• Plouc Pride rappelle d'où viennent et où en sont les campagnes. Il déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la « France périphérique » du cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. Plouc Pride décrit la fin de l'urbanisation et le redéploiement des populations vers des endroits où protéger leurs corps, reposer leurs cerveaux, relier leurs coeurs et élever leurs esprits, car le désir de campagne est aussi le désir d'un droit au village. Plouc Pride valorise la participation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde, par la convergence des mémoires, et propose un renouvellement de l'aménagement du territoire, susceptible d'exprimer dans le concret des existences, la transition culturelle en cours.

    Valérie Jousseaume est enseignante et chercheuse à l'Institut de Géographie et d'Aménagement de l'Université de Nantes, au sein de l'équipe CNRS "Espaces et Sociétés". Spécialiste des campagnes, des bourgs et des petites villes, elle enrichit la réflexion sur la transition sociétale, observée sous l'angle du territoire et des mémoires.

  • L’automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s’imposer comme l’étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l’urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient. Il livre une charge pour sortir de nos villes ces « requins d’acier », qu’ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l’aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l’auto solo de nos villes. L’automobile est un piège, il est temps de s’en libérer.

  • Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville... La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus fl agrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ? L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifi e les emplois de proximité. En outre, les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Partout, la voiture individuelle reste considérée comme une obligation, un dû. Or, parce qu'elle occupe de l'espace et génère bruit et pollution, la motorisation contribue largement à l'asphyxie des villes. Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Aucune solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

    Nouvelle édition revue et enrichie avec une introduction inédite de l'auteur et 40 recommandations pour comprendre la crise urbaine et y remédier.

  • Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • Décembre 2042. La dissension couve dans la ville nouvelle écologique de Xoxox, au milieu de la forêt des Landes : ses habitants n'en peuvent plus de son labyrinthe d'impasses, dans lequel les touristes se perdent lors du carnaval annuel. Réfugiés dans les égouts, ils plaident pour l'ouverture de boulevards et d'avenues. Pourtant, Xoxox ne sera jamais réaménagée, du moins pas tant que vivra son bâtisseur, l'architecte autoritaire et mégalomane Gravimal, qui veille à préserver sa création du haut de sa demeure monumentale.Débarque alors Paoletta, mystérieuse Italienne armée de deux révolvers. Il est aisé de deviner qui est la cible de cette tueuse à gages... Mais qui est son commanditaire ?Dans La Ville des impasses, Aymen Gharbi nous entraîne dans une curieuse construction narrative et urbanistique, peuplée d'énergumènes sublimes et de magouilleurs grimaçants, où l'absurde et la démesure règnent.

    Aymen Gharbi est né en 1981 en Tunisie. Il a étudié la littérature française entre Tunis et Paris, et plus particulièrement le rapport entre série télévisée et roman-feuilleton. La Ville des impasses est son deuxième roman après Magma Tunis, publié par Asphalte en 2018.

  • L'architecture mobile est le premier essai de Yona Friedman, paru en 1958 et tiré à une dizaine exemplaires destinés à des architectes, dont Le Corbusier. Il fut réédité ensuite en 1961, 1963, 1968, enrichi à chaque fois de textes et dessins nouveaux jusqu'à l'édition de 1970, paru chez Casterman dont on a pu dire qu'elle constituait "le plus important manifeste de l'architecture moderne depuis la Chartre d'Athènes de Le Corbusier" (Michel Ragon). Notre édition rassemble tous les textes des différentes éditions et permet d'en suivre l'évolution et d'en identifier les strates. Yona Friedman, qui a fêté ses 96 ans en juin 2019, souhaite apporter quelques commentaires du XXIe siècle, à ce livre ancien, mais dont la richesse conceptuelle n'a pas encore été comprise à sa juste mesure.

