• John Cowper Powys se défie de l'affliction autant que de la sérénité. Le philosophe avance, en funambule, sur un fil tendu au-dessus du gouffre de la solitude. Dans une approche présentée comme « libre, sceptique et indépendante », il se propose de « retourner aux sensations fondamentales de la conscience planétaire ». Pour ce faire, en grand érudit, il invoque les présocratiques, Rousseau, le stoïcisme, et renoue avec les philosophies orientales, deux décennies avant la Beat Generation.

    Mais l'auteur se fait surtout intraitable critique. Son désir de « rappeler la philosophie », comme sa dénonciation de l'impuissance des grands systèmes philosophiques, résonnent avec force. La recherche de la solitude et le mépris du destin font dès lors office de vaccin contre l'amertume de l'existence.

    John Cowper Powys est né en Angleterre en 1872 dans une famille de onze enfants. Il oriente ses premiers écrits vers la recherche poétique, puis officie de nombreuses années comme conférencier aux États-Unis. Notamment célébré pour ses romans, il est aussi l'auteur d'une riche oeuvre philosophique. Plusieurs fois nommé pour le prix Nobel de littérature, il fut admiré par des personnalités aussi diverses que Glenn Gould ou Henry Miller.

  • Pratiqué depuis des milliers d'années en Inde, l'ayurveda est la plus ancienne médecine holistique du monde, envisageant l'homme dans sa globalité (corps, âme et esprit) et cherchant avant tout les raisons du déséquilibre chez l'être humain pour le soulager durablement.Fruit de la collaboration entre Marine Le Gouvello et le Docteur Jayaprakash Gokul, ce livre vous apporte toutes les clés de compréhension de la médecine ayurvédique, faisant un pont entre l'Inde et nos sociétés occidentales, afin que vous puissiez vous approprier ses éléments de sagesse, utiles pour soulager les maux du quotidien : insomnies, problèmes digestifs, stress, gestion du poids...

  • Il n'est pas question ici des grandes vertus héroïques qui demandent de l'abnégation et qui participent du sublime. Les « vertus communes » concernent notre vie quotidienne, et leur vocabulaire est minime : ne pas peser sur la terre, s'en tenir à la discrétion de ne pas apparaître, à cette retenue pleine d'empressement qui est le centre de la vie sociale. Carlo Ossola nous invite à parcourir un chemin de sagesse en faisant halte auprès de douze petites vertus : l'affabilité, la discrétion, la bonhomie, la franchise, la loyauté, la gratitude, la prévenance, l'urbanité, la mesure, la placidité, la constance, la générosité, qu'il est bon d'exercer chaque jour, au travail, dans la vie familiale, et avec nous-mêmes. Pour guider chacun à faire de sa vie ordinaire une vie heureuse.

  • En s'inspirant des dessins d'André Rouveyre, Golberg écrit un véritable traité d'esthétique de portée générale. Sa Morale retrace une sorte de généalogie intellectuelle de la ligne qui annonce les recherches formelles du cubisme. Golberg réclame un langage visuel nouveau et défend la simplification des formes. De ce processus d'abstraction avant l'heure, il souhaite un renouvellement de l'art. Résolument moderne, sa pensée dialogue volontiers avec la tradition, poursuivant un raisonnement dialectique qui fait tout l'intérêt de son ouvrage. Et les artistes ne s'y sont pas trompés, tant ils sont nombreux, Picasso en tête, à se réclamer de cette pensée. Précurseur et inspirateur, Golberg aborde là la déformation par simplification, le rire, la géométrie, la spiritualité même de la ligne.

    En 1932, Gide se souvient encore de Mecislas Golberg (1868-1907), le qualifiant d'"étrange bohème d'aspect famélique, une sorte d'illuminé de grande intelligence, d'un don littéraire indéniable". Un être énigmatique dont le visage fut sculpté par Zadkine et Bourdelle. Poète et critique d'art, Golberg fut aussi une figure singulière de l'anarchie et l'ami de Guillaume Apollinaire, Henri Matisse, Max Jacob, Henri-Pierre Roché, Auguste Rodin, Pablo Picasso, Henri Matisse ou encore Jules Romain.

