HELENE COHEN

  • Paris est une guerre

    Janet Flanner

    • Points
    • 21 January 2022

    Engagée en 1925 au New Yorker, Janet Flanner est correspondante du célèbre magazine à Paris. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, la journaliste intrépide rentre aux États-Unis. Pour autant, à dix mille kilomètres, elle continue à raconter Paris et la France sous le joug nazi, aussi précisément que si elle y résidait encore. Tantôt grave et tantôt ironique, elle décortique les lâchetés et l'héroïsme au quotidien. Plongée fascinante dans la France occupée, Paris est une guerre est un régal de lecture et une mine pour les férus d'histoire.

  • La derniere interview de James Baldwin

    Quincy Troupe

    • Les editions du portrait
    • 8 October 2021

    Cet entretien se déroule à Saint Paul de Vence, un mois avant le décès de James Baldwin. Ce sont les derniers mots publiés de l'écrivain. Quincy Troupe connaissait l'état avancé du cancer de son ami. Ce contexte rend leur échange encore plus profond et essentiel. L'un et l'autre n'avait rien à perdre et ils le savaient. Quincy Troupe a su, peut- être, mieux que quiconque rendre compte du lien entre écriture et engagement, si cher à James Baldwin.
    Troupe interroge Baldwin sur sa relation à Miles Davis. Il confie ressentir avec le mu- sicien une fraternité, un sentiment qui s'inscrit presque dans l'histoire des afro-améri- cains. Baldwin s'exprime aussi sur le travail de Le Roi Jones, Toni Morrison et Ralph Ellison. Ils abordent également la relation de l'auteur à la France comme la remise de sa légion d'honneur par François Mitterand.
    Dans cet entretien, Baldwin continue de mettre des mots sur la façon dont l'Amérique met au banc de la société la communauté noire et de défendre, malgré tout, la nécessité d'adopter un comportement de solidarité entre tous. Il insiste sur le pouvoir que cha- cun possède pour changer le cours des choses.
    Pouvait-on rêver meilleur texte pour accompagner Ici recommence l'Amérique, conseils de James Baldwin - à suivre d'urgence d'Eddie S. Glaude Jr, qui, sans surprise, se réfère aussi à Quincy Troupe dans son livre.

  • 10 jours dans un asile

    Nellie Bly

    • Points
    • 3 November 2016

    Engagée en 1887 au New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly a pour mission de se faire passer pour folle et d'intégrer un asile d'aliénés, le Blackwell's Island Hospital à New York. Elle y reste dix jours et en tire un brûlot. Dans ce reportage « undercover », elle met en lumière les conditions épouvantables d'internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.

    Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly, est née le 5 mai 1864 en Pennsylvanie et morte le 27 janvier 1922 à New York. Figure légendaire de la presse américaine, pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l'infiltration sa marque de fabrique.

  • Les fabuleuses aventures de Nellie Bly

    Nellie Bly

    • Points
    • 7 November 2019

    Les aventures de la pionnière du journalisme infiltré réunies pour la 1ère fois avec un texte inédit.
    Un voyage de six mois seule avec sa mère au Mexique en 1886.
    Un internement volontaire dans un asile d'aliénés de New York un an plus tard.
    En 1889, une traversée du monde en 72 jours pour défier Jules Verne.
    Et en septembre 1914, sur le front de la première guerre mondiale qui commence...
    Il n'en fallait pas plus pour que Nellie Bly devienne une figure des plus étonnantes, audacieuses, pétillantes, féministes et libres d'un journalisme et d'une condition en devenir.