    Architecte, artiste, penseur, Yona Friedman est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages consacrés à l'architecture, l'écologie, le langage, diffusant une pensée à la croisée des chemins. À une époque où les questions d'urbanisme, de mobilité, de mondialisation et de migration deviennent prépondérantes, il a inventé plusieurs concepts visionnaires, de plus en plus actuels aujourd'hui: la ville spatiale, l'architecture mobile, l'utopie réalisable, l'autoplanification. En juin 2018 il a eu 96 ans

  • Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour contester l'accélération de l'urbanisation et faire advenir des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et libérés.
    Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel,
    gated communities et " grands projets " sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l'accélération de l'urbanisation partout dans le monde. Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du " progrès " et de la " marche de l'histoire ", ces désastres urbains n'ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.
    Cette enquête montre - visites de bâtiments, romans, essais, films ou rapports officiels à l'appui - comment ils façonnent l'uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l'enfermement et à l'assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu'ils se combinent aujourd'hui aux catastrophes dites " naturelles " (ouragans, tsunamis, séismes, inondations...) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.
    Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et émancipateurs.

  • "L'hyperville comme interface locale connectée aux plates­-formes n'est pas la « ville automatique » promise par le marketing hyperindustriel sous le nom de « smart city ». C'est un territoire apprenant d'innovation sociétale et de design territorial s'appropriant les potentialités de ce qui, en premier lieu à travers la norme http et avec la technologie du world wide web, hypertextualise les cartographies territoriales et urbaines en archipels." Bernard Stiegler

    Franck Cormerais est professeur à l'université Bordeaux-Montaigne, et cofondateur de la revue Études Digitales.

  • "À vrai dire, le comportement des autorités constitue une part non négligeable du problème."

    Ethnologue, sociologue, historien américain, Mike Davis est né en 1946. Il débuta comme ouvrier des abattoirs, puis entreprit des études et s'intéressa au marxisme. Il a pu aborder de nombreux sujets, et notamment la lutte des classes à travers l'étude des problèmes fonciers de Los Angeles, et la militarisation de la vie sociale à travers les mesures sécuritaires.

  • Le fugitif est-il un sans-papier ? Un migrant recherché par la mafia ? Un criminel en cavale ou un malade mental ? Jeff et son frère Norbert sont bien en peine d'identifier l'inconnu qui s'est réfugié dans la cave de leur immeuble. L'homme à la peau trop blanche et aux yeux sans pupille ne parle pas autrement qu'en faisant claquer sa langue. C'est à n'y rien comprendre. Bien que traqué, il semble refuser de quitter la tour où habitent les deux frères. Mais comment peuvent-ils le cacher alors que leur immeuble, voué à la démolition, va être réduit en poussière dans quelques semaines ?

  • Apprendre à soutenir une écologie des territoires urbains pour que les conditions de vie en ville ne deviennent pas insoutenables.

    La ville durable est tout sauf un concept. Elle un ensemble de processus, d'expérimentations – voire d'utopies concrètes –, portés par des acteurs aux volontés singulières présents dans des territoires chaque fois différents. De Växjö en Suède à Loos-en-Gohelle en France en passant par Rennes, Bologne, Hambourg ou Dunkerque, les actions et les politiques environnementales traduisent des enjeux particuliers souvent contradictoires.

    Comment rassembler des logiques et des forces opposées : comment allier qualité de l'environnement, développement économique et justice sociale ? Que faire dans les territoires où la population est confrontée à la fois à la précarité économique, à la fragilité de son environnement et aussi à l'indignité de son habitat ? Comment repenser nos moyens de déplacement et rendre l'air de nos villes respirable ? Qu'espérer des innovations architecturales, des écoquartiers et de la montée en puissance des villes intelligentes ? Que faire pour mobiliser et responsabiliser les habitants ?

    Voilà quelques-unes des questions auxquelles nous tenterons de répondre dans ce livre clair et concis.

  • Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien.  Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ?  À toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccu­pations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.

  • Personne ne comprend plus rien à l'Europe, ses traitésindigestes, ses crises à répétition. Pour pallier cetteincompréhension, Ludovic Lamant a pris l'expression « construction européenne » au pied de la lettre et s'est intéressé à ce que l'UE a de plus visible: les bâtiments qui abritent ses institutions.

