Gallimard

  • Dans ce livre, devenu un classique, charles rosen, pianiste américain de renommée internationale et de culture européenne, s'est proposé de repenser entièrement la notion controversée de style musical classique, qui naît avec haydn et mozart vers 1775 et s'achève pour lui avec beethoven ; et il en analyse toutes les caractéristiques musicales et culturelles.

    A partir d'un examen détaillé des symphonies et quatuors à cordes de haydn, des concertos, quintettes et opéras de mozart, enfin des sonates pour piano de beethoven, il montre qu'une même tension dramatique est au coeur de toutes ces oeuvres et en vient à définir le style classique comme "la résolution symétrique de forces opposées". une grande sensibilité aux hommes double l'analyse formelle. en haydn se mêlent l'innocence pastorale, l'humour, la lucidité et une joyeuse énergie ; tandis que mozart nous apparaît dans cette séduction qui relie subversivement la pensée révolutionnaire et l'érotisme.

    Cette réédition comporte une préface nouvelle et un chapitre sur beethoven et la tradition jusqu'alors inédits en français.

  • Avec ses trente-deux sonates pour piano, beethoven a livré l'un des corpus d'oeuvres les plus importants de toute l'histoire de la musique.
    Composées sur plusieurs décennies, elles étaient destinées, chose tout à fait inhabituelle, à l'exécution privée comme publique. le pianiste et musicologue érudit charles rosen en fournit ici un guide concis à l'attention des pianistes amateurs et professionnels, mais aussi de ceux qui, sans la pratiquer, écoutent la musique en connaisseurs. situant d'abord les sonates dans leur contexte, il analyse ensuite leurs principes formels sous-jacents : la forme sonate, le phrasé, le tempo, l'utilisation de la pédale, les limites du clavier au temps de beethoven.
    Chacune d'entre elles fait alors l'objet d'une étude à part, appuyée sur des exemples extraits des partitions d'origine : depuis celles de 1790, auxquelles le jeune compositeur a dû sa célébrité, jusqu'aux chefs-d'oeuvre des années 1810 destinés aux grands concerts publics, pour finir par la dernière sonate en do mineur, opus 111, de 1822. le disque joint, enregistré par charles rosen, vient étayer son propos avec des passages significatifs de ces sonates et d'autres provenant de mozart, de haydn et de schubert.

  • Quatrième de couverture Charles Rosen, musicologue, professeur et pianiste, avait analysé de façon magistrale, dans Le Style classique, les moyens pas lesquels Haydn, Mozart et Beethoven bouleversèrent le statut de la musique, la dotant d'un prestige à peu près sans précédent en Occident.
    La Génération romantique en est, en quelque sorte, une suite. C'est tout le bouillonnement du romantisme naissant que retrouve l'auteur dans ses analyses détaillées et originales d'oeuvres de Chopin, Schubert, Schumann, Liszt, Mendelssohn, Bellini, Meyerbeer et Berlioz. Au gré des exemples musicaux - qu'on retrouvera pour certains interprétés par lui, sur le CD joint à ce volume -, Charles Rosen montre comment ces compositeurs, réagissant aux nouveaux courants de pensée venus des sciences, des arts plastiques, de la littérature, de la philosophie, inventent une multitude de solutions personnelles, souvent uniques et contradictoires : tel adapte la forme sonate à de nouveaux desseins en se servant de Bach ou de l'opéra italien, tel autre bouleverse les bases de la composition en se fondant sur le son de l'instrument, tel autre encore tire parti d'une bizarrerie pour produire une sensation d'inachevé... En très peu de temps, moins de vingt ans, entre la mort de Beethoven et celle de Schumann, une génération, la première pour qui l'art soit devenu un point d'interrogation, a tout changé.
    La Génération romantique, magnifiquement, déchiffre et illumine ce moment.

empty