Fallois

  • Un couple de chercheurs adopte Chloé, une chimpanzée qu'ils élèvent au milieu de leurs propres enfants. Relation idyllique qui, pourtant, va brusquement changer quand Chloé devient pubère et adulte...

  • Oscar wilde

    Robert Merle

    • Fallois
    • 18 October 1995

    Commencé en 1934, paru en 1948, remanié et réédité plusieurs fois depuis cette date, le livre de Robert Merle est une " somme " qui n'est pas près d'être égalée.
    Rien ne prédisposait Robert Merle à étudier le grand écrivain irlandais. En fait, le sujet lui fut imposé, après son agrégation, par son directeur de thèse, qui lui conseilla " de ne pas réveiller un scandale sur lequel tout avait été dit ". Robert Merle prit avec courage le contre-pied de ce conseil pudibond. Il voulut tout savoir sur l'homosexualité d'Oscar Wilde, sur le rapport de sa névrose avec son oeuvre, sur le châtiment inhumain que la société avait fait subir à son auteur.
    Et il désirait dire la vérité telle qu'elle lui apparaissait et quoi qu'il en pût coûter à sa carrière universitaire. Par-dessus tout, il aspirait à composer non pas simplement une thèse réservée aux happy few mais un livre - son premier livre. Et enfin, entreprenant une étude très fouillée sur une oeuvre dont pas une ligne n'est ennuyeuse, il ne se résignait ni à s'ennuyer ni à ennuyer. Ainsi conçue, la thèse de Robert Merle sur Wilde fit, à l'époque, scandale dans les milieux anglicistes, et c'est peu dire que sa soutenance fut houleuse.
    En revanche, fait rarissime pour une thèse, elle rencontra aussitôt la faveur du public, et la première édition se trouva en peu de temps épuisée. La présente réédition comporte bon nombre d'additions et de suppressions. Robert Merle a écrit pour elle une préface, où il apporte notamment d'ultimes et troublantes précisions sur la " mise à mort " de Wilde.

    Sur commande
  • Le lys et la pourpre

    Robert Merle

    • Fallois
    • 20 August 1997

    Le récit qui dans le présent tome de FORTUNE DE FRANCE commence le 29 avril 1624 par l'entrée du cardinal au Conseil du roi, s'achève le 8 octobre 1627.
    Trois petites années, mais qui ne furent assurément pas petites par l'importance et la gravité des événements qui les marquèrent : l'expédition en Italie pour sauver la Valteline, les guerres sans cesse recommencées contre les rébellions des huguenots, le mariage de Madame, soeur du roi, avec Charles Ier d'Angleterre et, comble de scandale, les entreprises galantes de Buckingham sur la reine de France.
    Le projet de mariage de Monsieur, frère du roi, marque assurément le tournant le plus périlleux de ces années-là. Il déplaît à Monsieur, mais plus encore à une reine sans dauphin. Sous l'impulsion des " vertugadins diaboliques " dont elle est entourée, l'intrigue devient cabale, et la cabale tourne à la conspiration. L'épouse et le frère du roi se liguent contre lui. Ses demi-frères, les Vendôme, dressent contre Richelieu des embûches mortelles.
    Le roi lui-même est menacé par le couteau d'un assassin. La réaction est expéditive. Exil, geôle et décapitation punissent les coupables. Buckingham qui, à l'appel des huguenots, a pris pied sur le sol de France, en est chassé avec de lourdes pertes. Le roi met le siège devant La Rochelle avec une forte armée. Le récit galope. Les dialogues abondent, drôles ou pathétiques. L'action rebondit de péripétie en péripétie.
    Les relations du roi et de Richelieu, dégagées des stéréotypes périmés, sont, en fait, riches et nuancées. Malgré les querelles, les ombrages, les " coups de caveçon " d'un roi malcommode, et les démissions données et reprises, elles se muent insensiblement en affection profonde, forgée dans les périls qu'ils courent côte à côte dans leurs incessants combats contre les factieux du dedans et les ennemis de l'extérieur.