  • Dans la maison rêvee

    Carmen Maria Machado

    • Christian bourgois
    • 19 August 2021

    En surface, Dans la maison rêvée pourrait être considéré comme un témoignage : Carmen Maria Machado a vécu avec une femme une intense histoire d'amour qui s'est peu à peu muée en une relation faite d'emprise et de brutalité. Mais comment analyser et comprendre son expérience sans récits antérieurs auxquels se raccrocher ? Il n'existe en effet que peu d'archives queer, et presque pas de témoignages sur le tabou de la violence conjugale au sein de couples homosexuels.
    Pour raconter ce qu'elle a vécu, Carmen Maria Machado a donc inventé une forme pyrotechnique qui n'appartient qu'à elle et qui étonnera plus d'un lecteur. En déroulant de courts chapitres dont chacun joue sur les codes d'un genre littéraire particulier (du roman fantastique à l'histoire horrifique en passant par... le livre dont vous êtes le héros), Dans la maison rêvée ne se contente pas de relater les faits d'une histoire singulière : il interroge aussi la force des clichés et des représentations, dissèque les mythologies qui fondent notre rapport aux autres, que celles-ci proviennent des contes de fées ou de la pop culture. Un récit nécessaire, furieusement innovant, et qui fait l'effet d'une détonation.

  • La mise au pouvoir d'un homme raciste à la tête des États-Unis a révélé une réalité américaine, ancienne, qui traverse l'oeuvre de James Baldwin : l'idéal américain, une société multiculturelle où les individus sont tous égaux, a été, sans cesse, détourné pour toujours favoriser le profit et donc créer une société dominés | dominants Le mouvement des droits civiques avec la promesse de ses lendemains heureux a laissé place à l'élection de Ronald Reagan et à son conservatisme. Cette réalité n'a pourtant jamais ébranlé la certitude de James Baldwin que chacun porte en soi, le désir de vivre en paix, de vivre avec l'autre. C'est cette confiance de Baldwin dans l'être humain, malgré sa grande colère, qu'Eddie Glaude S. Junior a eu besoin de comprendre pour affronter l'Amérique de Trump et imaginer, grâce aux savoirs laissés par Baldwin, une façon de faire vivre l'idéal américain.
    Une nouvelle occasion se présente aujourd'hui pour retourner aux fondamentaux qui ont présidé au projet américain. Mais pour se faire, il est nécessaire, comme n'a cessé de le dire et de l'écrire James Baldwin, de reconnaître les faits, de les nommer, de nommer le racisme, l'injustice, l'inégalité, et d'endosser les responsabilités qui en découlent.
    « Ici recommence l'Amérique, conseils de James Baldwin - à suivre d'urgence » mêle éléments de la vie de James Baldwin, dont beaucoup proviennent d'interviews inédites, événements historiques et le questionnement d'Eddie S. Glaude Jr sur comment vivre dans une société raciste et la changer.

  • Asymétrie

    Lisa Halliday

    • Folio
    • 5 November 2020

    Alors qu'elle lit dans la chaleur d'un parc new-yorkais, Alice est abordée par un homme qui pourrait être son grand-père. Il s'agit d'Ezra Blazer, un écrivain célèbre et respecté, que la jeune femme, qui travaille dans l'édition, reconnaît aussitôt. C'est le début d'une relation charnelle et intellectuelle. Pendant ce temps, à Londres, Amar Jaafari est retenu à l'aéroport alors qu'il tente de rejoindre sa famille en Irak. Le pays a été envahi par les Etats-Unis. Entre deux interrogatoires, les souvenirs d'Amar affluent. Des souvenirs d'enfance ; d'autres, plus récents, dans lesquels le conflit irakien se fait de plus en plus menaçant. Ces deux récits en apparence étrangers l'un à l'autre se révèlent étroitement liés. L'interview musicale et piquante d'Ezra Blazer, qui vient clôturer le roman, fournit la clé de ce puzzle littéraire bouleversant. Avec un humour corrosif, Lisa Halliday étudie dans toute leur complexité les rapports de forces - inégaux - à l'oeuvre à la guerre comme à l'amour.

  • Le bowling du point du jour

    Elizabeth Mccracken

    • 10/18
    • 19 August 2021

    1900, Massachusetts. Le gardien du cimetière de la petite ville de Salford découvre une femme inconsciente près d'une tombe. Elle n'a dans son sac qu'une boule de bowling, une quille et sept kilos d'or. Une fois secourue, la mystérieuse Bertha Truitt décide de rester à Salford. Après avoir intrigué les habitants en ne dévoilant rien de ses origines, les avoir scandalisés en épousant le médecin noir qui l'a réanimée, elle les surprend tous en ouvrant un bowling, qui devient rapidement le principal point de rencontre de Salford, y compris pour les femmes. Mais quand Bertha meurt dans un terrible accident, son passé refait soudain surface. Un jeune inconnu affirme en effet être son fils et revendique l'héritage du bowling...
    Avec Le Bowling du Point du Jour, Elizabeth McCracken nous offre un grand roman américain, porté par une écriture malicieuse et peuplé d'excentriques aux destinées surprenantes.