    Né des déambulations de l'auteur dans les rues d'une ville qu'il aime, Bruxelles chantiers donne la parole aux architectes et urbanistes qui ont dessiné le quartier européen comme à ceux qui en ont été empêchés, aux eurodéputés et fonctionnaires qui font l'Europe au quotidien et à ceux qui peinent à la réformer. Les quatre voies à sens unique de la rue de la Loi, le corridor de vent de l'esplanade Solidarno´s´c, l'oeuf encagé du nouveau bâtiment du Conseil: le fatras architectural dépourvu d'éloquence qui balafre la capitale belge laisse entrevoir les renoncements par lesquels un projet politique porteur d'espoir est devenu une machine bureaucratique. Dérive dans les jeunes ruines d'un vieux rêve qui, peut-être, bouge encore.

  • Malgré les réglementations successives encadrant la conception énergétique des bâtiments, l'énergie reste le grand impensé du monde de l'architecture. Une théorie globale fait encore défaut : les architectes sauraient y puiser de quoi mieux affronter ce défi du monde actuel.
    Ayant précédemment étudié l'écologie puis l'économie circulaire, l'une et l'autre dans leur rapport à l'architecture, l'auteur analyse ici des notions encore nouvelles pour les architectes - comme les champs énergétiques, les affordances, l'approche algorithmique ou l'écologie constructive - de façon à les articuler clairement. On verra que l'énergie apparaît peu à peu comme une des grandeurs cardinales de l'architecture du XXIe siècle.
    Illustré de schémas clairs et accompagné de la présentation détaillée de plusieurs projets de construction aboutis, l'exposé procurera des arguments aux professionnels autant qu'aux étudiants en architecture préoccupés de la transformation écologique et de l'architecture qu'elle engendre.

  • Onde de choc sans precedent a l'echelle du globe, la crise du coronavirus a revele plus que jamais les limites de la mondialisation, accelerant notre prise de conscience des desequilibres qui frappent la planete.

    A rebours des discours sur la demondialisation, la decroissance ou l'imminence d'une catastrophe ineluctable, Dominique Mockly demontre que nos societes peuvent rebondir positivement et reprendre la main sur la spirale d'emballement caracteristique des dernieres decennies.

    Face a un monde en « surchauffe », choisir la voie de la « mondialisation decompressee » nous donnera l'occasion de grandir collectivement, de franchir un stade de maturite supplementaire et d'ecrire une nouvelle page de creation de valeur partagee pour l'humanite.

    Convaincu que les entreprises ont un role complementaire de la puissance publique a jouer dans ce mouvement progressif de decompression, Dominique Mockly plaide pour une meilleure articulation entre les differentes echelles territoriales et l'ensemble des acteurs de l'economie, afin de donner naissance a un systeme plus resistant, reactif et respectueux de la diversite. Son message, pragmatique et volontariste, offre des solutions et des eclairages inedits a tous ceux qui souhaitent reinventer la mondialisation. 

  • Pourquoi le patrimoine historique, architectural et urbain a-t-il conquis aujourd'hui un public planétaire ? Pourquoi sa connaissance, sa conservation et sa restauration sont-elles devenues un enjeu pour les Etats du monde entier ?
    Ni sa valeur pour le savoir et pour l'art, ni son rôle attractif dans nos sociétés de loisirs ne constituent des explications suffisantes. La recherche d'une réponse, qui engage plus profondément la nature de cet héritage dans son rapport avec l'histoire, la mémoire et le temps, passe, pour Françoise Choay, par une remontée aux origines, une archéologie des notions de monument et de patrimoine historiques.
    Cette investigation, poursuivie sur plus de cinq siècles, éclaire le culte actuel du patrimoine, ses excès, découvre ses liens profonds avec la crise de l'architecture et des villes. Ainsi, précieux et précaire, notre héritage architectural et urbain apparaît allégoriquement dans un double rôle : miroir dont la contemplation narcissique apaise nos angoisses, labyrinthe dont le parcours pourrait nous réconcilier avec ce propre de l'homme, aujourd'hui menacé : la compétence d'édifier.