    Sur commande
  • Complots et cabales

    Robert Merle

    • Fallois
    • 7 March 2001

    Le lecteur remarquera que, si dans les deux premiers tomes de la série, Fortune de France et En nos vertes années, le premier champêtre et le second estudiantin, le héros n'est que lointainement touché par les grands complots de son temps, tout change quand il s'installera à Paris et sera introduit à la Cour.
    À partir de ce moment, c'est-à-dire dès le troisième tome intitulé Paris ma bonne ville, il ne peut qu'être mêlé aux affrontements entre Henri III et les ligues. Les tomes suivants sont si marqués par de sanglantes péripéties qu'ils auraient tout aussi bien pu s'intituler Complots et Cabales. Mais j'ai bien fait de réserver le titre pour ce roman-ci, car c'est au moment où l'amitié se resserre entre Louis XIII et Richelieu, soudés par une politique clairvoyante et courageuse, que les cabales et complots se multiplient et deviennent aussi plus dangereux, car toute la famille du roi s'y trouve mêlée.
    Tant est que Louis XIII et son irremplaçable ministre n'ont pas seulement à faire face à la cabale des Grands, à celle des dévots, à celle des vertugadins diaboliques, mais aussi à sa propre famille : sa mère, son frère et son épouse. Je voudrais ajouter encore un mot sur le titre. Logiquement, j'aurais dû appeler le présent livre Cabales et Complots, car ce sont les cabales qui fomentent les complots et non l'inverse.
    J'ai toutefois inversé les termes, et point seulement pour des raisons d'euphonie. Il me semble qu'il y a dans la " cabale " un acharnement sinistre qui sonne comme un glas. Mais je voudrais toutefois que le lecteur se rassure : il se ramentevra sans doute que, plus heureux que Henri III et Henri IV, Louis XIII ne mourra pas assassiné. En revanche, comme il arrive si peu souvent dans l'Histoire, ce sont les méchants qui sont punis.
    (ROBERT MERLE)

  • À trente ans, le futur romancier Robert Merle est un jeune père plein de projets, et un jeune professeur agrégé d'anglais très occupé par la thèse qu'il a décidé d'écrire. Mais la guerre éclate qui met fin à ces années heureuses. À partir de septembre 1939, Robert Merle est promu " agent de liaison ", en contact permanent avec l'armée anglaise, et pendant neuf longs mois il réalise un périple inattendu à travers la France : Bordeaux, des cantonnements dans des villes de garnison, un stationnement prolongé à Metz et pour finir un terminus improvisé à Zuydcoote, en juin 1940, à trois kilomètres de la frontière belge. Il en fera le sujet de son premier roman, qui obtiendra le prix Goncourt au lendemain de la guerre et marquera le début de sa carrière d'écrivain.
    Débute alors pour le sergent-chef Merle un nouveau scénario en partie improvisé par le haut commandement allemand : un long voyage à travers le pays de l'envahisseur et la découverte effrayante de camps de transit. Tous ces soldats, si soudainement devenus prisonniers, sont parqués par milliers, entassés, mal nourris, incertains du lendemain, tout entiers accaparés par les stratégies obsédantes menées contre le premier des ennemis : la faim.
    La destination finale est le stalag, un des coeurs de l'économie de guerre nazie : le soldat vaincu est transformé en ouvrier dans les usines allemandes. Robert Merle est amené à Dortmund, grosse ville industrielle située à l'extrémité est du bassin de la Ruhr, puis à partir de septembre 1942, il rejoint le camp de Stablack en Prusse-Orientale près de Königsberg. C'est au cours de sa captivité en stalag que Robert Merle a rédigé cet inédit, qui constitue sa première oeuvre littéraire.
    Cet inédit, rédigé sur un cahier cartonné tamponné d'un cachet à l'encre rouge " Stalag 6D ", a été conservé par Robert Merle de 1943 à 2004, date de sa mort à la Malmaison, grande propriété située près de Montfort-l'Amaury dans les Yvelines. Jusqu'à son dernier emménagement en 1971, il a décidé de le conserver sans jamais lui donner une autre forme, le réécrire ou le prolonger.
    Un texte de contrastes entre la dureté de l'univers carcéral et le souvenir lumineux des dernières heures de la paix, un livre grave, heureux et inquiet, rythmé par l'amour des mots et des personnages insolites, souvent privé d'histoire, pareil au destin d'un prisonnier.
    Un texte flash-back, où le premier sujet - le camp de transit, le temps de la servitude - donne naissance au témoignage romancé d'une époque passée, la magnifique liberté de l'été 39.
    Comme l'essentiel de l'oeuvre de Robert Merle, cet inédit est à la croisée d'une histoire singulière et de la grande Histoire, qui emprisonne dans ses filets chaque volonté individuelle et réduit celle-ci à n'être que l'instrument des événements. Robert Merle a toujours été fasciné par ce poids monstrueux des situations qui façonnent les heurs et les malheurs d'une existence.

