• Titre du XXe siècle qui s'inscrit dans le cadre de l'objet d'étude commun aux classes de seconde et de première : le théâtre.

    L'auteur est spécialiste du théâtre du XXe siècle. Il a bien connu et collaboré avec Eugène Ionesco et a travaillé au théâtre de la Colline.

  • "En janvier 1953 Roger Blin crée la pièce devant quelques spectateurs du petit théâtre de Babylone. La pièce qui devient aussitôt l'emblème du "Théâtre de l'absurde" fait en quelques années le tour du monde, elle est aujourd'hui considérée comme un classique du siècle.

    En près de cinquante ans, le regard que nous portons sur elle a changé : nous n'y cherchons plus des symboles mais nous en explorons toujours les signes. Plus qu'à la hantise du vide et à la thématique de l'absence, nous sommes sensibles à la présence des corps et à la réalité des objets. Derrière le trop fameux dialogue de sourds, nous entendons aujourd'hui un mode subtil et musical de communication. Bref l'absurde a laissé la place à l'ambiguïté et l'antihéâtre nous apparaît comme le théâtre par excellence, qui fait triompher le jeu sous toutes ses formes.

    L'histoire des mises en scène le montre : les "clochards métaphysiques" intemporels et désincarnés n'ont cessé de se rapprocher de nous, de nous devenir de plus en plus intimes, peut-être de plus en plus contemporains. Ce qui nous frappe chez ces vagabonds qu'on disait à bout de souffle, c'est leur inépuisable énergie. A l'image de tout le théâtre de Beckett, cette pièce représente à sa façon "le triomphe de la vie" (Giorgio Strehler)" Texe de couverture Table des matières 1 En attendant...

    La fable Contexte Le paysage théâtral des années 50 L'effervescence de l'après-guerre Théâtre et idéologie.

    Le " théâtre de l'Absurde " La scène du langage Généalogies Un " théâtre critique " ?.

    L'auteur Pré-texte De l'essai à la fiction (1930-1934) Proust : le livre des citations Bande et sarabande, la figure de Belacqua.

    Du roman au théâtre (1938-1948) De Murphy à Watt, du jeu sur le monde au jeu sur le langage L'explosion créatrice de l'après-guerre.

    Eleutheria : le modèle du vaudeville Une problématique de la liberté La " mise en abyme " Le jeu sur l'espace.

    Texte Didascalies Structure La figure du cercle Les jeux de miroir.

    Personnages Le jeu du couple : la réversibilité Le jeu du théâtre : les rôles Le jeu des objets : l'être et l'avoir.

    Le dialogue Un " dialogue de sourds " ? Monologues et tirades.

    Mises en scène Historique 1953 : la création 1975 : Beckett metteur en scène 1978 : la consécration Les années 90 : un Godot de notre temps Constantes et variations Espace : la tentation du cercle Costumes : le choix de l' " uniforme " Jeu : vers l' " humanisation ".

    Explication de texte Bibliographie Édition de référence : En attendant Godot, Éditions de Minuit, 1952.

  • Tu n'ecriras point

    Alain Satge

    • Seuil
    • 22 August 2003

    «Mademoiselle Albertine est partie !» Juin 1986 : dix ans après le départ de son «Albertine», le narrateur de ce livre revient sur les lieux de la disparition. Il retrouve son Midi, son village des Corbières, et sa maison familiale, comme si rien - ou presque - n'avait changé... lorsque s'annonce le retour de la Fugitive. Doit-il l'attendre ? Doit-il, à son tour, la fuir ?
    Il consulte les vieux livres de chevet (Proust bien sûr, qui semble l'inviter à retrouver le temps, mais aussi la comtesse de Ségur), ces livres que sans doute il n'a pas su lire, puisqu'il découvre (un peu tard...) qu'ils auraient pu lui servir de conseillers, de guides, voire d'oracles ; et il interroge des images : sept cartes postales oubliées, représentant le village d'autrefois, qu'il recompose comme les morceaux d'un impossible puzzle, dans l'espoir qu'elles lui racontent à nouveau une histoire qu'il n'a toujours pas comprise.
    Ce voyage dans le temps le replonge au milieu des années 70 : l'époque où Bayreuth célébrait son centenaire, et où les metteurs en scène revisitaient - magnifiquement, et sarcastiquement - les oeuvres du passé. L'époque où régnaient le «second degré», l'esprit critique, l'ironie - celle d'une génération stérilisée à la fois par sa culture et son ironie.
    Au radical défi de Kafka, «Dieu ne veut pas que j'écrive, mais je sais que je dois écrire», comment répondre aujourd'hui ?

    Sur commande
empty