• Un roman du réel sur le désir, le plaisir, et les femmes qui en font des outils d'empowerment.

    Mona, comédienne de trente ans, pousse la porte du Cabaret Oz pour y mener une enquête, en marge d'un spectacle qu'elle est en train d'écrire. Elle se fait embaucher comme strip-teaseuse et y devient Mara, son double extraordinaire. Nue et perchée sur de hauts talons, elle plonge avec passion dans la danse.
    Derrière le rideau rouge, c'est un monde merveilleux et inattendu qu'elle découvre, peuplé de femmes puissantes, d'hommes aux fantasmes incongrus, d'instantanés délirants. Un microcosme qui n'est qu'un reflet exacerbé du monde. L'humanité en condensé, qui se dévoile précisément là où elle a l'habitude de se cacher.
    Mona ouvre grands les yeux afin de graver ces instants, à la fois crus, drôles et tendres, avant que ceux-ci ne s'effacent...
    « Somewhere over the rainbow... The dreams that you dare to dream really do come true... » Bienvenue à Oz !
    Laure Giappiconi a été formée à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT). En tant qu'actrice, elle privilégie les créations auxquelles elle participe activement, le plus souvent dès l'écriture.
    Elle écrit aussi des spectacles et performances (La sortie se trouve à l'intérieur, Le Projet Beat, Le Kinky Brainy Show) et des films. Tandis que je respire encore, coréalisé avec La Fille Renne et Elisa Monteil, a été présenté en 2020 aux festivals de Sundance et de Rotterdam. Avec Romy Alizée, elle signe la série : Romy & Laure (Le Secret de l'Homme Meuble, Le Mystère du Plug enchanté, etc.)

  • Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ? Celui-ci, où se déversa l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ? Celui-là, empli de vase pestilentielle ? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ? Des traits griffés, parfois mal, mais alors pourquoi ? Des dessins tendres ou violents ? Des sillons creusés sans esquisses préalables ? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ? Dessiner la Commune est une analyse critique, autocritique, à la première personne, de la fonction de l'image dans l'appréhension de l'Histoire.

    /> Éloi Valat, peintre et dessinateur né à Lyon en 1952, est l'auteur de quatre albums consacrés à la Commune, Le journal de la Commune, La Semaine sanglante, Louises, les femmes de la Commune et L'enterrement de Jules Vallès, ainsi que d'une édition illustrée du roman Sébastien Roch d'Octave Mirbeau, tous parus aux éditions Bleu autour entre 2007 et 2019.

  • Qu'est-ce qu'une chose ?
    Abattant les dernières barrières philosophiques qui circonscrivaient le champ des choses, ce Traité considérera sur un plan d'égalité une table, un silex taillé, un quark, un gène, une personne humaine, le mot « vérité », une robe rouge, la couleur d'un tableau abstrait, un tiers de branche d'acacia, l'espèce chimpanzé, cinq secondes, un rite de passage, l'inexistence d'un fait ou un cercle carré. Voilà les choses qui sont aujourd'hui les nôtres : un tohu-bohu de réel, de possible, de matière, de mots et d'idées. Face à ce paysage nouveau, ce Traité ne propose ni une phénoménologie réinventée, ni une analyse du concept de « chose », ni une pensée critique de la réification. Il invite plutôt à prendre le large pour une toute autre aventure théorique. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute détermination, toute intensité, tout relief. Dans un second temps seulement, à l'aide de concepts forgés dans cette pauvreté ontologique radicale, il invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire l'ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert formel se transformera en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, de leur ordre et de leur désordre. Ainsi verra-t-on se dessiner les grandes querelles actuelles sur le classement des objets autour de nous, des objets en nous et de nous-mêmes en tant qu'objets : par parties, par espèces, par genres ou même par âges. Comment découper les choses pour vivre parmi elles et en être une soi-même ?

  • Initialement sans titre ni date, Heisenberg avait distribué ce texte à quelques proches seulement, sous le sceau du secret, en raison des critiques qu'il contenait à l'encontre du régime nazi. À cette époque, il est engagé dans un travail dans le domaine de la théorie des particules élémentaires. À travers l'exposé des théories de la physique quantique, qui bouleverse notre mode de pensée en introduisant le concept apparemment paradoxal de "loi d'incertitude", c'est le problème général de la connaissance qu'il aborde, posant notamment la question de la responsabilité du savant face au politique. Il examine en conséquence la répercussion, dans les disciplines traditionnelles comme dans l'existence quotidienne, de cette "nouvelle position à l'égard de la réalité" qu'induisent les sciences.

