et des autres, la lente reconstruction. Les mois passent, les arrêts maladies s'enchaînent, jusqu'à la sentence terrible : l'annonce de l'inaptitude définitive au travail et le licenciement. C'est une nouvelle bataille et l'espoir d'une vie différente. Alexandre Duyck offre un récit délicat, pudique, bouleversant sur ce mal avec lequel il faut apprendre à vivre et qui lui fait voir le monde différemment : avec tous ces effondrements, ces batailles, ces moments où la vie craque, où il faut se relever, reconstruire.

  • Ce livre raconte la rencontre la plus improbable qui soit. Celle de femmes se prostituant rue Saint-Denis à Paris et d'hommes vivant reclus dans un monastère du Tarn. Il dévoile la force de ces séjours passés tous ensemble où les femmes, parce qu'elles se trouvent dans ce lieu, vont se raconter comme jamais auparavant. Il montre leur capacité à se retrouver enfin elles-mêmes, en tant que femmes et non plus en tant que « prostituées ». C'est l'histoire de femmes qui après avoir connu le pire (comme l'esclavage sexuel) retrouvent auprès de ces hommes priants, intégrité et dignité. On découvre aussi des personnages inoubliables, comme soeur Solange, de l'association Aux Captifs la Libération, qui depuis des années emmène des prostituées au monastère, y compris des transexuelles. « Avec nous, elles retrouvent une relation saine avec des hommes et ceci constitue notre plus grande joie » résume Frère Daniel. Écrit comme un journal de bord, ce récit étonne et bouleverse.

  • On connaît (un peu) le Charles de Foucauld béatifié par le pape Benoît XVI. L'ermite installé dans le sud algérien, assassiné le 1er décembre 1916, il y aura 100 ans à la fin de cette année. On connaît beaucoup moins le fils de (très) bonne famille qui, parti pour dilapider l'héritage familial lors de soirées bien peu sages à Paris ou Saumur (il sera classé 87e sur 87 à la sortie de l'école de cavalerie), devint certes un saint homme (au sens propre du terme) mais aussi l'un des grands explorateurs français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

    C'est en Algérie, où il combat vers 1880 dans les rangs de l'armée, qu'il découvrira l'Afrique et rentre dans le « droit chemin ». Il y étudie l'arabe et l'hébreu puis part explorer le Maroc en compagnie d'un rabbin où il se fait passer pour un juif né en Moldavie (le Maroc est interdit aux Chrétiens) et devient le premier Européen à explorer une partie du Haut Atlas. Son périple, qui durera près d'un an, lui vaudra la médaille d'or de la Société de géographie de Paris et les palmes académiques.

    Puis l'infatigable voyageur parcourt la Palestine, la Syrie et retourne bien sûr en Algérie. C'est l'aventurier Foucauld, l'explorateur de contrées inconnues qui intéresse ici Alexandre Duyck. L'auteur révèle une face peu connue du grand homme.

  • Augustin

    Alexandre Duyck

    • Lattes
    • 10 October 2018

    Le 11 novembre 1918 à 5h15, la France et l'Allemagne signent l'armistice. Mais l'état-major français décide d'attendre onze heures, en ce onzième jour du onzième mois, pour que cessent les combats.
    A 10h45, le soldat de première classe Augustin Trébuchon est tué.
    Il est le dernier soldat français tué.
    Alexandre Duyck a fouillé les archives militaires et civiles, retrouvé tout ce qu'on pouvait savoir sur ce  berger devenu soldat et imaginé le reste  : les pensées de cet homme courageux, observateur, taiseux, blessé deux fois, qui fut de tous les combats, ne prit en 4 ans qu'une seule permission et obéi aux ordres jusqu'au bout.

  • Chantal Mauduit a 10 ans. La petite Parisienne de naissance vit à Chambéry. Dans son journal intime, elle écrit : « J'aimerais faire de l'alpinisme, malgré les dangers qui nous épient, malgré les séracs, les corniches, les avalanches. » Vingt-quatre ans plus tard, en mai 1998, elle meurt en compagnie de son ami sherpa et compagnon de cordée, ensevelie par une avalanche au Népal sur les pentes du Dhaulagiri, 7ème plus haut sommet du monde. Septième sommet de plus de 8.000m qu'elle rêvait d'ajouter aux K2, Cho Oyu, Shisha Pangma, Lhotse, Manaslu et Gasherbrum II, tous atteints sans oxygène.
    Chantal Mauduit était devenue l'une des meilleures alpinistes au monde et la meilleure Française :
    Première femme sans oxygène au sommet du K2, première femme à atteindre celui du Lhotse. « On ne vainc pas la montagne, on la gravit » disait-elle. Chantal Mauduit ne grimpait pas comme les autres.
    Elle parlait le népalais, riait sans cesse, s'enthousiasmait, n'en revenant pas d'être là où ses pas de voyageuse, de nomade joyeusement perchée, l'avaient conduite. Lumineuse, croyante, ascète mais sensuelle, elle voulait découvrir le monde, la cordillère des Andes et l'Ouest américain, la Thaïlande, les Alpes et l'Himalaya, pourvu qu'elle puisse grimper, photographier, partager. Et quand, pour la première fois, elle barra un voilier au Cap Horn, ce fut pour mieux escalader un iceberg à la verticale avec l'eau glacée et mortelle en-dessous d'elle.
    Ni la compétition ni les récits d'anciens combattants n'intéressaient Chantal Mauduit. Aux soirées consacrées à refaire le monde des sommets, elle préférait l'écriture et la lecture, elle dont les sacs d'expédition regorgeaient d'ouvrages. Sa passion des mots la conduisait à taguer ses tentes de poèmes au camp de base, à en réciter parvenue au sommet, à tomber folle amoureuse d'un des plus grands poètes français, André Velter.

  • Revisite et analyse les plus grandes rumeurs et les complots de la Ve République : l'affaire Markovic, l'affaire Alègre, l'affaire Clearstream, etc. Le journaliste a également enquêté sur divers ragots, comme un enfant caché de Jacques Chirac au Japon, la possible parenté de Ségolène Royal et François Mitterrand, ou encore l'existence d'un fils de François Hollande et Anne Hidalgo.

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  • On la disait jouée d'avance, simple match retour du Sarkozy-Hollande de 2012 puis voie royale pour François Fillon. On la craignait ennuyeuse, incapable de passionner les foules. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Cette présidentielle 2017 restera comme la plus folle de la Ve République. Durant une année, Soazig Quéméner et Alexandre Duyck ont infiltré les états-majors, recueillant confidences inédites, assistant à des scènes jamais racontées.
    Jusqu'au soir du 7 mai, ils ont été les témoins privilégiés des alliances, des trahisons et de tous les coups de théâtre. Tout au long de ce récit palpitant, ils révèlent comment s'est joué le shakespearien renoncement de Hollande ; les descentes aux enfers de Juppé, Sarkozy et Valls. Ils retracent l'impact phénoménal du Penelopegate alors que Fillon croyait l'avoir déjà emporté. Partis à la rencontre des électeurs du Front national, ils décrivent de l'intérieur la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon et la marche vers le pouvoir d'Emmanuel Macron.
    Autant de rebondissements, jusqu'au duel final contre Marine Le Pen, qui ont laissé de nombreux électeurs indécis jusqu'au jour du vote... Et permis à Emmanuel Macron de devenir, à 39 ans, le plus jeune président de la République française.

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