Points

  • Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes. Face aux crises sanitaires, écologiques ou à la menace nucléaire, la croyance dans le progrès a cédé la place à l'angoisse. Cette résurgence des thèmes apocalyptiques est plus qu'un symptôme. La dissolution moderne des hiérarchies traditionnelles a provoqué une nouvelle inquiétude : devoir vivre « après la fin du monde ».
    Les théories de la catastrophe ne se soucient plus de savoir quel monde mérite d'être défendu. Le plus urgent n'est pas d'éviter l'apocalypse à venir, mais de réinvestir le monde après sa disparition comme ordre hiérarchique. En ce sens, le fait que la fin du monde a déjà eu lieu est une bonne nouvelle qui nous place face à une alternative : perpétuer la vie ou édifier un espace pour le possible.

  • Un geste ou une parole devraient suffire, et pourtant... Consoler est une activité difficile qui implique de prendre la parole sur une souffrance que l'on ne partage pas, mais à laquelle on cherche à prendre part. Quels mots employer qui ne suscitent pas le soupçon ?

    Ces questions relèvent aujourd'hui de la psychologie ou de la religion. Pourtant, la philosophie a longtemps été un baume pour les douleurs humaines. Nous ne croyons plus désormais qu'il existe un savoir qui, à lui seul, permette d'affronter les tourments de la vie.

    L'auteur montre que nous vivons le « temps de la consolation », c'est-à-dire un temps marqué par la perte des modèles communautaires, rationnels et amoureux qui justifiaient l'existence face au pire. Repenser la consolation, c'est éviter le double écueil de la restauration de ces anciens modèles et du renoncement mélancolique au sens.

  • Nous vivons sous le règne de l'évidence sécuritaire. Des réformes pénales aux sommets climatiques en passant par les mesures de santé, l'impératif de précaution a envahi nos existences. Mais de quoi désirons-nous tant nous prémunir ? L'état de vigilance désigne l'obligation de demeurer sur ses gardes et d'envisager le présent à l'aune des menaces qui pèsent sur lui. Ce livre montre le lien entre la banalité sécuritaire et le néolibéralisme, mais aussi la complicité secrète entre des Etats qui rognent sur la démocratie et des citoyens qui aiment de moins en moins leur liberté.
    L'Etat libéral-autoritaire produit des sujets et des peurs qui lui sont adéquats. C'est à cette identité nouvelle entre gouvernants et gouvernés qu'il faut apprendre à résister.
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  • " Que puis-je connaître ?", "Que dois-je faire ?", " Que m'est-il permis d'espérer ?": ces trois grandes questions de la philosophie, Kant les a affrontées dans sa Critique, méthode qui marque une rupture radicale dans l'histoire de la pensée.
    Cette anthologie propose un parcours réfléchi à travers l'ensemble de l'oeuvre de Kant.

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