    /> Prix Nobel de physique en 1933, l'allemand Werner Heisenberg (1901-1976) est l'un des principaux fondateurs de la mécanique quantique. De culture encyclopédique, il laisse une oeuvre scientifique et philosophique, dont Le Manuscrit de 1942 est sans doute l'expression la plus aboutie.

  • Créé dans les laboratoires de recherche américains, le jeu vidéo est devenu en quelques décennies le loisir de millions de personnes de tous âges à travers le monde. Dans le même temps, la multiplication des écrans dans les foyers et l'augmentation continue du temps de jeu vidéo, particulièrement chez les enfants et les adolescents, suscitent de nombreux questionnements et craintes chez les adultes, parents comme professionnels. En effet, quelles conséquences peut-on observer ou attendre d'une pratique régulière ou prolongée notamment sur le développement psychique ?

    En appui de leurs expériences cliniques de thérapie à médiation numérique auprès de populations variées et de leur pratique personnelle du jeu vidéo, Guillaume Gillet et Yann Leroux proposent une synthèse des travaux de la recherche scientifique. A destination des parents et des professionnels, ils conduisent une réflexion sur les a priori couramment rencontrés (dépendance, rapport à la réalité, isolement, violence, rapport au corps, rapport à l'imaginaire...) et sur les enjeux de son utilisation en thérapie.

    En présentant les conditions essentielles à la mise en place, l'animation et le suivi d'un atelier thérapeutique à médiation numérique par le jeu vidéo, ils proposent un véritable manuel pratique et critique pour comprendre le jeu vidéo et l'utiliser dans la relation d'aide.

  • Quel est le rapport entre une carafe et une carafe de Chardin ? Entre un arbre et un arbre de Claude Lorrain ? N'est-ce pas là le grand mystère de l'art ? Par la magie de la ressemblance, l'artiste figuratif n'offre pas une reproduction du visible mais un aperçu de l'invisible, d'un monde à la fois reconnaissable et profondément différent. La plus exacte ressemblance transforme ainsi la réalité en une fiction provisoire, attirante et inatteignable. Michael Edwards étudie cette aspiration des artistes à une transcendance, non pas dans une réalité imaginaire mais dans la réalité connue, dans l'oeuvre d'artistes célèbres : Claude Lorrain, Chardin, Blake, Turner, mais présente aussi au lecteur le peintre anglais Stanley Spencer, le sculpteur américain Greg Wyatt, ainsi que deux artistes contemporains insuffisamment reconnus, Claude Garache et Pascale Hémery.

  • Façonnées par l'histoire, les villes sont en constante évolution, comme les sociétés qui les habitent, les transforment et qui sont en retour transformées par elles : des quartiers disparaissent, des populations se déplacent, des constructions voient le jour. Par la force des choses, les réseaux qu'abritent ces espaces urbains se modifient aussi ; des liens se resserrent, d'autres se distendent. Dans ce paysage en mouvement, l'artiste doit trouver sa place. Comment l'écrivain ou le peintre réussit-il à rendre compte de ces changements ? De quelle façon l'environnement de l'artiste influence-t-il son oeuvre, et de quelle façon l'artiste influence-t-il à son tour son environnement ? À travers l'étude d'oeuvres picturales et littéraires de Louis Aragon, Graham Swift, Alfred Dblin, etc. , cet ouvrage alimente la réflexion sur la ville et ses représentations. Dans une approche pluridisciplinaire (analyse littéraire, histoire, esthétique) balayant différents lieux (Europe, Asie, Amériques) et différentes époques, les auteurs cherchent à démêler les écheveaux de ces entrelacs topographiques, historiques, narratifs et humains, qui ne sont, bien souvent, que le reflet de notre quête d'identité.

  • De nombreux rites, traditions populaires et dictons anciens illustrent la redoutable proximité entre le moment de la naissance et celui de la mort, et attestent de la conscience du danger qui menace la future mère et son enfant. Mort de la mère qui ne verra pas grandir son enfant, mort-né qui n'a pas eu le temps de naître, mort du nouveau-né qui n'a pas eu le temps de vivre. Historiquement, la lutte des soignants pour faire baisser la mortalité des mères et des nouveau-nés a été un long combat qui a légitimé peu à peu les avancées de la médicalisation de l'accouchement.

