• Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

  • Avec un humour fortement teinté de noir, Y. Paccalet prévoit que l'homme programme sa propre disparition en ne respectant pas son environnement, en saccageant terres et mers, en ne se préoccupant que de richesses et de pouvoirs. En fait, l'humanité n'obéit qu'à ses pulsions sexuelles, territoriales et hiérarchiques. Et quand elle aura disparu, la vie reprendra...

  • Le monde universitaire est peuplé d'enthousiastes, persuadés qu'ils aident à faire avancer la recherche. Mais à quoi bon avancer quand on a perdu sa boussole ? Dans ce pamphlet, Baptiste Dericquebourg fait le constat d'une Université profondément en crise, uniquement capable d'assurer la reproduction de ses propres ministres. Philosophie et littérature sont désormais bonnes pour elles-mêmes, et le culte de ces disciplines a finalement mené à une « esthétique de l'impuissance ». Les théoriciens structuralistes sont loin d'être innocents de ce processus, à commencer par Pierre Bourdieu.

    Âgé de 33 ans, Baptiste Dericquebourg, a étudié la littérature et la philosophie à la Sorbonne et à l'École Normale Supérieure. Plutôt que d'entrer dans le monde universitaire, il choisit d'abord d'enseigner à l'Institut Français d'Athènes, puis en lycée et en collège. Depuis cinq ans, il est professeur de Lettres classiques en classes préparatoires littéraires en Bretagne. Il a également participé à la traduction de Marxisme et philosophie de Karl Korsch, publié aux Éditions Allia.

  • Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • À partir de 1881, Guy de Maupassant se rend à plusieurs reprises au Maghreb pour le journal Le Gaulois. Il fait le récit des paysages, des villes et du désert, des moeurs et des cultures qu'il découvre... Il est avant tout un observateur curieux et avide de transmettre.

    Ces articles alternent avec une veine plus engagée, sous la signature "Un colon". Le ton se fait incisif, accablant l'ignorance de l'administration française. Face aux conflits générés par la colonisation, Maupassant condamne la violence de l'État et défend une position qui respecterait les colonisés, croyant une entente possible... tout en ayant conscience des cruautés et des absurdités de l'entreprise française : "C'est nous qui avons l'air de barbares au milieu de ces barbares, brutes il est vrai, mais qui sont chez eux."

    Guy de Maupassant (1850-1893) poursuit des études de droit, est mobilisé lors de la guerre de 1870 puis occupe des postes dans divers ministères avant de se consacrer à l'écriture. Sa vie est d'échanges avec les auteurs majeurs de son temps (Flaubert, Mallarmé, Huysmans...), de liaisons, de voyages qui l'aident à fuir ses troubles de santé et ses angoisses. Il est l'auteur, notamment, de Boule de Suif, Bel-ami, Le Horla. Il est interné à Passy en 1892 où il mourra des suites d'une syphilis.

  • Édition de Michel Delon Ce dialogue, qui est presque un roman, Diderot l'écrit au sommet de son art, à près de soixante ans, et le revoit encore dix ans plus tard. Il met aux prises deux personnages seulement, "Moi", et le Neveu. Ce personnage se dédouble sans cesse : qu'est-ce qu'un homme qui prétend ne pas avoir de conscience, ne pas avoir d'unité, mais qui a en même temps une sensibilité esthétique, celle d'un musicien averti ? Diderot mêle la grosse plaisanterie, les motifs et les sujets les plus divers, la lutte contre les adversaires des philosophes, dans cette mise en scène d'une conversation sans fin. Le Neveu pose des questions importantes, et soudain, pour notre amusement, l'argumentation déraille. "Moi" est fasciné par ce bouffon sublime. Ainsi va cet enchaînement de numéros, de pantomimes, cette fausse pièce, ce faux roman, où l'auteur a mis, sous une allure burlesque, toute sa vie, tout son coeur et tout son esprit.

  • Rédigée en 1917 et publiée en 1921, au tout début du mouvement Dada, L'Apologie de la paresse possède un charme mélancolique singulier, un ton qui ne ressemble à aucun autre. De fragments en fulgurances, ce pamphlet poétique aurait toute sa place dans l'Antologie de l'humoir noir. Face à la société marchande, l'auteur invite à l'insoumission, à la nonchalance, à la joie et au rire dans une langue vive, libertaire et iconoclaste à souhait. Dans cette apologie où se mêlent lyrisme iconoclaste, érotisme noir et terminologie savante, Clément Pansaers tire une conclusion sans concession : la paresse est la condition souveraine de la raison humaine.

    Clément Pansaers (1885-1922) est un artiste belge, peintre, sculpteur, graveur et poète. Destiné aux ordres, il quitte le séminaire à 21 ans et s'engage comme bibliothécaire à la Bibliothèque royale. Inspiré par cet environnement, il commence à rédiger des poèmes dès 1916. Proche des cercles avant-gardistes de Belgique, il crée en 1917 la revue "Résurrection", profondément antimilitariste. Chef de file du mouvement Dada en Belgique à partir de 1919, il rejoint le groupe parisien en 1921.

  • En quête d'une nouvelle provocation, Céline cherche par tous les moyens à attiser la haine. Il croise Paul Morand, qui lui tient des propos antisémites. "Voilà enfin mon sujet !" s'écrie Céline. Il fait part au chef de presse de la Gestapo de son projet de livre. Celui-ci le conseille sur la manière de servir la propagande antisémite. "Un bon nazi ne cherche pas de références, il les invente."

