• Longtemps, l'écologie a été confisquée par la gauche. Or, il est possible de conjuguer la sauvegarde de l'environnement avec la croissance, mieux : de mettre le développement économique au service de la transition énergétique. En un mot, s'adapter plutôt que renoncer.
    Ce manifeste d'un « écolo de droite », espèce politique encore trop rare, déconstruit brillamment les clichés et plaide pour une écologie plus audacieuse que punitive. Nul doute que l'enjeu aura toute sa place dans les débats politiques à venir.

  • Dérèglement climatique, chômage et précarité, crise financière, crise de l'Europe... Sommes-nous condamnés au chaos ?
    La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a aucune fatalité. Rien à voir avec l'extinction des dinosaures. Cette fois, la météorite, c'est nous. C'est nous, les responsables : nos bâtiments mal isolés, nos transports trop polluants, notre alimentation, notre agriculture... Il est temps de déclarer la guerre au dérèglement climatique, de saisir cette « chance » pour enfin mettre au monde un nouveau modèle de développement, au service de l'humanité. Et ce livre prouve qu'il est possible de financer ce chantier colossal grâce à un Pacte européen climat-emploi.
    Pour vaincre l'inertie des pouvoirs et le poids des lobbies, il est temps de nous rassembler et de pousser nos dirigeants à l'audace : réveillez-vous ! Et passons à l'action.

    Anne Hessel est docteur en médecine et docteur en chimie. Fille de Stéphane Hessel, elle est engagée dans plusieurs mouvements citoyens.
    Jean Jouzel est climatologue, membre de l'Académie des sciences. Il était vice-président du groupe scientifique du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) quand celui-ci a reçu le prix Nobel de la paix.
    Pierre Larrouturou est ingénieur agronome et diplômé de Sciences-po. En 2008, Marianne le présentait comme « l'un des cinq économistes qui avaient annoncé la crise financière ».

  • Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce XXIe siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «transition énergétique» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Dans cette optique, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique - dans une conception écologique plus globale de ces enjeux -, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les pays et les régions du monde. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition de ces systèmes énergétiques dissimule mal les controverses et les conflits qu'elle nécessite dans sa mise en oeuvre locale dans les territoires.

    Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).

    Pierre-Henri Bombenger est professeur d'aménagement et d'urbanisme à la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, Haute école spécialisée de Suisse occidentale.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

    Corinne Larrue est professeure à l'École d'urbanisme de Paris et membre du Lab'Urba à l'Université de Paris-Est Créteil.


  • Le monde de l'énergie connaît actuellement une série de chocs Réchauffement climatique et transition énergétique, bien sûr, mais également baisse brutale du prix du pétrole, questionnements autour du nucléaire ou révolution des gaz de schistes, au

  • Énergie et environnement sont les deux partenaires d'un couple infernal. La perspective d'une pénurie de ressources et la menace d'un changement climatique poussent à entamer une transition énergétique difficile à définir car ses objectifs diffèrent suivant les interlocuteurs. Les défenseurs de la Nature voient le salut de la planète dans une forte réduction de la consommation d'énergie qui automatiquement minimiserait les atteintes à l'environnement. D'autres comptent sur des avancées technologiques afin de poursuivre le développement des sociétés tout en respectant le cadre naturel.

    Cet ouvrage se présente sous forme d'un dialogue, inspiré de celui écrit par Galilée en 1632 mettant en scène trois personnages aux visions différentes. Pendant quatre jours, ils vont confronter leurs points de vue sur les relations que les hommes entretiennent avec la Nature et les enseignements qu'il convient d'en tirer afin de mener à bien une transition énergétique imposée par la conjoncture de ce début de millénaire. Place de l'Homme dans les écosystèmes, climat, énergie, organisation de la société, sont tour à tour abordés dans un débat où se mêlent l'histoire, les sciences, l'économie... et par instants, la mauvaise foi !

    Écrit dans un style fluide et ne nécessitant pas de connaissances scientifiques préalables, cet ouvrage intéressera tout lecteur se sentant concernés par les problèmes énergétiques mondiaux actuels.

  • Quelle est la source d'énergie la plus universelle, a exploiter de toute urgence ? Le gisement le plus vert et le plus vertueux ? Ni le vent, ni le soleil, ni l'eau, mais l'efficacité énergétique !

    Face a l'explosion annoncée de la demande mondiale d'énergie, nous n'avons plus le choix, annonce Franck Bruel. Construire de nouvelles capacités de production, imaginer de nouvelles manières de capter l'énergie de sources variées sont nécessaires a court terme. Mais rappelons-nous que l'énergie la plus vertueuse est celle que l'on ne consomme pas. Il ne s'agit pas de se résigner a la pénurie et au rationnement, mais de consommer mieux, au plus juste, une énergie intelligente, facteur de progrès et d'innovation.

    Mobilité, logement, industrie : les gains d'efficience obtenus ces dernières décennies sont prodigieux, et la révolution digitale s'apprête a les décupler encore. En faisant de la sobriété une évidence, en orchestrant la complexité des nouveaux bouquets énergétiques, en remplaçant la force par la ruse.

    Alors que la plus grande part de nos consommations est encore peu performante, source injustifiable de gaspillage, la révolution de l'efficacité nous invite a nous dispenser d'une incessante escalade énergétique, a ménager les ressources naturelles et a rendre accessibles nos objectifs zéro carbone. 

  • Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013. En cette chaude nuit d'été, un train fou sans conducteur tirant des bombes de pétrole explosif dévale la pente qui mène au coeur de la localité et en pulvérise le centre-ville, carbonisant 47 victimes prises au piège et laissant dans son sillage une insouciance à jamais perdue.
    Qui sont les vrais coupables de cette tragédie? Qui a pris le contrôle de la scène de crime? Qui assure la reconstruction et pour le bien de qui? Dans ce récit fascinant qui nous plonge au coeur des événements, Anne-Marie Saint-Cerny fait son enquête, pour en tirer les leçons qui s'imposent et fournir tous les arguments pour exiger la tenue d'une commission d'enquête publique. Surtout qu'à Mégantic, malgré l'annonce de la voie de contournement, rien n'a véritablement changé sur le fond: les trains de propane roulent encore la nuit, sur des rails brisés, sous la supervision de l'industrie ferroviaire elle-même, comme partout au Canada.
    Tragédie emblématique à plus d'un titre et dépassant largement le fait divers, Mégantic est un conte capitaliste moderne parfait. Trouvant naissance dans les officines d'investisseurs de Wall Street, de producteurs cowboys d'or noir du Dakota, de bureaux de conglomérats du pétrole, et mis en place par une classe politique complaisante, le drame a frappé une population qui, sous le choc, s'est rapidement trouvée à la merci de promoteurs locaux et d'intérêts financiers loin d'être toujours bien intentionnés. Un troublant exemple de stratégie du choc.
    Récit en trois actes - avant, pendant, après - se lisant comme un polar, enquête extrêmement fouillée donnant la parole à plusieurs protagonistes du drame, Mégantic cherche à faire le récit global de la tragédie et à expliquer pourquoi une telle catastrophe pourrait bien se reproduire.

  • La « transition énergétique » est dans toutes les têtes. Le pétrole s'épuise, les rejets de gaz carbonique vont changer le climat, le monde va augmenter considérablement sa consommation énergétique dans les décennies qui viennent... tous les éléments d'un scénario catastrophe sont réunis !

    Ce livre nous ramène à la raison : la technique, la recherche, l'ingéniosité des hommes sont là. Les quinze responsables et spécialistes réunis dans cet ouvrage permettent de le mesurer. En trois chapitres, on prend les justes dimensions du problème énergétique - une connaissance qui aide le lecteur à ne pas céder à la panique mais le convainc que cependant les efforts sont urgents. Les techniques d'aujourd'hui - pour les transports, pour la production d'électricité, pour le nucléaire - sont en évolution et deviennent plus performantes. Les recherches pour cela sont dans les aboratoires et sont analysées dans les six chapitres suivants. En six autres chapitres enfin, on verra que pour l'avenir plus lointain, l'utilisation de l'énergie de la matière vivante, les nouvelles batteries pour stocker l'électricité, techniques balbutiantes aujourd'hui, sont pleines de promesses. Grâce à la recherche, elles seront là pour ouvrir la voie à une société nouvelle, qui disposera d'énergie mais saura mieux la gérer... car elle aura compris qu'elle est précieuse.

    La chimie est au centre de ces réflexions. Qu'il s'agisse de matériaux pour éviter les pertes dans le transport de l'électricité, de physico-chimie pour mettre au point de nouvelles batteries pour mouvoir les véhicules ou stocker l'électricité, de biochimie pour savoir capter l'énergie des algues ou celle des plantes, on ne peut éviter de solliciter les progrès de cette science centrale et souvent méconnue.

  • L'énergie est le carburant de notre économie moderne. Sans énergie, point de croissance, ni de développement. Au XIXe siècle, nos civilisations occidentales se sont d'abord développées grâce au charbon puis vint le temps au siècle dernier du pétrole roi. Quelle sera notre source d'énergie principale au XXIe siècle ?

    La transition énergétique que l'on nous promet sous-tend des objectifs assez divergents selon que l'on souhaite réduire le réchauffement de la planète ou sortir du nucléaire. Plusieurs futurs énergétiques se dessinent et les voies qui y mènent sont tortueuses et parsemées d'embûches. Le Graal énergétique vers lequel certains veulent nous emmener risque de virer à un enfer économique. Mais qu'importe, les pauvres paieront...

  • À l'heure actuelle où nos besoins énergétiques sont grandissants, le débat sur la transition énergétique et sur nos ressources disponibles reste ouvert.
    L'actuel système énergétique de l'humanité, reposant à 80 % sur des fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), présents en quantité limitée dans l'écorce terrestre et dont la combustion émet de grandes quantités de gaz à effet de serre, n'est pas durable. Il est destiné à subir au cours du XXIe siècle des modifications profondes.
    Quelle sera son évolution ? Sans prétendre apporter une prévision qui aurait toute chance d'être démentie par les faits, cet ouvrage vise à dresser un tableau des options énergétiques telles qu'on peut les anticiper en ce début de siècle. L'éventail des possibles est assez étendu, mais les choix seront contraints par la limitation des ressources, par l'économie et par la nécessité de prévenir les atteintes à l'environnement entraînant notamment une menace de réchauffement climatique.
    Ce livre présente les données et les tendances dans des domaines aussi variés que la démographie, l'exploitation des ressources, les réseaux de transport, le rythme des découvertes et des innovations... ainsi qu'une analyse des divers scénarios jusqu'à maintenant envisagés. Des technologies traditionnelles, émergentes ou encore embryonnaires aujourd'hui, des avancées substantielles en vue de l'efficacité énergétique pourraient apporter leur contribution à un développement de l'humanité compatible avec les contraintes environnementales.

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