  • Happy family

    Kathleen Collins

    • Les editions du portrait
    • 19 February 2021

    Après Journal d'une femme noire, réimprimé un mois à peine après sa sortie en juin 2020, les Éditions du Portrait publient un nouveau livre de Kathleen Collins :
    Happy Family, un recueil de nouvelles, composé de douze fictions.

  • Paris est une guerre ; 1940-1945

    Janet Flanner

    • Editions du sous sol
    • 28 May 2020

    A l'instar de la courageuse Nellie Bly, Janet Flanner est une journaliste culottée. Née à la fin du XIXe siècle à Indianapolis dans un milieu quaker cultivé et bourgeois, étudiante en lettres à l'université de Chicago, critique théâtrale pour le quotidien local, l'Indy Star, elle se marie pour échapper à sa mère et suit son époux à New York. Elle y fréquente la bande de l'Algonquin, des auteurs, comédiens, dramaturges bourrés de talent et d'esprit et y rencontre le grand amour de sa vie, Solita Solano, comme elle journaliste et aspirante écrivaine. Janet quitte son mari et les deux femmes partent visiter l'Europe avant de s'installer en 1922 à Paris, et d'y vivre libres. Trois ans plus tard, le New Yorker lui propose d'écrire toutes les deux semaines une Lettre de Paris, sous le nom de plume de Genêt. Ce qu'elle fera brillamment tout en publiant, dès le début des années trente, des reportages sur l'Europe en proie à ses démons.

    Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Janet Flanner rentre au pays. Pour autant, à dix mille kilomètres, elle continue à raconter aux Américains Paris et la France sous le joug nazi, aussi précisément que si elle y résidait encore. Tantôt grave et tantôt ironique, elle explique, décortique, suppute, griffe, pointe les petites et les grandes lâchetés et l'héroïsme au quotidien. Plus elle enquête, plus elle écrit, plus sa détestation de la barbarie nazie s'accroît. Vifs, précis, documentés, ses articles restent parmi les meilleurs de ceux qu'on a pu lire sur la France occupée. La profusion de détails, du plus sombre au plus dérisoire, qui portent sur tous les sujets possibles (le marché noir, l'économie, l'argent, la mode, la nourriture, le travail, l'éducation, la presse, l'Eglise, l'antisémitisme, etc.), compose une fresque minutieuse assemblée comme un collage. Paris est une guerre, tout autant qu'une plongée fascinante dans la France occupée, est un régal de lecture et une mine pour les férus d'histoire.

  • Un été à Rockaway

    Jill Eisenstadt

    • Rivages
    • 3 April 2019

    Publié en 1987, «Un été à Rockaway» appartient à ces livres qui ont marqué leur époque, au même titre que «Moins que zéro »de Bret Easton Ellis ou «Bright Lights, Big City »de Jay McInerney. Membre du fameux "Brat Pack" aux côtés d'Ellis, McInerney ou encore Donna Tartt, Jill Eisenstadt a connu un succès fulgurant avec ce premier roman alors qu'elle sortait à peine de l'université. «Un été à Rockaway» est une comédie dialoguée à la perfection autant qu'un poignant roman d'apprentissage sur la jeunesse américaine des années 80. Un texte devenu culte traduit pour la première fois en français. « »

  • La femme électrique

    Tessa Fontaine

    • Editions du sous sol
    • 11 April 2019

    Tessa Fontaine s'est lancé un défi fou : rejoindre en immersion complète, le temps d'une saison, la dernière troupe américaine de sideshow, cirque itinérant d'un autre temps. Sillonnant les États-Unis de foire en foire en compagnie d'une joyeuse bande de saltimbanques et autres freaks, elle a dû tout apprendre sur le tas. Les numéros interprétés sous le chapiteau bien sûr : l'avaleuse de feu, la charmeuse de serpent, quelques tours de passe-passe et le rôle d'«Electra», la femme électrique capable d'allumer une ampoule avec sa langue. Mais aussi le quotidien de la vie de forain, des douches communes au frisson de la scène en passant par les trajets à bord de l'infatigable semi-remorque. Ces moments sont également l'occasion pour Tessa de se reconstruire après des années passées au chevet de sa mère, gravement handicapée suite à une série d'attaques cérébrales. Sa mère, ancienne surfeuse voltigeuse, elle-même partie pour un dernier voyage en Italie, alors qu'elle ne peut ni marcher ni parler.

