• Conçu comme un voyage botanique qui emmène le lecteur sur les cinq continents, Arbres en péril déploie l'histoire de ces migrants végétaux qui au fil des siècles ont agrémenté parcs et jardins, et dont l'avenir à l'état sauvage est largement menacé. Communément plantées dans notre environnement proche, les essences d'ornement peinent à subsister dans leur milieu naturel. Combien de cèdres, de séquoias, de marronniers et de milliers d'autres espèces subissent les nuisances causées par les hommes ? Surexploitation forestière, sécheresse, pathogènes, urbanisation galopante entraînent un déclin massif qui affecte près de la moitié de la diversité arboricole de la planète. Il subsiste toutefois l'espoir que le grand public par son intérêt croissant pour ces grands

    Technicien forestier et ingénieur écologue, David Happe s'investit depuis 25 ans en faveur de l'étude et de la protection de la biodiversité. Au travers de nombreux articles publiés dans des revues à destination du grand public ou des professionnels, il s'est régulièrement attaché à mettre en lumière la diversité et le rôle essentiel de la flore en général et des arbres en particulier.

  • Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Le patrimoine culturel n'est pas qu'une simple trace du passé. Il est le lieu où se rencontrent et s'hybrident les expériences et les valeurs des uns et des autres ; il est rhizome. Au-delà de son existence en soi, il tire sa valeur des différents usages que l'on peut en faire, voire des liens qu'il permet de tisser entre les personnes et les communautés. Il ne s'agit plus seulement de l'identifier et de le préserver coûte que coûte, mais de le mettre en scène au bénéfice des objets comme des sujets. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l'auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, ses représentations et les valeurs que l'on en retire. Exposant le flottement du patrimoine culturel entre devise d'identité et levier de développement, il montre l'équilibre qu'il faut rechercher entre un arrêt sur image qui pourrait déboucher sur la fétichisation de l'objet et une fuite en avant qui ­tarirait son potentiel en création.

  • Votre patrimoine numérique est en danger : adoptez les bonnes pratiques et méthodes pour classer tous vos documents et les conserver à moyen ou long terme.


    Identifiez les périls qui guettent vos fichiers : changements de format et d'encodage, dégradation du support de stockage, virus...
    Distinguez les documents de travail de ceux à conserver durablement Organisez votre patrimoine numérique avec un arbre de référence Préservez vos courriels à partir d'un webmail ou d'un client de messagerie Choisissez votre stratégie de stockage et les supports appropriés à vos besoins Constituez et sécurisez votre patrimoine numérique Mettez à jour votre patrimoine selon sa croissance Procédez à des vérifications régulières et renouvelez vos supports Sauvegardez votre site web, blog, vidéos en ligne... ainsi que vos données présentes sur les réseaux sociaux

  • Dans son édition hivernale, Continuité s'intéresse à l'avenir du patrimoine bâti. Alors que la Loi sur le patrimoine culturel fête son cinquième anniversaire et que le gouvernement travaille au renouvellement de sa politique culturelle, la Table de concertation des acteurs nationaux en patrimoine bâti du Québec a organisé un grand sommet cet automne. Son objectif ? Réunir les forces vives du milieu afin de partager des expériences, de dresser un état des lieux, d'identifier les enjeux actuels du domaine et de proposer des actions pour l'avenir. Continuité profite de l'occasion pour rendre hommage à ces organismes et explorer avec eux le contexte dans lequel ils oeuvrent à la sauvegarde et à la mise en valeur de notre héritage bâti. Également au sommaire, une chronique sur la sauvegarde par la Société d'histoire de Charlevoix de la forge Riverin à La Malbaie, et une enquête sur le patrimoine immatériel de la MRC des Basques.

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