• 1868, Sarthe. Victor est le cadet d'une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu'au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. À tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon. Le début de son calvaire pénitentiaire sonne le glas d'une vie de malheur. Jusqu'à sa rencontre avec Léopold Lebeau, un prisonnier communard idéaliste et indomptable, avec qui il se lie d'amitié.

    1872, arrivée en Nouvelle-Calédonie. Les forçats envoyés au bagne de La Nouvelle, à Nouméa, partagent les conditions sordides et les punitions éprouvantes d'une détention placée sous la férule de gardiens sans pitié. Un monde de privations et de violences inhumaines rythme leur quotidien, où la cruauté des règles édictées par l'administration pénitentiaire est la norme. C'est alors qu'un audacieux projet d'évasion voit le jour...

    Franck Chanloup est né au Maroc en 1970. Après quelques années passées en France, il décide d'émigrer en Nouvelle-Calédonie pour raisons professionnelles et se découvre un grand intérêt pour le voyage et l'histoire, trop méconnue, de ce territoire. Passionné de littérature depuis toujours, captivé par des auteurs tels que John Fante, Jonathan Safran Foer ou Pat Conroy, Franck Chanloup est blogueur littéraire, et signe ici son premier roman.

  • La question de la peine de mort, autrement dit celle de savoir si la société a ou non le droit de tuer un assassin ou tout autre délinquant dangereux, est l'une des plus difficiles qui soient. Si la plupart des civilisations ont pratiqué la peine capitale, ce fut sans même chercher à la justifier rationnellement. C'est en effet une règle commune à toutes les civilisations anciennes que le meurtrier mérite la mort, selon l'exercice d'un « droit » de vengeance qui relève plutôt du réflexe, d'une réaction ou d'une riposte quasi instinctive. Tout meurtrier mérite-t-il la mort ? Tout État a-t-il lui-même le droit de l'infliger ? En a-t-il, le cas échéant, le devoir ? Alors que la peine de mort reste en usage dans plusieurs pays dont la Chine et les États-Unis, il importe plus que jamais d'en connaître l'histoire, de l'Antiquité à nos jours. À lire également en Que sais-je ?... Histoire du droit, Jean-Marie Carbasse Les 100 mots de la justice, Denis Salas

  • Convoqué au tribunal en tant que juré, le prince Nekhlioudov est surpris de voir, parmi les accusés, la belle Maslova, son premier amour. Un amour de jeunesse à l'issue dramatique, puisque la jeune femme avait dû fuir la maison des tantes du prince après s'être retrouvée enceinte de Nekhlioudov. La Maslova, devenue prostituée, est accusée d'homicide avec préméditation. Le prince ressent une grande culpabilité devant la situation de cette femme, et il se fait un devoir de la faire acquitter. Mais, à cause d'un vice de forme, elle est condamnée au bagne en Sibérie. Nekhlioudov, toujours déterminé à racheter sa faute, va tout tenter pour renouer le contact avec elle. Écrit en 1899, Résurrection est une oeuvre regroupant la majorité des arguments constituant la philosophie de Tolstoï, et le personnage principal, le prince Nekhlioudov, est profondément tolstoïen, car ayant vécu une vie de plaisir, le moment de la repentance est venu pour lui.

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à

empty