  • Etre juif

    Benny Lévy

    Être Juif. Être, de manière radicalement singulière ; être, irrémissiblement rivé à son judaïsme comme le dit Emmanuel Lévinas, présent tout le long des lignes de ce texte. À partir de cette facticité juive, s'esquissent quelques propositions pour une pensée du Retour. Retour au Sinaï. Là précisément où le juif est rivé. La pensée du Retour requiert une critique de l'athéologie du juif moderne. Théologie du silende de Dieu après Auschwitz, critique de la théodicée, enfin recours à la notion de Mal absolu, voilà les points par où il faut passer de manière critique. En ce sens, ce livre s'adresse à tout homme pour autant qu'il est encore sensible à la question de l'origine du Mal. « nés [...] en 1945, nous procédions des épousailles des Lumières et de la Nuit. La Nuit ne s'opposait pas aux Lumières, elle les achevait : il fut jour, il fut nuit ; jour un. Le verset, à l'envers. Les lettres voletaient en désordre. Le prophète se lamentait : Nos pères ont failli, ils ne sont plus ; quant à nous, leurs fautes, nous les supportons. Nous, fils de l'inversion, nous ne nous lamentions pas. Nous n'avions plus à payer aucun billet. Tout avait été payé, et pour toujours. Le Siècle nous faisait un crédit illimité ; le Juif honteux pouvait être fier, sans frais : il n'était plus le Juif moderne, mais le Juif du Siècle. Nous ne remarquions même pas que nous étions en train de payer l'absence de lamentations. Le prix : l'obscurcissement du rapport du fils au père. Dans les Lumières, nous avions perdu la mère ; dans la Nuit : le père. Enfants adoptifs du Siècle, nous pouvions nous mêler à tous ses combats. Ils se révélèrent douteux, qu'à cela ne tienne : nous pouvions nous retourner contre le Siècle, en véritables enfants. Contre le Siècle de la barbarie s'élevaient alors l'humanité et ses droits. »

  • Yéti, Bête du Gévaudan, monstre du Loch Ness, grand serpent de mer... le bestiaire de la cryptozoologie fascine autant qu'il hérisse. Coincée entre scepticisme et crédulité, science pour les uns - les découvertes de l'okapi ou du saola témoignent de la validité de la démarche -, pseudo-science pour d'autres, la cryptozoologie n'en finit pas de faire débat. Pour tenter d'y voir plus clair, il est donc important de passer en revue certaines des « causes célèbres » de la cryptozoologie et, au-delà de l'existence ou non de ces animaux, de s'interroger aussi sur l'édifice culturel, sociologique et ethnographique qui s'est construit autour. Car quand bien même certains de ces êtres mystérieux n'auraient pas de réalité biologique, il n'est pas interdit d'introduire une part d'imagination, voire de rêve, dans la recherche scientifique. Si le rêve est maîtrisé, la recherche n'en devient que plus créative.

    Docteur ès sciences, Eric Buffetaut est Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Géologie de l'École normale supérieure, Paris), spécialiste de la paléontologie des vertébrés. Son intérêt pour la cryptozoologie, remonte à la lecture, pendant son adolescence, des livres de Bernard Heuvelmans sur ce sujet.

  • Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons sollicités par des images, des films, des livres, des messages appartenant à un autre monde: celui des esprits désincarnés.

    Le présent livre Quand l'au-delà se manifeste n'est pas là pour effrayer. Bien au contraire, il aidera le lecteur à mieux saisir toute la portée des nombreuses manifestations des pensionnaires de l'au-delà.

    Depuis la parution de son premier livre, Serge Girard a reçu plusieurs confidences de lecteurs et de lectrices. Depuis près de trente ans, monsieur Girard a aussi été témoin de manifestations quasi quotidiennes d'esprits désincarnés. Il est donc parfaitement en mesure de nous instruire sur les manifestations de l'au-delà et leur nature.

