La Piterne

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Plus qu´un roman policier, c´est un roman d´aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc, avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d´épaves sous-marines et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l´action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

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