• Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Krivoklat, citoyen autrichien, est à nouveau interné en institution psychiatrique. A chaque fois qu'il en sort, il réitère son geste fou : asperger ou tenter d'asperger d'acide sulfurique un chef-d'oeuvre de l'art occidental. Son idée fixe est de celles qui vous donnent du talent. Son tourment, sa colère noire, sa passion déchirante, il nous les expose dans un monologue torrentiel, atrabilaire, drôle à pleurer que l'auteur a conçu comme un hommage amusé au grand Thomas Bernhard (1931-1989). Bien entendu, le crime est passionnel : c'est par amour que Krivoklat vandalise, persuadé que seule la perte, la catastrophe, pourra réinvestir l'icône de son caractère unique, irremplaçable. Dehnel s'amuse, mais il nous livre aussi une réflexion passionnante et passionnée sur l'art et sa puissance. L'art dont on se protège en le photographiant, en le filmant, en en faisant des reproductions à l'infini.
    Et si Krivoklat déverse des flots de haine sur la société occidentale, hypocrite et vénale, il nous fait également partager sa connaissance intime du geste créateur. A travers l'évocation de son amour défunt, à travers aussi son amitié pour un artiste de génie, Zeyetmayer, interné comme lui, Krivoklat nous fait toucher du doigt ce qui, dans le chef-d'oeuvre, nous révèle à notre humanité.
    Jacek Dehnel (né en 1980) est un poète, romancier, peintre et traducteur polonais. Il a remporté de nombreux prix et est considéré en Pologne comme l'un des écrivains les plus talentueux de sa génération. Les éditions Noir sur Blanc ont publié en 2014 son roman sur Goya, père et fils : Saturne.

  • La prédation est une réalité incontournable des sociétés du haut Moyen Âge. Que l'on pense au sac de Rome par les Wisigoths en 410, au récit du vase de Soissons, aux déprédations vikings des IXe et Xe siècles, ou encore aux razzias incessantes de la guerre féodale, l'histoire de ce temps est traversée de pillages, de captures, de prélèvements de tributs effectués par la force. Associées pendant longtemps à une conception négative du Moyen Âge, ces pratiques ont peu intéressé les chercheurs. Tout au plus s'y est-on parfois penché de manière biaisée, par exemple en étudiant les conséquences des déprédations vikings, hongroises ou sarrasines sur l'Occident chrétien. Cela revenait implicitement à enfermer certaines sociétés, comme les Scandinaves, dans leur dimension prédatrice, alors que l'Occident chrétien ne pouvait être pensé, selon le contexte, que dans le rôle de victime ou de conquérant. Considérée depuis quelques décennies dans une autre perspective, la prédation est désormais envisagée comme un phénomène économique, politique, social et culturel. Abordant les questions aussi diverses que les formes de partage du butin, la place de la prédation dans la circulation des richesses, l'insertion des captifs de guerre dans les économies locales ou dans les circuits du commerce d'esclaves, l'importance de la prédation dans le fonctionnement du pouvoir, ou encore la manière dont ces sociétés légitiment la pratique prédatrice, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur cette pratique.

  • Le père de Flora est atteint de narcolepsie : il s'endort à n'importe quel moment. En cadeau d'anniversaire, Flora lui offre de réaliser son rêve : guider une visite au musée dont il est le conservateur. Afin de se préparer à l'accompagner dans cette visite, la jeune fille entreprend d'étudier les Automatistes dont les oeuvres sont exposées. Son intérêt soudain envers
    cette forme d'art lui vaut d'être accusée d'être l'auteure des curieux graffitis récemment apparus sur les murs de l'école.

  • Voici un projet scolaire qui commence très mal pour Marie «Chicane»... qui l'entrainera cependant dans une aventure de découvertes historiques insoupçonnées !

    Déjà que c'est tout un défi d'être «la nouvelle» de l'école. Mais en plus, être obligée de faire équipe avec Mathieu Landry ! Le garçon à casquette veut l'entraîner dans une chasse au trésor. Et puis il y a ce vent qui souffle sans arrêt dans la vallée de Memramcook. On dirait qu'il murmure des choses, la nuit... Marie et Mathieu devront s'apprivoiser, tout en suivant les traces du père Camille Lefebvre (fondateur du Collège Saint-Joseph), afin de découvrir qui a bien pu vandaliser le Monument-Lefebvre. Mettront-ils la main sur le convoité trésor de Memramcook ? Ce sera à leurs risques et périls.

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