    Serge Girard a également consacré un chapitre, le dernier, à la prière, où il nous propose des textes très précis pouvant aider ceux et celles qui ont l'habitude de l'utiliser.

    L'esprit des morts est vivant. Ce livre nous en fournit incontestablement la preuve.

  • Par-delà l'enchantement

    J.B. Simoni

    S'il suffisait de se jeter corps et âme dans l'amitié ou l'amour, pour atteindre ce monde enchanté dont nous rêvons, qui ne le ferait ? Norbert, garçon fragile et introverti, mignoté par sa mère et dédaigné par son père, autant que par lui-même, en quête perpétuelle d'un être qui le séduirait et l'aimerait, le croyait. En rencontrant Serge, si beau, si fort et tellement roublard, et qui aurait pu être son frère. Ou encore Marie-Anne, à la beauté incomparable, et qui aurait pu être sa mère. Ou encore Agnès, sa fille, à la personnalité ravageuse.
    Dans chacun de nous, il y a toujours du Norbert, même si ce que l'on trouve par-delà l'enchantement - sagesse, sérénité ou désillusion -, appartient à notre propre mystère.
    Ce récit, campé dans la France des années 40 et des Trente glorieuses, où les personnages sont confrontés à une Histoire riche, mouvementée et souvent dramatique, est avant tout une ode à l'amitié et à l'amour, quoiqu'il nous en coûte. 

  • Tempo

    Bathelemy Bolivar

    Dans Tempo, Bathélemy Bolivar scrute le temps dans son universalité pour le rendre encore plus accessible à travers une parole fragmentée mais lucide et cohérente. L'oeuvre remue la dissidence du fleuve Saint-Laurent pour dévoiler le temps comme une invention mesurée. Une fois de plus, l'héritage insulaire de l'artiste expose la fragilité des mots dans leur harmonie contagieuse.

  • En cette année du centenaire, puisque Nathan Katz est né le 24 décembre 1892, il était opportun de rappeler l'importance essentielle de son oeuvre poétique et de le libérer de l'image stéréotypée du poète régional qui écrit en dialecte. La double Haimet, celle de l'environnement et celle de l'âme, qui est le fil conducteur du dialogue spirituel de Katz, ne signifie ni enfermement territorial, ni attitude passéiste, au contraire. Constituée à contre-courant, à une époque où prédominaient les préjugés nationalistes et où sévissaient diverses formes d'intolérance, son oeuvre s'ouvre sur le vaste monde et sur le futur, elle anticipe les relations transfrontalières et, sans être tributaire d'une idéologie politique, devrait susciter en Alsace la prise de conscience des virtualités européennes qu'implique le devenir culturel de notre région.

  • D'où viens-tu Lou? Nouv.

    Madame Claire est une nouvelle stagiaire qui doit remplacer de tout urgence l'enseignante de la classe de Lou. Pour se familiariser avec ses élèves, elle a eu la bonne idée de leur demander de se présenter.

    À tour de rôle Aimé, Meng-Lin, Hamad, Saita et les autres se présentent et, chaque fois, Madame Claire insiste et leur demande d'où ils viennent ?

    « Moi, madame, je viens d'ici »

    « Voyez-vous, les enfants, vous êtes tous nés ici, et c'est très bien. Il faut bien naître quelque part. Mais nous venons aussi d'ailleurs. Nos parents, nos ancêtres, viennent presque toujours d'ailleurs. Et nous devons être fiers de nos origines. »

    Heureusement Lou se souvient de la leçon de la semaine dernière! Nous venons tous de l'Afrique, le berceau de l'humanité!

  • Ouellette s'approprie deux mythes de la mythologie grecque, un sujet inhabituel pour le théâtre franco-ontarien. À travers ceux-ci il pose un regard critique sur notre société.