    Si aujourd'hui, la mort en couches a presque disparu, la mort néonatale et périnatale est toujours présente et a été longtemps traitée avec une apparente indifférence. Les analyses et témoignages de soignants, de psychologues, de sociologues et de parents nous montrent comment, depuis les années 1990, de nouvelles pratiques ont remplacé l'évitement traditionnel. Institués par les endeuillés eux-mêmes, réunis en associations ou regroupés sur internet, de nouveaux discours, gestes et rituels ont été inventés autour des tout-petits morts.

  • Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne le dicton " porter la culotte ". Au cours de la Révolution, il se charge d'une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément clé du nouvel ordre politique. Mais l'Ancien Régime continue pour les femmes, qui, sur le plan tant vestimentaire que social, n'accèdent ni à la liberté ni à l'égalité. Privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, elles sont interdites de pantalon.
    Rien de tel qu'un interdit pour susciter le désir... Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l'émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont les femmes connues et inconnues qui s'approprient l'habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l'histoire ? Pas tout à fait. Pourquoi l'ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s'habiller en homme n'est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une " journée de la jupe " ? L'actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l'histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.
    Christine Bard, professeure d'histoire à l'université d'Angers (CERHIO / Centre d'histoire de Sciences Po), est notamment l'auteure des Garçonnes (Flammarion, 1998) et de Ce que soulève la jupe (Autrement, 2010).

  • Ce livre explore les puissances qui animent l'acte sexuel, des plus pulsionnelles aux plus culturelles. Il montre comment le choix du genre - se sentir femme ou homme - est loin d'être conforme à l'anatomie et s'appuie sur une bisexualité psychique souvent méconnue. Chacun se choisit un genre en refoulant l'autre qui devient le lieu d'une attirance et d'un conflit, d'une « guerre des sexes » dont les péripéties animent le désir. Mais après avoir démonté les rouages de la « machinerie sexuelle », l'auteur aborde la partie la plus importante et la plus novatrice de son livre, celle qui concerne l'orgasme. Si la recherche de ce Souverain Bien commande beaucoup plus que le rapport entre les hommes et les femmes, on mesure qu'il y a dans cet essai un enjeu politique, centré sur un ressort secret qui anime la Cité.

    En couverture : Pierre Prud'hon, Vénus et Adonis, craie noire, grise et blanche sur papier brun roux, 1808, Rijksmuseum, Amsterdam. © Dennis Hogers / fotograaf PK-Online.

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    Il y a un mystère du sommeil. C'est un objet banal de discussions : qui n'a pas parlé de sa mauvaise nuit à ses collègues de travail ? Quel parent n'a pas devisé de sa fatigue issue de nuits perturbées par les cris du bébé ? Et le sommeil, on le sait de plus en plus, c'est aussi un moment vital qui, depuis trente ans, est en plein bouleversement. Et pourtant ! C'est une "colonne absente" de la Santé publique et des discours politiques.Ce livre montre que, sous l'apparence d'un phénomène vital borné par notre seule intimité, notre repos est en réalité une matière percutée par les intérêts de l'économie et les innovations technologiques, les bouleversements du monde du travail et ses représentations ; en d'autres termes, que le sommeil est le produit d'une époque.

    Nicolas Goarant, collaborateur d'élus locaux et de parlementaires, s'est depuis longtemps passionné pour la question du sommeil et de sa gestion publique. Pour se documenter, il a géré plusieurs mois un magasin dédié au sommeil.

  • L'hymne ne désigne pas dans ce livre une forme poétique particulière mais l'ensemble des dispositifs que la modernité a dû abandonner pour se tendre. Le mouvement des essais qui le composent est celui d'une généalogie, moins au sens d'une perspective proprement historique qu'à celui d'une récapitulation faisant la part au caractère dispersé des indices. Les noms qui jalonnent cette recherche  Hlderlin, Büchner, Baudelaire, Leopardi, Stendhal ou, plus près de nous, Benjamin et Mandelstam définissent le réseau de sens où ces indices prennent consistance en se relançant les uns les autres. La Fin de l'hymne a précédemment paru dans la collection « Détroits » en 1991.

  • La philosophie moderne nous a interdit l'accès aux choses. Depuis, nous errons dans les mots, orphelins de l'évidence du monde. Comment une philosophie de l'intuition peut-elle être aussi un exercice de la sensation ? C'est tout l'enjeu de cet essai sur l'indistinction de l'intellect et du corps.
    On peut remplir des bibliothèques entières d'ouvrages philosophiques sur la fiction. Mais il n'existe aucune théorie d'ensemble concernant les oeuvres non-fictionnelles et documentaires. C'est ce vide que comble ici Frédéric Pouillaude. Définissant la notion de " représentations factuelles ", il propose un cadre conceptuel et des critères pour penser la non-fictionnalité et l'émergence des " oeuvres factuelles " aux XXe et XXIe siècles. Trois grands groupes de médiums sont ici étudiés : les images, les textes et les performances.
    Voici détaillée avec méthode l'hypothèse d'un " art documentaire " qui fera date.
    Un livre novateur sur ce que l'art peut faire du monde et de ses représentations dès lors qu'il s'interdit les ressources de la fiction.

  • Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur.
    Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables - de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen - et la présentation d'événements emblématiques - comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea.
    Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au coeur du débat.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    "
    Monsieur Swedenborg venait de quitter la salle où monsieur Brecht avait l'habitude de raconter ses histoires (séances que monsieur Swedenborg mettait à profit pour se consacrer à ses investigations sur l'astronomie) et il se hâtait à présent afin de ne pas arriver en retard à une nouvelle conférence de monsieur Eliot. Conférences que monsieur Swedenborg mettait à profit pour se concentrer mentalement sur ses investigations géométriques. "

    Pour monsieur Swedenborg, rien ne vaut quelques figures géométriques si l'on veut comprendre le monde. Par magie, les phrases deviennent des dessins qui nourrissent ses réflexions sur la mémoire, la séduction, la vie, la mort ou encore le désir.

    Le talent hors-norme de Gonçalo M. Tavares détone dans ce livre surprenant, original et drôle, truffé de formules exquises où s'enchevêtrent littérature, mathématiques et philosophie.
    O Bairro, le délicieux quartier, né de son imagination, accueille ainsi un nouvel habitant, du nom du scientifique et théologien suédois du XVIIIe siècle, précurseur du spiritisme.

  • À la différence des pensées antiques qui, invitant à se connaître soi-même, détachent l'âme du corps, la pensée chrétienne élabore une conception du corps étroitement solidaire de l'âme : celle-ci n'est tout à fait elle-même qu'unie au corps qu'elle anime. Or la médecine sait à quel point la vie intérieure du corps nous échappe. Si la Renaissance est ardemment attentive à l'anatomie, de grandes pensées expriment de fortes réserves sur la validité de ce savoir qui pourrait bien n'être qu'un trompe-l'oeil. Plus généralement comment définir le rapport de l'âme et du corps ? Les métaphores qui tentent de le décrire sont aussi nombreuses qu'imparfaites, comme est vif l'intérêt pour ces individus qui vivent ce rapport dans l'incertitude, l'instabilité ou l'inquiétude : le lycanthrope, qui, comme on dit alors, « se met en loup », l'ensorcelé, le fou. À défaut de pouvoir scruter l'intimité des corps, d'être en état d'en franchir la clôture, il faut mettre en place des procédures indirectes d'observation, édifier un complexe savoir conjectural qui sache repérer et croiser les signes. Nous n'avons pas complètement renoncé à ces représentations.

  • Le dossier du numéro printemps-été de la revue Esse consacré à la peinture s'inscrit dans une tentative de susciter des analyses critiques de la pratique picturale. Tout en offrant une sélection qui témoigne de la pluralité des approches esthétiques et conceptuelles de cette forme artistique, (Re)voir la peinture propose des réflexions sur différentes stratégies déployées dans les pratiques ou dans les réseaux de diffusion de l'art. Si la recherche picturale est toujours centrale à l'univers des peintres, plusieurs utilisent leurs oeuvres comme de puissants outils d'émancipation ou de revendication, ou encore comme un moyen de poser un regard critique sur la société. Le numéro propose aussi des portfolios des artistes Maude Maris, Cinga Samson, Marigold Santos, Alexandre Pépin, Niap, Antonietta Grassi, Cindy Ji Hye Kim et Cindy Phenix. (source : Esse)

  • Certaines des oeuvres majeures du XXe siècle (celles d'Artaud, de Beckett, de Michaux, d'autres encore...) déforment les figures reçues de l'art, de l'écriture, du sens. Elles bouleversent nos systèmes de pensée et la tranquille stabilité des oppositions qui souvent les gouvernent. En ce sens, elles relèvent d'un nouvel iconoclasme. Elles nous invitent par exemple à nous poser quelques questions troublantes, dont celles-ci : face à la normopathie contemporaine, ce cache-misère d'une inavouable dépression, face à ce narcissisme grégaire socialement gratifié où chacun se reconnaît dans le regard admiratif qu'un autre semblable lui jette pour qu'il le lui renvoie, comment inventer les formes vivantes (plastiques, plurielles) d'une résistance à l'image ? Comment se déprendre des formes pétrifiées de l'identitaire ? Comment inventer à chaque instant les figures mouvantes de la représentation de soi et de l'autre sans y perdre toute identité ?
    Sous ce mot de défiguration, on tentera de suivre le mouvement de déstabilisation qui affecte, dans les textes modernes, la figure : mise en question inlassable des formes de la vérité et du sens, passion de l'interprétation.

