Littérature générale

  • L'échange épistolaire entre Maurice Blanchot, écrivain et critique français (1907-
    2003), et Vadim Kozovoï, poète russe, critique et traducteur de poésie française
    (1937-1999), s'étend sur vingt-deux ans (entre 1976 et 1998). La correspondance est
    singulière et riche d'informations. Singulière parce que les deux hommes, sans
    jamais s'être rencontrés, ont su fonder une solide amitié; riche d'informations parce
    que les lettres ne se limitent pas exclusivement à la chose littéraire. C'est un
    Blanchot insoupçonné qui apparaîtra à certains, attentif aux questions d'actualité
    internationale et particulièrement passionné par la question russe - et par la Russie.
    Cette correspondance est complétée par La parole ascendante, postface de Maurice
    Blanchot écrite à l'occasion de la publication de Hors de la colline, recueil de poèmes
    de Vadim Kozovoï paru aux éditions Hermann en 1984.
    Enfin, en annexes, on trouvera le second versant de cette correspondance avec un
    choix de vingt-deux lettres que Vadim Kozovoï adressa à Maurice Blanchot, qui
    permet d'établir un regard croisé sur les deux épistoliers ; et aussi les lettres que
    Maurice Blanchot envoya à l'épouse de Vadim Kozovoï, Irène. Trois textes clôturent
    l'ouvrage; les deux premiers (dont un poème) de Vadim Kozovoï sont dédiés à
    Maurice Blanchot. Le dernier intitulé Poésie et temps est un court écrit de Blanchot
    rédigé pour les besoins d'une émission qui lui était consacrée sur France-Culture.
    Lettres à Vadim Kozovoï est un livre émouvant dans la bibliographie blanchotienne,
    d'abord parce qu'il contient une part d'inédit mais aussi et surtout parce que l'on y
    découvre un Maurice Blanchot plutôt méconnu, généreux et affectueux, soucieux,
    fidèle et vigilant à l'égard d'un ami et des siens.

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