• Jusqu'à présent, les crises économiques (1929, 2007 en Grèce et 2008) généraient d'abord du stress et altéraient ensuite le moral des personnes. La crise sanitaire que nous vivons produit les mêmes effets mais de manière plus simultanée. Nous sommes donc confrontés à trois maux : un niveau de stress élevé, un état moral dégradé et, en conséquence, une baisse de la motivation. Il est toutefois possible d'agir pour vivre mieux et en sortir plus fort.

    Cet ouvrage vous invite à cultiver la bienveillance vis-à-vis de vous et d'autrui, dans votre vie personnelle comme au travail, à travers des actions simples, éprouvées et efficaces. Ainsi, vous trouverez la voie de la sérénité et de la réalisation de soi, conditions d'un véritable bien-être. Parallèlement, vous mesurerez à quel point des comportements bienveillants au travail permettent d'allier santé et engagement. Oui, la bienveillance vis-à-vis de soi et d'autrui est un puissant remède à la crise !

    Et, qui sait, une attention réellement sincère à l'autre et une bienveillance dans l'ensemble de nos rapports pourraient faire évoluer de manière harmonieuse les environnements économiques, sociaux et humains, ouvrant ainsi la voie à une véritable affection sociétale.


    Ex-urgentiste, Philippe Rodet a appris à maîtriser le stress lié à des urgences pouvant être vitales, dans des pays parfois en guerre. Ces expériences lui ont permis de mesurer la force des comportements bienveillants et du désir qu'ils font éclore : désir de sauver, désir d'aider, désir d'agir. Depuis plus de vingtcinq ans, il accompagne des personnes en situation difficile et oeuvre à la promotion des comportements bienveillants au sein des entreprises.

    Préface de Pascal Demurger, directeur général de la MAIF.

  • Inconscient, désir, pulsions, mais aussi psychométrie, troubles en tous genres... Voici l'essentiel des notions de psychologie, pour tous ceux qui souhaitent découvrir la discipline dans une démarche professionnelle ou personnelle.
    La psychologie est une science humaine qui a beaucoup évolué ces vingt dernières années. L'objectif : l'aborder sous les notions les plus modernes, en laissant une part limitée aux approches psychanalytiques, dont les concepts principaux et la grille de lecture sont essentiels à la compréhension de plusieurs notions mais qui ne peuvent plus résumer la pratique du psychologue. Ariane Calvo aborde les approches cognitives, comportementales, les neurosciences, et la grande évolution du traitement des traumatismes psychiques. Elle s'intéresse également à la psychométrie et aux courants de la psychothérapie.

  • LES CLÉS POUR MODIFIER FAVORABLEMENT ET DURABLEMENT LES COMPORTEMENTS DES ÉQUIPES

    La psychologie sociale explore les ressorts qui fondent la dynamique des groupes humains. Elle s'intéresse à la manière dont les émotions, les pensées, les croyances, les intentions et les buts sont construits et comment ces facteurs influencent nos interactions avec les autres.

    La psychologie sociale s'avère un outil puissant pour tous ceux qui animent et accompagnent des collectifs, qu'ils soient managers, coachs, spécialistes du conseil ou formateurs, car elle permet d'une part de comprendre les lois qui régissent le groupe, d'autre part d'agir durablement sur celui-ci.

    Fortement outillé et illustré de cas concrets, l'ouvrage propose aux professionnels de l'accompagnement des pratiques innovantes élaborées à partir de concepts démontrés en psychologie sociale.


    Diagnostiquer l'état d'une équipe et de sa dynamique collective.

    Déconstruire les stéréotypes et préjugés qui traversent les équipes.

    Transformer la dynamique d'une équipe.

    Coacher les relations entre plusieurs équipes.

    Modifier durablement et favorablement les comportements.

    Mettre en place de nouvelles normes de fonctionnement propices aussi bien à la performance de l'équipe qu'à l'épanouissement individuel de ses membres.