    Ce livre est paru en 2004.

  • L'ensemble de ces textes témoigne d'un parcours, d'une trajectoire d'une quinzaine d'années qui n'est pas seulement celle de l'auteur, mais aussi celle de la revue où ils ont été écrits, les Cahiers du Cinéma, depuis la rigidité théorique et idéologique du début des années 1970 jusqu'au post-modernisme des années 1980. On y suivra l'inflexion d'une pensée, d'une écriture, des goûts et des engouements qui définissent une époque - voire plusieurs. (P.B.)Après des études de philosophie, Pascal Bonitzer entre en 1969 aux Cahiers du cinéma, où il écrit jusqu'au milieu des années 1980. Parallèlement il devient scénariste et collabore à de nombreuses reprises avec Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Raoul Ruiz. Encore, son premier long métrage, obtient le Prix Jean-Vigo en 1996. En 2016 sort son septième film : Tout de suite maintenant.

  • Dieu a-t-il vraiment créé le monde en sept jours ?
    Jésus est-il vraiment resté quarante jours dans le désert sans rien manger ?
    Dieu est-il vraiment tout-puissant ?
    Les anges existent-ils vraiment ?
    La Bible est-elle vraiment la Parole de Dieu ?
    Marie est-elle vraiment apparue plusieurs fois après sa mort ?À toutes ces questions, et à tant d'autres, quatre grands spécialistes de Dieu, un bibliste, un théologien, un scientifique et une philosophe, répondent avec simplicité et nous invitent à une (re)découverte de la foi chrétienne.

  • L'attribution de la Caméra d'or à Houda Benyamina en 2016 pour Divines a braqué les projecteurs sur ces réalisateurs de double culture grandis dans les quartiers populaires, souvent autodidactes et déjà auréolés de prix internationaux. Pour en nir avec les clichés sur « le cinéma de banlieue », plus de cinquante réalisateurs parmi lesquels Alice Diop, Maïmouna Doucouré, Rachid Djaïdani, Djinn Carrenard, Franck Gastambide, Jean-Pascal Zadi... s'expriment ici. Une génération montante qui, affranchie de la Nouvelle Vague, incarne un nouveau souffle du cinéma français, audacieux, réaliste et surtout très divers. Riche d'une centaine d'heures d'interviews, cette enquête journalistique conduite sur dix ans leur donne enfin la parole.

  • Le Médecin malgré lui
    Le Bourgeois gentilhomme
    Le Malade imaginaire
    Trois pièces de théâtre de Molière qui mettent en scène des personnages caricaturaux et, à travers eux, les défauts de la société de l'époque. Médecins, bourgeois, ducs et paysans y sont critiqués avec humour et malice.

  • Dans les coulisses des représentations d'une tragédie grecque, un figurant observe l'envers du décor : la machination et la révélation propres au théâtre, les tensions et les détentes des comédiens. Il rumine des pensées d'Aristote et du spectacle, de Benjamin et du Trauerspiel. Il entend la diction du poème, ses déclamations, ses clameurs. Il partage la solitude muette d'une statue de plâtre, témoin du recommencement perpétuel, fragile et immémorial de la scène. Journal tenu pendant les représentations des Phéniciennes d'Euripide mises en scène par Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe au Théâtre national de Strasbourg en 1982. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe.

  • Qu'attendre d'un ouvrage psychanalytique sinon une réflexion sur le travail du psychanalyste, sur cette écoute si singulière où il prend sa source ? Ce livre est plus encore : il conduit une réflexion rigoureuse sur ce qui organise le tissu même de la « vie de l'âme », sur les éléments constitutifs de la psyché, sur ce qui l'anime et la construit dans ses formes palpables - rêve, pensée, symptôme, transfert. Il distingue ce qui émeut, ce qui affecte, ce qui veut, ce qui agit. Il dessine les voies sensibles par lesquelles cela se transmet : configurations qui apparaissent, qui se transforment et se déforment, qui souvent naissent plus qu'elles ne renaissent au cours du processus analytique.
    Écouter l'inconscient implique de discerner toutes les formes dans lesquelles il peut se manifester. Entre la surface et le fond, il faut reconnaître « l'action de la forme ».

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