• La vengeance des victimes. Elle est condamnée, il l'aime, elle l'entraîne dans sa vengeance mortelle.

    À la sortie d'un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s'éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse.
    Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d'un grand homme politique originaire des fjords de l'Ouest.
    La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s'intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l'Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d'immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s'intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
    Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.
    Avec son duo d'enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l'Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l'originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l'intrigue exceptionnelle.

  • Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des moeurs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l'action d'éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l'une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la bande à Bonnot.

    Yves Pagès est auteur et éditeur chez Verticales (Gallimard).

  • Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d'un an avant les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade criminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l'éthique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la brigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu.Alors qu'éclate une sordide histoire d'assassinats de prostituées mineures, ils plongent tous les deux dans une affaire qui rapidement les dépasse, entraînant dans leur chute une ribambelle d'hommes et de femmes qui cherchent à sauver leur peau -  flics dépressifs, politiciens salaces, médecins corrompus, gangsters imprévisibles et macs tortionnaires.Poursuivis par leurs propres obsessions et les fantômes qui les hantent, Prigent et Kertesz vont se livrer un duel sans merci, au coeur de la barbarie et des faux-semblants du monde contemporain.  Préface de Caryl Férey  Lauréat du Prix découverte polar Sang-froid, Benjamin Dierstein signe ici son premier polar. Dans le civil il est agent de musiciens et directeur artistique d'un label spécialisé dans les musiques électroniques.

  • Elle est arrivée de Bénin City pour profiter de l'argent suisse et payer les dettes de sa famille. Elle vit sous la coupe d'une proxénète qui détient son passeport et son juju, cette figurine sacrée qui lui permet de la contrôler. Il conçoit des jeux vidéo fun-gore qui ont fait de lui une star. Il voyage à travers le monde d'hôtel de luxe en festival de geeks, ivre de drogues et vivant dans un univers parallèle où la fiction prend le pas sur la réalité. Le soir où elle s'asperge de White spirit et s'immole par le feu pour mettre fin à tout, c'est lui qui la sauve. Il devient à ses yeux l'homme qui peut l'arracher à ses démons. Les voici liés pour le meilleur et pour le pire, unis par leurs folies et leurs obsessions, associés pour se sortir du guêpier où ils se sont fourrés...

  • « C'est le plus vieux métier du monde », « C'est un mal nécessaire », « Les bordels garantissaient l'hygienne et la sécurité », « Les prostituées sont exploitées par des proxénètes », « Drogue et prostitution sont indissociables », « La prostitution est organisée par des réseaux internationaux », « Il est très difficile de s'en sortir »...
    Malika Nor évite ici le débat dramatisant ou moralisateur en proposant une approche multiple - sociale, psychologique et juridique -, de la prostitution.

  • Jackie relate une existence semée d'embûches depuis sa funeste rencontre avec Jack, son mari. Dans l'espoir indestructible d'une vie meilleure, elle s'accroche malgré les malheurs qui s'accumulent : à une fausse couche presque fatale s'ajoutent les infidélités répétées de Jack, son addiction au jeu qui les entraîne dans une spirale de dettes... Puis c'est la dégringolade dans l'obscurité : proxénétisme, vols, fuite pour échapper à la police...
    L'amour à tout prix, même le pire. Dans cet ouvrage poignant, Jackie Leb témoigne d'une existence aux abois, bien loin de ses rêves de jeune fille. Sept ans de malheur, comme un rappel à toutes celles qui s'éprennent de princes peu charmants.

  • Théo Vince se rend à Paris, à la demande de Lucienne - sa mère - qui vient de décéder, pour y rencontrer Leoni.
    Vince ne sait rien de cet homme, sinon qu'il a une dette envers Lucienne et qu'il ne pourra donc lui refuser un job, n'importe lequel : Théo n'est pas en mesure d'avoir des prétentions.
    Cependant, lorsqu'il rencontre le personnage après un rendez-vous, Théo est très loin d'imaginer qu'il va tomber dans un piège tentaculaire. Leoni n'est en effet pas un patron comme les autres : il est à la tête d'un réseau mafieux spécialisé dans le proxénétisme, le racket, les meurtres sous contrat... et quand il offre à Théo d'être son bras droit, celui-ci ne peut plus refuser, car le piège s'est refermé sur lui et sa seule perspective, pour en sortir, est la mort.
    Celle de Leoni... ou la sienne.

  • Gun

    Max Obione

    • Ska
    • 1 May 2017

    La mésaventure d'un petit commerçant du sexe dont les projets d'expansion ont été brutalement contrariés par la concurrence sauvage... C'est qu'il voulait causer, ce con ! On cause pas quand on a le canon de mon gun dans le trou de son nez, on chie dans son froc. Il devait avoir des Pampers, ma parole ! Il nasillait des choses que je pigeais même pas. Ses yeux disaient : « T'es pas cap ! » C'était la guerre. Ah ce con, il était pas de taille, sa tête a explosé, ça m'a fait des salissures. Ginette, elle a dit : « C'est-y-pas malheureux de gâcher un si beau costard que j'ai payé à la sueur de mon cul. » J'aime pas quand elle cause de cette manière pas élégante pour une dame du goudron. Elle a sa bouche qui se tord, ça lui fout des rides. Max Obione affectionne la langue verte aux accents surannés évoquant un autre temps où prospéraient les « julots casse-croûte ». Sa nouvelle est en quelque sorte une parabole dénonçant d'une manière cocasse le capitalisme sauvage et la mondialisation. Un must du genre ! EXTRAIT Mais Ginette, c'est ma gagneuse, un béguin à douze piges, ça laisse des sentiments. Elle aussi, elle en pince pour mézigue depuis la communale à Rocroi. La preuve ? Elle n'a pas moufté quand j'ai ramené Azhor un matin à la maison. Je l'avais ramassée à la station Lille Métropole, tout de suite j'avais vu son potentiel à cette pas farouche. C'est le privilège des vieux briscards dans mon genre, amateur de beau sexe, que de sentir ces choses. Trois boniments qu'elle n'entravait pas, mais voix de velours, une enfilade d'apéros, avec oeil de velours, les mauvaises langues prétendraient que j'avais emballé parce qu'elle avait la dalle et savait pas où crécher. À PROPOS DE L'AUTEUR Max Obione s'est emparé du noir sur le tard afin de donner libre cours à son tempérament libertaire. Dans ses polars et ses nouvelles, ce jeune auteur tardif revisite les archétypes du genre. C'est un franc-tireur des lettres qui, se reposant du noir un temps, met du rose à sa palette. Sur le chemin de la littérature érotique, il commence à semer des cailloux libertins. Mais le noir demeure sa couleur de prédilection.

  • Lorsque la belle Nadia, bien décidée à se soustraire à l'autorité parentale, quitte le foyer familial avec sa soeur, elle ne peut anticiper le bourbier dans lequel elle va progressivement s'enfoncer. Contrainte de travailler quelque temps dans un restaurant, puis un bar de danseuses, elle constate rapidement que ces lieux dégradants sont néfastes, voire dangereux pour elle. La jeune femme quitte donc le pays et se permet deux semaines de vacances à Cuba en compagnie de sa frangine. Vite repérée et abordée par un certain Ricardo, elle ne résiste pas au charme de ce beau parleur qui semble riche et influent. Une fois revenue au Québec, Nadia est surprise de voir son bel adonis rappliquer, cette fois-ci pour le jeu de la grande séduction, qui réussira à merveille.

empty