    Dans « Iphigénie en trichromie » il reprend le mythe que l'on connaît de la princesse qui doit mourir pour que les vents se lèvent, permettant à la flotte achéenne de se rendre à Troie afin de libérer Hélène. Tout au long de l'histoire, il privilégie une perspective féministe. Dans cet univers, la reine domine le roi, mais des forces agissent dans l'ombre pour renverser la situation et mener à l'avènement d'un nouvel ordre social.

    Dans « La colère d'Achille », l'auteur transpose l'histoire à notre ère moderne. Hatch [Achille] devient un mercenaire américain, à la solde d'une compagnie supranationale à l'oeuvre dans un pays du Moyen Orient.

    « Iphigénie en trichromie » a été créée le 27 septembre 2006, dans une coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury) et du Théâtre la Catapulte (Ottawa). « La colère d'Achille » a f ait l'objet d'une lecture publique le 18 décembre 2005, à la Nouvelle scène (Ottawa).

  • Satie est dévastée par un immense chagrin. Elle quitte le Québec pour fuir jusqu'en Norvège, en espérant s'éloigner de sa peine. D'Oslo à Bergen, de Bodø aux îles Lofoten, la jeune femme rencontre des personnages qui l'aideront à faire son deuil puis à renaître. Un psychiatre séduisant, un mystérieux vieillard borgne, une aubergiste accueillante, un couple gai en vacances, une femme brisée par un amour toxique; des rencontres initiées par le hasard et qui, pourtant, tisseront une toile de solidarité et d'amour autour de Satie.

    Tout au long de l'histoire, l'art et les paysages de Norvège font écho aux émotions vives ressenties par la jeune femme. Le tableau Le Cri, d'Edward Munch, les statues de Vigeland, la brume ainsi que les pics rocheux du Nord, acérés comme des crocs qui déchirent le ciel, sans oublier le maudit soleil qui vole les nuits d'été, dessinent la tempête intérieure de l'héroïne avant sa renaissance.

    Avec sa trame fluide, qui coule à un rythme lent, mais continu, Ne me tue pas si tu t'en vas est un roman sur le deuil, l'espoir et surtout la force de vivre; des thèmes universels abordés avec sensibilité et profondeur par une auteure prometteuse. Et si nous avions tous besoin de nous rappeler que par les failles entre la lumière...

  • Il y a plus de vingt ans, le Jonquiérois Serge Girard s'est présenté aux Éditions JCL, comme tous les autres auteurs, avec son manuscrit sous le bras et le coeur plein d'espoir. Une cinquantaine d'esprits, disait-il, l'avaient aidé et inspiré à rendre à terme ce travail sérieux de réflexion.

    Se pourrait-il que?
    Les morts sont silencieux, c'est bien connu. Très peu d'entre eux sont revenus sur la Terre, en chair et en os, pour nous raconter exactement ce qui se passe dans l'au-delà. Cependant, depuis la nuit des temps, plusieurs Esprits désincarnés ont confié des témoignages très intéressants aux médiums qui possédaient le don de les capter.

    Serge Girard est un de ces médiums que les Esprits ont utilisés sciemment comme intermédiaire, afin de livrer à tous leurs points de vue sur plusieurs aspects de la vie humaine et terrestre. Mieux encore, ces habitants de l'au-delà ont raconté avec précision quels individus étaient-ils sur la Terre, et ce qui leur est arrivé dans l'après-mort.

    Remise en question
    Maintenant disponible en format semi-poche, Messages de l'au-delà constitue un témoignage d'une grande honnêteté. Ce livre questionne très humblement nos attitudes en tant qu'être humain et surtout nous fait réfléchir sur l'idée que nous nous faisons de la mort et de ses suites.

  • Le nouveau livre de Serge Girard, son septième depuis 1990, lève le voile sur les échanges que l'homme peut entretenir avec le monde des morts. Il explique le phénomène de l'invocation en révélant le véritable processus énergétique qui y est associé.

    Mais que signifie « invoquer l'au-delà »? Que peuvent nous apporter ces demandes que nous adressons à Dieu, aux esprits supérieurs ou à nos défunts? Quelles sont leurs vraies valeurs?

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