    Sur commande
  • La volte des vertugadins

    Robert Merle

    • Fallois
    • 11 April 1991
    Sur commande
  • Les roses de la vie

    Robert Merle

    • Fallois
    • 5 April 1995

    " A'steure je suis roi ", s'écria Louis XIII quand Concini, sur le pont dormant du Louvre, tomba sous les balles des conjurés.
    Il l'était en effet, puisque l'usurpateur était mort et la régente, reine mère dominatrice, " serrée " au château de Blois. Le jeune Pierre-Emmanuel de Siorac, narrateur témoin de ces Mémoires, a participé au complot et Louis XIII l'en récompense en faisant revivre pour lui le comté d'Orbieu. Le contraste est grand entre la vie de Cour, brillante et oisive, et celle des laboureurs du " plat pays " qui, écrasé d'impôts, survivent comme ils peuvent.
    Fidèle à la tradition périgourdine de ses ancêtres, le nouveau comte, dès que le roi lui consent un congé, court retrouver Orbieu. Il s'efforce d'être " bon ménager " de son domaine et, pour les mieux comprendre, apprend la " parladure " de ses manants. Pour l'enfant roi, qui n'est plus un enfant, les difficultés commencent : Luynes, le favori, est lâche et sans talent ; la reine mère, aidée par les Grands, prend les armes contre lui ; les huguenots s'agitent et aspirent à se rendre indépendants.
    Le roi doit pouvoir de prime à son premier devoir : " Parfaire " son mariage avec Anne d'Autriche : chemin qui, dès qu'il s'y est enfin engagé, lui apporte à la fois des roses et des épines. Louis XIII, roi soldat comme son père, et comme lui prompt et résolu, écrase les rébellions maternelles et tient tête aux huguenots, mais ne maîtrise pas aussi bien la politique du royaume conduite par des ministres qui font mieux leurs affaires que celles de la France.
    Cependant le cardinal de Richelieu s'avance à petits pas et rôde autour du pouvoir sans réussir à y entrer, tant son génie fait peur, et d'abord au roi même qui craint d'être dominé. Il finit toutefois par admettre le cardinal en son Conseil mais à une place encore modeste. Rien ne permet alors de prévoir si, ayant l'un et l'autre tant à coeur le bien du royaume, le sceptre et la pourpre réussiront à s'entendre.

    Sur commande
  • La gloire et les perils

    Robert Merle

    • Fallois
    • 12 April 1999

    " Le siège de La Rochelle fut un événement grandissime, parce qu'il intéressa non seulement le royaume de France, mais aussi tous les pays qui, en Europe, avaient été amenés à choisir entre la religion catholique et la religion réformée.
    La ville, citadelle huguenote ouverte sur la mer, et par conséquent aux secours, était réputée imprenable.
    Et pourtant, elle fut prise par Louis XIII et Richelieu après un siège qui couvrit une année entière : du 10 septembre 1627 au 30 octobre 1628.
    Un siècle de persécutions avait rendu les huguenots susceptibles, soupçonneux et rebelles. Leur erreur fut de violer à plusieurs reprises l'édit de Nantes qui les protégeait, chassant hors leurs murs les prêtres catholiques comme à Pau, ou aidant, comme à La Rochelle, les Anglais à prendre pied sur l'île de Ré.
    Bien que le siège ne comportât aucune grande bataille, il s'illustra par une extraordinaire nouveauté : la digue, qui, barrant la baie de La Rochelle et interdisant tout secours, décida à la fin du succès.
    Cependant, le siège lui-même fut fertile en péripéties auxquelles participa le comte d'Orbieu, et qu'il narre dans un récit qui abonde en dialogues, en personnages pittoresques, en situations saisissantes, tant est que le détail, le quotidien et le vécu, recréés par l'imagination romanesque, jettent sur l'Histoire événementielle un éclairage nouveau.
    Le comte d'Orbieu, narrateur-acteur de l'histoire, assure maintes missions tantôt délicates et tantôt périlleuses, sans qu'il oublie à aucun moment son amour pour le gentil sesso, auquel se mêle, pour la première fois, le rêve d'un mariage qui puisse assurer sa lignée.
    "

    Sur commande
  • Les révoltes se multiplient contre Louis XIII et Richelieu, soutenues en secret par le frère du roi et la reine elle-même.
    En 1631, le maréchal de Marillac et le duc de Montmorency préparent un nouveau complot. Arrêtés, ils seront exécutés l'année suivante. Trente ans plus tard, le 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt au château de Vincennes. Le lendemain, le jeune Louis XIV, dix-huit ans, réunit les princes, les ducs et ses ministres, pour leur annoncer que désormais il commandera lui-même son État. Entre ces deux dates, que d'événements inattendus, de coups de théâtre, de deuils, de surprises, de troubles, de drames, où la "Fortune de France" a plus de dix fois failli sombrer dans les tempêtes de l'Histoire ! La reprise des hostilités avec l'Espagne, la naissance de Louis Dieudonné, le dauphin que la France attendait, la trahison inouïe de Cinq-Mars, le favori du roi, la mort du grand Cardinal et celle du Roi-Soldat, les terribles émeutes de la Fronde, où l'autorité royale vole en éclats, tout cela donne au duc d'Orbieu, le fils de Pierre de Siorac, héros et porte-parole de Robert Merle, l'occasion de nous enchanter une fois de plus par le récit des orages qu'il a traversés.
    Le portrait qu'il fait de son père, qui meurt au cours de ce volume, n'est-il pas un peu celui de l'auteur ? " Une joie de vivre qui, maugré les dols et les déceptions, demeurait vivace, la fermeté dans la conduite de mes entreprises, une fidélité adamantine à mon roi, la haine indéracinable des cancans, complots et cabales, et la résolution de n'être jamais chattemite ni chiche face, et qui mieux est, la volonté de considérer avec indulgence mes propres faiblesses et aussi celles d'autrui.
    "

    Sur commande
empty