  • Synthèse magistrale d'une époque en plein bouleversement, La transformation du monde revisite les classiques de l'histoire, de l'économie et de la sociologie qui ont alimenté notre vision du xixe  siècle. Jürgen Osterhammel s'affranchit d'une approche eurocentrée et événementielle pour proposer une histoire globale dans la lignée de Fernand Braudel et Eric Hobsbawm. L'urbanisme, les moyens de transport et de production, la circulation des hommes et des marchandises, les influences culturelles, scientifiques, environnementales sont autant de thématiques étudiées, questionnant les concepts essentiels de mobilité, de progrès, de hiérarchie et d'émancipation.L'auteur s'attache à ces forces complexes et puissantes qui ont gouverné les changements du «  long xixe  siècle  », de New York à New Delhi, des révolutions d'Amérique latine aux révoltes de la Chine et de l'Inde. Il décrit un monde de plus en plus quadrillé  : par le télégraphe, les bateaux à vapeur, les chemins de fer, les marchés... Il insiste sur la portée de l'abolition de l'esclavage, de l'industrialisation et de la colonisation dans la transformation des sociétés. Il remet en question nombre d'idées reçues et donne un nouvel éclairage sur des phénomènes comme le soi-disant triomphe des États-nations au xixe  siècle.Salué comme un des livres d'histoire les plus importants de ces dernières années, traduit dans une dizaine de langues, La transformation du monde offre une perspective inédite sur ce siècle mouvementé qui a semé les germes des désordres du xxe  siècle, mais aussi donné naissance au pacifisme, au libéralisme, au syndicalisme, au féminisme et à bien d'autres aspects essentiels de notre présent «  mondialisé  ».  Jürgen Osterhammel est titulaire de la chaire d'histoire contemporaine (xixe et xxe  siècles) de l'université de Constance en Allemagne. La transformation du monde, son maître-livre enfin traduit en français, lui a valu de nombreuses distinctions.Traduction de Hugues Van Besien 

  • La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole.

    Xavier Matharan, magistrat, conseiller juridique des Ministres de l'Environnement (1992-1993) et de l'Aménagement du territoire (1997-1999) puis associé de grands cabinets français, décide de créer sa propre structure dédiée au droit public des affaires en 1998.

  • "Des hommes, d'abord, des lieux ensuite, des pouvoirs enfin, et non pas l'inverse ! C'est ce que nous appelons la République des territoires. La « République des territoires » surprendra peut-être par sa formule. N'est-elle pas en apparence un oxymore ? La République ne s'est-elle pas construite historiquement contre les pouvoirs régionaux et locaux dans leurs particularismes ? Nous tenterons de prouver le contraire. La diversité est une force. Les territoires sont une richesse. Leurs citoyens et leurs représentants sont là pour faire vivre la République. Ils ont vocation à en être les alliés indéfectibles."

    Philippe Estèbe est urbaniste, ancien directeur de l'Institut des hautes études d'aménagement et de développement des territoires en Europe (IHEDATE) et professeur associé au conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
    André Rossinot fut député, ministre, président du Parti radical et maire de Nancy. Il est actuellement président de la Métropole du Grand Nancy.
    Pierre Stussi est directeur général des services de la métropole du Grand Nancy.

  • Cet ouvrage de synthèse étudie les villes françaises depuis le xviie siècle sous un angle innovant qui est celui de leur nature végétale : parcs et jardins, certes, mais aussi plantes « hors-sol » qui circulent dans l'espace urbain (légumes, fleurs coupées, déchets végétaux, etc.). Il s'agit de montrer que la ville n'est pas que minérale et artificialisée et qu'au contraire le végétal en irrigue les artères, même si cette présence a fluctué au fil du temps, en quantité comme en qualité. L'ouvrage s'attache d'abord à comprendre comment, par qui et au prix de quelles contraintes la nature s'installe dans la ville. Puis il étudie les différents usages qui en sont faits : théâtre des hiérarchies sociales, lieu d'urbanité ou d'ensauvagement, production économique, objet d'étude savante, etc.

