• « Populisme », « néolibéralisme », « nationalisme » : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée « faiblesse des démocraties »), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du « retour des années 30 ». Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. « Récidive », c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.

  • De 1750 à 1830, l'Europe traverse une époque d'intenses bouleversements politiques et sociaux. Entre ces deux dates, la Révolution française éclate comme un coup de tonnerre qui met à l'ordre du jour l'émancipation historique de l'humanité. Elle constitue un événement total : pour la première fois, la liberté devient, à la place de Dieu ou de la nature, le principal objet de la pensée, puisque la souveraineté du peuple et l'autonomie deviennent les horizons de la philosophie.
    De Rousseau, qui élève la liberté au rang de toute légitimité, à Hegel et aux idéalistes allemands pour qui l'esprit est liberté, en passant par Kant qui consacre le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes et fait de la liberté l'absolu à l'échelle de la finitude humaine, cet ouvrage revient sur les théories qui ont marqué cette période et continuent d'influencer notre histoire démocratique.

  • "Entre 1750 et 1830, l'Europe traverse une époque d'intenses bouleversements politiques et sociaux. Pour la première fois, la liberté devient, à la place de Dieu ou de la nature, le principal objet de la pensée. Avec Rousseau, Kant et Hegel, Michaël Foessel nous propose une analyse originale de la philosophie moderne, pour décrire ces décennies où l'indépendance morale, la souveraineté du peuple et l'autonomie deviennent les horizons de la pensée occidentale. Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés présentent ce cours particulier sur l'histoire de la philosophie par Michaël Foessel, professeur à l'École polytechnique et spécialiste de l'histoire de la philosophie moderne."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Considéré dans ce texte: L'obsession de l'apocalypse et le catastrophisme. Le triomphe de l'hygiénisme. Le progrès, les Lumières, la science et la technique. L'expérience et la biodiversité.

  • Deuxième volume de la collection "Questions de caractère" - dirigée par Adèle Van Reeth et publiée en co-édition avec France Culture - qui explore les passions humaines. Une exploration philosophique de la méchanceté à travers le temps, avec Michaël Foessel, l'un des meilleurs philosophes de sa génération.
    Pourquoi sommes-nous méchants ? La méchanceté est-elle une faiblesse du caractère ou une intention morale ? Fait-on le mal volontairement ?
    Interroger la méchanceté aujourd'hui, c'est tenter de comprendre les tragédies humaines de l'histoire, mais aussi déjouer les mécanismes qui conduisent à la perpétuation du mal dans notre société.
    De l'Antiquité à nos jours, Michaël Foessel, l'un des philosophes les plus brillants de sa génération et qui a beaucoup travaillé sur la question du mal en morale et en politique, nous aide à décrypter ce qui, plus qu'un sentiment, est un mal contemporain plus compréhensible qu'on le croit.

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