    Rodéric Maubras est psychologue et accompagne les équipes professionnelles depuis 10 ans. Passionné par le fonctionnement des groupes, il partage son temps entre des missions de terrain auprès d'équipes en difficulté via le Groupe H2H, dont il est l'un des associés et fondateur, et la direction de son école de formation au coaching d'équipe, Team Intelligence. Il est également associé chez Wise Up, l'agence du coaching d'équipe, spécialisée dans le développement du potentiel d'excellence des équipes. Il pratique le coaching d'équipe et d'organisation sous l'égide de la Fédération Internationale de Coaching (ICF), et du Conseil Européen du Coaching, du Mentorat et de la Supervision (EMCC). Il est également superviseur certifié IDSup* et accompagne les coachs d'équipe en supervision individuelle et collective.

  • La qualité des relations personnelles est devenue un atout essentiel dans bien des structures professionnelles. En ce sens, l'entretien de face à face apparaît comme le moyen par excellence pour accroître la compréhension des problèmes qui se posent et il doit être utile aussi bien à celui qui mène l'entretien qu'à l'interviewé.
    Devenu une référence, cet ouvrage du professeur Roger Mucchielli décrit ce que doit être un bon entretien car l'intention de bien conduire l'entretien ne suffit pas, il faut une méthode. Elle est exposée avec rigueur et exhaustivité :
    o comment créer l'écoute compréhensive d'autrui,
    o faire de la reformulation une technique de base,
    o savoir s'engager de façon authentique,
    o individualiser l'aide,
    o encourager l'autodétermination de l'interviewé.
    /> Roger Mucchielli propose une véritable déontologie de l'entretien d'aide, parfaitement d'actualité.
    Ses développements fondent une vraie philosophie de la relation d'aide : amener une personne à mieux se comprendre pour réussir à se prendre en charge dans la voie du progrès et du développement personnel.

  • Dans ce nouveau séminaire, Jean-Richard Freymann poursuit son exploration subversive de la clinique analytique, à partir de l'idée que les praxis avec l'inconscient renouvellent toutes les pratiques du colloque singulier.  À regarder de près dans la cure analytique, il montre que l'inconscient est bâti sur un tissu complexe de mécanismes : le refoulement, la sublimation, l'idéalisation, la forclusion, le déni, la conversion... Il développe l'hypothèse personnelle que « chaque sujet est porteur de tous les mécanismes psychiques même s'il existe chez chaque être parlant un mécanisme prépondérant ». Les frontières entre les tableaux cliniques sont ainsi questionnées dans un retour à Freud pour interroger Freud avec Lacan mais aussi Lacan avec Freud.

    Témoignant de la vitalité de « l'école de Strasbourg », Jean Richard Freymann propose au lecteur un cheminement dans l'histoire de la psychanalyse, à la fois classique et moderne, pour découvrir une sorte de tresse de dynamiques psychiques qui traversent chaque être parlant.

  • Savoir travailler en équipe s'apprend. En effet, l'efficacité collective d'une équipe n'est pas seulement affaire de cohésion et d'organisation. Elle s'appuie sur des principes, des règles, une dynamique qui doivent être maîtrisés pour conduire à la réussite de l'équipe sur le terrain.
    Cet ouvrage incontournable est devenu une véritable référence pour le management. L'auteur y définit les conditions de réussite du travail en équipe et montre en quoi l'hétérogénéité des compétences du groupe est facteur de richesses. Vous trouverez dans ce livre des réponses à vos questions :
    o Comment naît l'esprit d'équipe ?
    o Quels sont les facteurs clés du travail en équipe ?
    o Comment s'exerce l'autorité dans l'équipe ?
    À l'heure où l'on vante plus que jamais le travail en équipe, vous vous approprierez les références les plus solides qui ont inspiré les conseils actuels en matière de performance des équipes.

  • Processus d'influence et de changement dans la vie affective des groupes, la dynamique des groupes s'est imposée comme un des domaines sensibles de la psychologie sociale. L'ouvrage de Roger Mucchielli fait référence en la matière et offre une présentation vivante et approfondie des phénomènes qui se produisent dans les groupes humains. Il aborde en particulier :
    o les processus d'influence à l'oeuvre dans les groupes ;
    o les lois qui régissent la vie affective ;
    o les facteurs de cohésion et de conflit.
    L'auteur développe l'étude des processus de changement au niveau des attitudes et décrypte les techniques de manipulation. Il montre également comment les méthodes issues de recherches sur la dynamique des groupes peuvent servir pour traiter les troubles de la personnalité.
    Grâce à cet ouvrage, le lecteur saura dégager les conditions nécessaires pour améliorer le fonctionnement, la cohésion et l'efficacité des groupes.