    Normaliens, agrégés et docteurs en histoire, Charles-François Mathis est Maître de Conférences en histoire contemporaine à l'Université Bordeaux Montaigne et Émilie-Anne Pépy est Maître de Conférences en histoire moderne à l'Université Savoie Mont Blanc. Mathis est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010), quant à Pépy elle a publié Montagne sacrée, montagne profane. Le territoire de la Grande Chartreuse, XVIe - XVIIIe siècles (PUG, 2011).

  • Les thuriféraires de la mondialisation, comme ses détracteurs, focalisent identiquement leurs analyses sur la collusion de l'économie et des nouveaux avatars, téléinformatiques, de la technique. Et, pour dresser leurs bilans ' positif ou négatif ', ils scrutent et traquent identiquement les effets du processus dans les mêmes champs multiples et hétérogènes de l'écologie et du droit, de la psychologie et de la sexologie, de la linguistique et de la morale, de la politique et des arts figuratifs' Mais dans cet inventaire borgésien, un domaine demeure, de part et d'autre, absent': celui de la spatialité, autrement dit, des modalités selon lesquelles les sociétés humaines construisent et vivent leur environnement spatial.
    À l'issue d'une série d'articles, écrits au fil des vingt dernières années, sur les figures multiples de la spatialisation et de son histoire (architecture, urbanisme, aménagement, protection du patrimoine), Françoise Choay découvre progressivement un propre de l'homme, ''la compétence d'édifier'', et les enjeux majeurs dont cette compétence est dépositaire à l'heure de la mondialisation.

  • Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et le taux d'urbanisation atteindra 68 % en 2050. Les pays émergents joueront un rôle majeur dans ce futur d'une urbanisation généralisée mais c'est l'Inde qui contribuera le plus à cette croissance, devant la Chine et le Nigeria. À cette date, le nombre d'habitants dans les villes indiennes sera de 800 millions, contre 377 millions en 2011, soit une fois et demie la population totale de l'Europe. Ces chiffres sont vertigineux et rendent nécessaire une appréhension fine de ce qu'est la transition urbaine de l'Inde. Trois grandes lignes de force structurent cet ouvrage : la nature du processus d'urbanisation, les effets de libéralisation économique sur les villes indiennes et la persistance de très fortes inégalités.

    Marie-Hélène Zérah est directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et en affectation au Centre for Policy Research (New Delhi, Inde).

  • Rêveries, souvenirs, pensées..., tout est là dans la promenade, cette expérience émotionnelle de l'espace qui brasse continûment la mémoire personnelle et l'histoire collective. Ici, une longue promenade sur quatre saisons, d'un été au printemps suivant, à travers des jardins proches, à Paris et en Île-de-France, mêlés à la réminiscence des paysages lointains, l'Italie et le Japon, la Bretagne et l'Himalaya. En mélangeant les jardins et leurs époques, la promenade surprend sans cesse par le côtoiement de l'héritage et de l'inclassable, et offre la possibilité de penser notre époque en pensant ce qu'on a sous les yeux.

  • La population urbaine ne cesse d'augmenter. En 2050 nous serons dix milliards, dont sept vivront en ville contre quatre actuellement. Nous ne pourrons pas étendre la ville en proportion. Pour éviter l'étalement urbain, la ville se densifie inexorablement. Est-ce une raison pour priver les citadins du contact avec la nature ?
    À travers l'exemple d'initiatives novatrices dans des villes françaises et étrangères, Jean-Noël Carpentier montre qu'une nouvelle ère urbaine est possible. La végétalisation des villes est devenue un impératif écologique autant qu'un instrument d'agrément. Il faut planter, planter et planter encore. Fermons les yeux un instant et imaginons la ville-jardin. Des arbres dans les rues, l'herbe qui grignote le bitume, des fruits et des légumes dans les espaces publics, des insectes plus nombreux, le bruit des oiseaux enfin perceptible... La ville se confond avec la nature. C'est le rêve que nous pouvons faire et l'espoir que nous devons porter.

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