La Passe Du Vent

  • Vingt ans

    Yvon Le Men

    L'auteur a souhaité rassembler en un seul volume, la plupart de ses poèmes de jeunesse, écrits entre 1971 et 1976.
    La poésie d'Yvon Le Menn a bien changé depuis 1976. Dans sa forme, elle s'est considérablement épurée. Sur le fond, le grand bruit s'est peu à peu transformé en un long cri muet. Il continue d'écrire, avec son souffle et à son rythme, une poésie généreuse et à voix haute. Il écrit encore pour dire et lire le monde où nous vivons.
    L'intérêt de cet ouvrage est également de permettre aux lecteurs et au public des lectures publiques , d'avoir enfin accès aux premiers textes importants du poète (les ouvrages sont épuisés et donc introuvables) et de pouvoir lire une version revue et corrigée par l'auteur.
    Yvon Le Menn a un public très fidèle pour sa poésie comme pour sa prose. "La clef de la chapelle est au café d'en face" avait dépassé les 10,000 exemplaires, et ses recueils de poésie sont des best-seller du genre.

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  • Au cours de ses conversations avec Yvon Le Men, Michel Le Bris, romancier, essayiste, journaliste, fondateur du journal Libération et du festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, nous fait entendre sa petite musique " J'avais trois choses, en moi, initialement liées, qui me feraient tenir debout, quand bien même tout le reste viendrait à manquer : la Bretagne, la littérature, mai 68.
    " La réédition de cet ouvrage, paru initialement aux éditions Paroles d'Aube en 1994, frappe comme un événement. Michel Le Bris nous y dévoile ses différentes passions : le sport, la politique, les littératures étrangères et voyageuses... Yvon Le Men est poète. La plupart de ses livres ont paru aux éditions Flammarion.

  • Parler la poésie c'est quelquefois garder le silence. Se taire. Yvon qui s'ouvre aux autres si spontanément dans la vie courante, aime à se taire dans ses poèmes. Je fais l'inverse, parlant peu dans le jour ; m'exprimant sur des hectomètres de phrases ou de vers dans les tomes de La Maye. La plage où viennent se fracasser les paroles sur le sable silencieux est notre lieu de rencontre. Nous nous écoutons. Nous pratiquons l'écoute de l'autre sans perdre de vue le fil de nos propres discours. J'aime que le nordique skaut, cette corde qui oriente la voile, ait donné " écoute " en français. En langue anglaise, filer l'écoute, la corde c'est " to spin a yarn ", dérouler une histoire. Notre amitié, me semble-t-il, réussit cette manoeuvre maritime avec beaucoup de naturel, d'expertise. Car la poésie est une parole du large, du haut, du loin, à distance de la parole médiane ou des médias. Comme la marée il se peut qu'elle s'éloigne momentanément du rivage où les plagistes de tout bora disques ou écrans, se livrent à leurs jeux de sable favoris. Il n'empêche. Dressez l'oreille ! Ecoutez la rumeur du fond qui s'amplifie au fond de la Baie picarde ou des multiples anses bretonnes ! C'est du fond de l'existence que nous viennent les injonctions les plus tumultueuses, les plus fascinantes. Aussi bien écoutez-nous, dans les pages qui suivent, marcher sur nos rives maritimes tout à côté de vous, nous expliquant l'un à l'autre comment chacun capte et restitue, avec l'oreille et la bouche, cette musique qui nous vient du profond de la création ". Extrait de la préface de Jacques Darras.

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