  • En nous, peu à peu, le doute s'est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ?

    Ces interrogations s'inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres.

    C'est donc du corps qu'il s'agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l'oeuvre dans les inventions technologiques de l'intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ?

    C'est à l'élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

  • Jacques Ellul, penseur indépendant, à l'écart des modes et des fausses querelles, internationalement connu, poursuit avec cet ouvrage paru à la fin de sa vie sa réflexion et son analyse de notre société technicienne foncièrement intolérante. Au-delà du juriste, du philosophe, du sociologue, du théologien, c'est plutôt l'homme qui bouscule ici les idées reçues concernant tous ceux qui dérangent l'ordre établi (délinquants, malades mentaux mais aussi chômeurs, personnes âgées et tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent produire) et nous engage à changer le cours de choses et à réagir contre l'exclusion, la ségrégation de membres du corps social qui, de plus en plus nombreux, pourraient devenir majoritaires.  

  • Qu'est-ce que la psychologie ? Quand et comment est-elle née ? Comment comparer la psychologie avec la psychiatrie et la psychothérapie ? Peut-on l'assimiler à une science ?

    Cet ouvrage répond à toutes ces questions et plus encore, en expliquant comment était abordée la psychologie par le passé et ce qu'elle implique désormais.

    Les principales « écoles » de pensée et les sections de psychologie sont décrites, y compris l'introspection, la biopsychologie, la psychanalyse, le behaviorisme, la psychologie animale, les approches cognitives (y compris le mouvement de la Gestalt), la psychologie sociale... à travers des figures célèbres telles que Freud, Pavlov, Skinner, Bandura, Piaget, Bowlby, Maslow et Rogers, ainsi que de nombreux psychologues moins connus mais dont les travaux ont été marquants.

  • À travers une série d'entretiens, Michèle Gastambide, psychanalyste particulièrement intéressée par la tragédie grecque, et Jean-Pierre Lebrun, qui poursuit son questionnement sur les effets des mutations de la société sur les sujets, engagent à lire L'Orestie d'Eschyle pour y trouver de quoi faire face à la clinique actuelle. Le triangle oedipien classique ne semble plus rendre compte des situations cliniques et sociales qu'on rencontre aujourd'hui : un duo mère-enfant assorti d'un père estompé, voire effacé par le maternel. Plutôt qu'OEdipe, ce serait alors Oreste qui pourrait nous orienter dans l'approche de cette clinique : ce dernier est amené à tuer sa mère pour venger son père qu'elle avait assassiné. La façon dont Eschyle fait le récit de sa trajectoire nous apporte de quoi réfléchir. À vingt-cinq siècles de distance, l'actualité de notre social n'est pas sans résonner avec ce moment d'émergence de la démocratie, où se met en place le règne de la parole en même temps que la prise en compte de sa faille.

  • La parole oubliée

    Karima Lazali

    Cet ouvrage explore les différentes modalités d'un nouage, entre corps, parole et inconscient, dans la cure analytique mais aussi dans le champ social.

    Une même question insiste tout au long de l'ouvrage : comment et surtout à quelles conditions opère une cure analytique ? En d'autres termes, qu'est-ce que parler pour la psychanalyse (et en psychanalyse) et par quels tours et détours dans le trajet du parlant se produit la transmission du savoir inconscient vers le réel du corps ? Et, partant de là, comment penser le potentiel politique de la parole et ses effets au un par un et dans le lieu social ? Pour y répondre, l'auteur visite l'envers de ce décor, à savoir les lieux de panne de la parole qui ouvrent à différentes formes de ravages, meurtres et autres destructions à l'échelle du psychisme singulier et du collectif.

  • Le Collectif à venir indique d'emblée la dimension et le projet politique de ce livre, au sens de : comment s'organiser, comment se regrouper, comment agir ensemble ? Ou encore : comment créer du commun ?

