• L'astragale

    Albertine Sarrazin

    PREFACE DE PATTI SMITH"Le ciel s´est éloigné d´au moins dix mètres." Ainsi débute ce livre culte, récit de la cavale d´une jeune fille de dix-neuf ans évadée de la prison où un vol l´a conduite et qui, dans sa fuite, s´est brisé un os du pied nommé astragale. La route d´Anne croise celle de Julien, qui deviendra l´amour de sa vie. Il parle comme elle le langage des prisons et va l´aider à échapper aux autorités qui la traquent. De planque en planque, de rencontre en rencontre, la mineure en cavale lutte au prix de toutes les audaces pour sa fragile liberté. Quoi qu´il en coûte, chaque rayon de soleil est à prendre.Anne, c´est Albertine Sarrazin (1937-1967), qui, avec ce livre paru en 1965, a fait découvrir à des milliers de lecteurs son style mêlant verdeur de l´argot, trouvailles poétiques et humour. Le destin scandaleux d´Albertine est devenu cette oeuvre romanesque dont la vitalité littéraire défie le temps. Au point que quarante-six ans plus tard, fin 2011, alors qu´elle vient elle-même de publier un livre, Patti Smith parvienne à convaincre son éditeur, New Directions, d´en rééditer la version anglaise devenue introuvable, et se propose de rédiger une préface à ce roman qu´elle désigne comme son préféré. Cette publication prévue en 2013 devrait être accompagnée de nombreuses autres dans différentes langues. Vitalité cinématographique, aussi, puisque longtemps après une première adaptation en 1969, Brigitte Sy en acquiert les droit en 2009, avec Leila Bekthi et Reda Kateb au casting.

  • "Je n'ai rien contre les voleurs, pas même les voleurs de gosses. J'admets très bien que l'adoption puisse faire le bonheur des petits et des grands, j'admets qu'on birfurque dans l'élevage lorsque le chemin de la maternité vous est barré, au risque que l'enfant volé ou acheté ou choisi gracieusement dans les parcs de l'A.P. ne s'avise rapidement de l'évidence de la triche, pour peu qu'il ait (comme c'était et c'est toujours mon cas) le caractère tocard et l'esprit tordu ; j'admets même que les parents remettent le gosse où ils l'ont pris lorsque le rôle de nounou a cessé de les arranger : vive l'adoption, vive a révocation, vive l'enfance, donc. L'expérérience la plus ratée et la plus navrante que je connaisse dans le genre - la mienne - ne m'autorise pas à en condamner les éléments : j'étais une enfant remarquable et ils étaient d'admirables parents ; seulement, qui maldonne perd sa donne. A ces souvenirs-là, je n'aime pas beaucoup penser ; j'en parle du bout des lèvres avec agacement ou ennui : le jour où je me suis avisée du monde réel et sans rêve qui m'entourait, mon enfance est devenue un paquet de lambeaux tristes.  Oh et puis parlons-en quand même"

  • Ce volume se présente comme un parfait pendant à la biographie d'Albertine Sarrazin par Jacques Layani aux éditions de l'Archipel (21 septembre), qui fait plus d'une fois référence à ce corpus, donné ici à lire en son entier.

  • Anglais Astragal

    Albertine Sarrazin

    'My Albertine, how I adored her! Her luminous eyes led me through the darkness of my youth. She was my guide through the nights of one hundred sleeps. And now she is yours.' At the age of twenty-one, a sad and hungry Patti Smith walked into a bookshop in Greenwich Village and decided to spend her last 99 cents on a novel that would change her life forever. The book was Astragal, by Albertine Sarrazin. Sarrazin was an enigmatic outsider who had spent time in jail and who wrote only two novels and a book of poems in her short life - she died the year before Patti found her book, at the age of twenty-nine.



    /> Astragal tells the story of Anne, a young woman who breaks her ankle in a daring escape from prison. She makes it to a highway where she's picked up by a motorcyclist, Julien, who's also on the run. As they travel through nights and days together, they fall in love and must do whatever they can to survive, living their lives always on the edge of danger. A bewitching and timeless novel of youthful rebellion and romance, this new edition of Patsy Southgate's original translation includes an introduction by Patti Smith.

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