    Road-trip freak et féminin, tendre et souvent drôle, La Femme électrique a la fougue d'une immersion et la profondeur d'un récit de résilience hors du commun.

  • La réceptionniste

    Janet Groth

    • Editions du sous sol
    • 1 February 2018

    Janet Groth entre au New Yorker en 1957 - pour en repartir en 1978. Vingt-et-un ans de bons et loyaux services derrière le desk du plus prestigieux magazine américain. Elle y débarque toute jeune femme - dix-neuf ans, belle, ambitieuse, des étoiles plein les yeux et des rêves plein la tête - elle en ressort diplômée de littérature et professeur. Car au 18e étage de la mythique revue, Janet rêve d'écrire, un jour... Mais avant cela, il s'agit de répondre au téléphone, conseiller, accompagner, raccompagner, rassurer les conjoints, transmettre les messages de cette faune cosmopolite d'auteurs à contenter. Parmi ces personnages haut-en-couleurs, on retrouve Joseph Mitchell avec qui elle déjeune tous les vendredis, Muriel Spark, dont elle recueille les confidences ou encore E. B. White, un des auteurs phares du magazine. Et bien d'autres. Alors que la révolution sexuelle est en marche, Janet se libère, expérimente et s'interroge. Sur les hommes. Et sur la place des femmes dans une société civile et littéraire encore étriquée. Curieuse et entière, elle livre sans fausse pudeur ses passions d'un été, ses histoires amoureuses déçues autant que ses relations parfois houleuses avec certains de ses collègues masculins.

    Vrai-faux roman d'apprentissage, Janet Groth dépeint dans La Réceptionniste le quotidien de ce temple du journalisme et par là-même une galerie de portraits d'une fraîcheur réjouissante. Un univers à la Mad Men : sorte de Peggy Olson, Janet Groth nous guide en coulisse, derrière le bureau de la réception, là où toutes les (bonnes) histoires commencent.

  • 10 jours dans un asile

    Nellie Bly

    • Editions du sous sol
    • 22 October 2015

    Engagée au New World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour le moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile psychiatrique pour femme, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island, New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions de vie des laissés-pour-compte, Nellie Bly accepte le défi et se fait alors passer pour une malade ; elle crée par la même occasion le reportage infiltr&, dont le modèle sera plus tard repris par Hunter S.
    Thompson, Gunter Wallraff ou Florence Aubenas. Après une nuit d'entraînement, l'illusion est parfaite : tous les médecins la déclarent folle et se prononcent pour son internement. Elle reste dix jours dans l'hôpital. Le reportage fait la Une de toute la presse et met en lumière les conditions de vie épouvantables des patientes et les méthodes utilisées par le personnel (nourriture avariée, eau souillée, bâtiments infestés).
    Suite à la publication du livre 10 jours dans un asile, les fonds alloués aux hôpitaux psychiatriques furent augmentés de 850 000 dollars.

  • Mal de terre Nouv.

    Mal de terre

    Nikolaj Schultz

    • Payot
    • 7 September 2022

    Une nouvelle canicule s'abat sur Paris. Dans la nuit étouffante, toute l'existence de l'auteur est déboussolée par les effets de la crise climatique. Tous ses repères volent en éclats. Pour échapper à la chaleur, à ses vertiges et à ses interrogations, il tente de fuir, de s'isoler. Direction : Porquerolles. Mais sur ces terres idylliques, peut-on échapper à la réalité de l'Anthropocène ?
    Cette enquête auto-ethnographique sur les questions philosophiques et sociologiques que soulève un monde abîmé par le climat, est écrite comme un récit de voyage fictionnel à partir des expériences, rencontres, émotions et pensées de l'auteur sur quelques jours.

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