    Les auteurs rassemblés par La Criée, association créée en 1986 à Reims, exercent dans des institutions psychiatriques. En s'appuyant sur ceux qui les ont précédés, et en particulier sur la pensée de Jean Oury, ils témoignent de leur résistance opiniâtre contre les folies évaluatrices et les volontés de mise au pas de la Haute Autorité de santé, qui s'institue aujourd'hui en « police de la pensée » du soin et des pratiques. Ils montrent comment leur clinique prend sens dans un collectif à construire et à entretenir en ayant le souci de tenir le cap des « praxis instituantes », autrement dit de relancer sans cesse la création de lieux d'accueil et de soins qui s'appuient sur la créativité et la parole mise en acte de ceux qui s'y tiennent : patients, soignants, mais aussi familles et personnes concernées.

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.


  • Les informaticiens portent des lunettes et des pulls jacquard, les secrétaires sont bien organisées mais trop bavardes, les RH sont empathiques mais utopistes, les consultants sont performants mais condescendants, les dirigeants ne lèvent pas le n

  • Les formes d'autorité varient à l'infini selon les sociétés et les époques.
    Qu'est-ce donc que l'autorité ? demandait Hannah Arendt voici un demi-siècle. Alain Eraly avance sur cette question un point de vue renouvelé.

    Si l'on réduit l'autorité à une relation d'obéissance, on perd de vue sa fonction première : celle d'inscrire la vie sociale dans l'imaginaire d'une communauté et ainsi de construire un « nous », une identité commune. On a coutume d'associer la crise de l'autorité au grand mouvement d'émancipation des individus propre à notre modernité, or, l'auteur soutient qu'en réalité, cette crise renvoie d'abord à une crise du collectif.

     

  • Lire l'entretien avec Gérard Neyrand (propos recueillis par Audrey Minart)

    Mort le couple ?
    Plutôt fragilisé, mais bien vivant. Certes, il n'est plus un passage social obligé, il se défait plus facilement, on se méfie de son côté fusionnel, mais on en attend tout. Il demeure ainsi le principal instrument de la réalisation de soi. L'ouvrage vient éclairer ce paradoxe et explore les multiples façons de faire couple.

  • La psychologie pour les nuls en 50 notions clés

    ,

    lu par Odile COHEN; François HATT
    • Lizzie
    • 11 April 2019

    Inconscient, désir, pulsions, mais aussi psychométrie, troubles en tous genres... Voici l'essentiel des notions de psychologie, pour tous ceux qui souhaitent découvrir la discipline dans une démarche professionnelle ou personnelle.
    La psychologie est une science humaine qui a beaucoup évolué ces vingt dernières années. L'objectif : l'aborder sous les notions les plus modernes, en laissant une part limitée aux approches psychanalytiques, dont les concepts principaux et la grille de lecture sont essentiels à la compréhension de plusieurs notions mais qui ne peuvent plus résumer la pratique du psychologue. Ariane Calvo aborde les approches cognitives, comportementales, les neurosciences, et la grande évolution du traitement des traumatismes psychiques. Elle s'intéresse également à la psychométrie et aux courants de la psychothérapie. Dans ce livre audio, vous apprendrez notamment que Sigmund Freud a conceptualisé le complexe d'OEdipe, qu'entre 45 000 et 50 0000 psychologues exercent à ce jour en France ou encore que la méthode clinique a été définie en France pour Daniel Lagache, qui fait alors rentrer la psychologie à l'université...

  • Un ouvrage de référence sur la psychosociologie : repères conceptuels et méthodo-logiques, auteurs précurseurs et fondateurs de la discipline. Enrichie de dix notices inédites, cette nouvelle édition rend compte de l'actualité de cette discipline.

    Les articles ont été rédigés par les chefs de file de la psychosociologie qui ont contribué à diffuser l'influence de la discipline dans de nombreux domaines (sciences de l'éducation, formation, pédagogie, enquête sociale et économique - travaux sur l'opinion publique, études de marché ou de motivation -, compréhension, analyse et traitement des situations sociales, en psychothérapie ou dans le travail social en général) et ont renouvelé les perspectives concernant les groupes et les relations de groupe, les structures d'organisation, les processus de changement, le traitement des conflits sociaux et leurs incidences sur les personnes.

    Le présent ouvrage dirigé par Jacqueline Barus-Michel, Eugène Enriquez et André Lévy, psychosociologues, enseignants et chercheurs, a été conçu et réalisé dans le cadre du CIRFIP (Centre international de recherche, formation et intervention psychosociologiques). Avec notamment, Gérard Mendel, Jean-Claude Filloux, Jacques Ardoino, Jean Dubost, Max Pagès, Florence Giust-Desprairies, Guy et Jacqueline Palmade, Vincent de Gaulejac, André Sirota, Dominique Lhuilier, Guy Jobert, Gilles Amado, Georges Lapassade, Ophélia Avron, Jacques Cosnier, Rémi Hess, Anne Ancelin-Schutzenberger, André de Peretti.

  • Quelles sont les ressources pour l'action en milieu de travail ? Autour de cette question centrale en clinique du travail, diverses approches alimentent des perspectives communes.

    Cet ouvrage contribue au développement de la clinique du travail entendue comme métaphore de l'engagement de l'homme dans le monde, comme confrontations aux réalités matérielles et symboliques, comme espace où le lien social, l'intersubjectivité ont pour centre et mobile l'action, les objets et les fins poursuivies. Référés à la clinique de l'activité, à la psychodynamique du travail, à la psychologie sociale clinique, à la sociopsychanalyse, à la sociologie clinique..., les auteurs rendent compte de recherches réalisées dans des secteurs professionnels variés - hôpitaux, industrie, restauration, banque, aide à domicile, élevage industriel, animation et éducation, services publics...

  • Comprendre l'émergence et le développement exponentiel des groupes d'analyse de pratiques aujourd'hui dans les évolutions du monde du travail, repérer la place qu'ils occupent, les rôles qu'ils jouent, les contextes organisationnels dans lesquels ces groupes se multiplient ou au contraire sont empêchés, tels sont les principaux enjeux de cet ouvrage collectif.

  • Elle-même violée à l'âge de 16 ans, l'auteure a enquêté auprès de femmes victimes de viol pour saisir ce qui les avait aidées à surmonter ce traumatisme dévastateur. Son livre, au croisement de quelques récits singuliers et d'une histoire collective, présente plusieurs chemins de reconstruction.

     L'originalité de cette recherche est d'explorer les chemins de reconstruction, si fragiles soient-ils, et non uniquement de creuser les effets du viol à travers des enquêtes menées à dix ans d'intervalle. L'ouvrage témoigne de la lutte quotidienne des femmes victimes, contre la perte de confiance en soi et en l'humanité. Il analyse les moyens qu'elles ont élaborés pour sortir de leur souffrance et continuer à vivre.

  • En s'appuyant sur l'aphorisme de Lacan : « L'insconscient, c'est le social », Marisa Fiumanò explore les difficultés et le dérives de la jouissance dans nos sociétés démocratiques et libérales, égalitaires et individualistes, sexuellement désinhibées mais apathiques, et interroge la place de la psychanalyse. A travers son enquête sur le mal-être d'une époque, elle montre que le gouvernail social est pointé vers une direction - jouir à tout prix - insoutenable  pour l'économie psychique.

    Le psychanalyste ne peut qu'être engagé tant dans le déchiffrage de la contemporanéité que dans le soutien du désir de ses patients. Cette tâche délicate doit tenir compte de la jouissance du corps, de ses demandes pulsionnelles, sans pour autant annuler la subjectivité, boussole psychique qui gouverne nos existences et en empêche la dérive.

    Le psychanalyste, dans l'application de son savoir à la lecture du social, sollicite la collaboration du politicien auquel sont confiées la distribution et la gestion des jouissances. La psychanalyse et la politique, toutes deux aux prises avec un « impossible » comme le soutenait Freud, devraient pouvoir collaborer l'une avec l'autre. Toutes deux ont à faire avec l'insatisfaction structurale qui habite le coeur des hommes et anime le lien social.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

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