    Kaminski emploie l'arme la plus redoutable de l'écrivain : la satire. En hissant Céline en personnage de fiction, cruel, imbu de lui-même, sombre et délirant, il met à jour les techniques de falsification propres à la propagande nazie. Réaction à chaud et virulente, cette dénonciation avait valeur d'avertissement. Hélas, à la lumière de ce qui a suivi, elle fut prémonitoire.

    Juif allemand né en 1899, H.-E. Kaminski s'engage en 1917 dans la Luftwaffe. En 1922, il soutient sa thèse en sciences économiques puis publie en 1925 un ouvrage sur le fascisme italien. Il quitte rapidement Berlin pour Paris en 1933. Un voyage en Espagne en 1936 aboutit à Ceux de Barcelone (rééd. Allia 1986, 2003), suivi en 1938 par Bakounine, la vie d'un révolutionnaire et Céline en chemise brune. Après l'invasion allemande, il gagne Lisbonne puis l'Argentine, où il meurt vers 1960.

  • Prix Renaudot Essai 2019
    Sélection Les 100 livres de l'année 2019 du magazine Lire
    « HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il est à peine l'ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n'ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C'est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n'es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. »

  • La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un divertissement passif. Au contraire, elle est toujours à même de créer chez l'auditeur des passions nouvelles et de changer le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme, à la fois théorie philosophique et pamphlet politique. Si l'on a fait de la musique, de la peinture ou de la poésie de simples distractions, c'est pour mieux nier leur potentiel subversif, à même de bouleverser l'ordre social.
    Avec un esprit d'une indépendance rare, Nougé se tourne vers les voies qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : "Il est certain que la musique est dangereuse."

    Le belge Paul Nougé (1895-1967) rencontre en 1925 Breton, Aragon et Eluard, et signe le tract La Révolution d'abord et toujours. Il devient, avec Magritte, le premier instigateur du surréalisme en Belgique et son théoricien le plus original. Il est le premier exégète de l'oeuvre de Magritte en publiant Les Images défendues en 1929. Il publie dans les revues Variétés et Documents. Mais Nougé est un solitaire. Il rompt avec André Breton en 1950 et rejoint Marcel Mariën et sa revue Les Lèvres nues.

  • À son ami Brutus, auquel sont dédiés ces paradoxes, l'auteur confie les avoir énoncés par jeu. Cicéron se donne pour règle d'exposer comme des lieux communs des idées dont les Stoïciens peinent à convaincre de la véracité. L'honnêteté, la vertu, la beauté morale, la sagesse, la liberté et la richesse sont ainsi discutées à travers six paradoxes : la beauté morale est le seul bien ; il suffit d'être vertueux pour être heureux ; il en va des fautes comme des bonnes actions : elles sont toutes égales ; sans la raison nous ne sommes que folie ; tous les sages sont libres et tous les insensés sont esclaves ; seul le sage est riche. Il s'agit paradoxalement, pour Cicéron, de rendre probables des opinions qu'il juge vraies. Débutant chacun de ses commentaires par une affirmation qui ne semble souffrir nulle discussion, Cicéron souhaite qu'elle soit accessible à tous afin d'emporter l'adhésion. Ludiques, ces paradoxes sont aussi pamphlétaires. Rédigés en 46 av. J.-C., alors que la république est menacée, ils permettent à Cicéron de se rendre utile à la cité, en inoculant dans l'esprit des citoyens romains les vertus stoïciennes, en érigeant la philosophie en arme de combat. C'est donc sur la place du forum elle-même que l'auteur souhaite voir débattues les questions qu'il y soulève. Et ce, littéralement, contre la doxa.

  • Ces dernières années les humanités ont été, d'un commun accord à l'échelle mondiale, marginalisées, écartées non seulement des programmes scolaires, mais par-dessus-tout considérées comme quantité négligeable par les états ainsi que par les organismes privés aptes à les financer. Leur argument ? Pourquoi donner de l'argent à des domaines inutiles, c'est-à-dire ne produisant pas un profit immédiat ? A quoi bon, particulièrement dans un contexte de crise économique, "gaspiller" des ressources en soutenant des savoirs qui n'apporteront pas un "retour sur investissement immédiat" ?
    Nuccio Ordine offre un plaidoyer bref et brillant pour les humanités.

  • L'histoire de la fable pour les Anciens commence par une fable, celle d'Ésope, l'esclave difforme à l'esprit subtil, qui faisait parler les bêtes avec plus de sagesse et d'humour que leurs maîtres. En prose ou en vers, regroupées dans des recueils anonymes, dans des oeuvres personnelles de poètes comme Phèdre, Avianus ou Babrius, parfois présentes chez de plus grands comme Hésiode, Aristote, Tite-Live ou Horace, elles fondent une tradition dont se nourrira le génie de La Fontaine. Véritable comédie humaine drôle et cruelle, ces fables ne s'adressent pas aux enfants en priorité... mais ont beaucoup pour leur plaire, parce qu'elles savent amuser en instruisant, et qu'elles disent la vérité. Ce volume réunit pour la première fois le vaste ensemble des fables grecques et latines de l'Antiquité, dans des traductions nouvelles ou entièrement refondues.

  • Mordicus : mordre le latin à belles dents, le latin qui se joue en classe pour offrir aux adolescents des armes intellectuelles. Mordicus : montrer les dents, en se battant, patiemment et ardemment, contre les préjugés, contre les idéologies, contre les contraintes budgétaires, contre l'uniformisation de l'éducation et de la culture, contre tant des forces qui égarent notre époque, pour que chacun comprenne que le latin tranchera au vif la formation du monde de demain. Dans ces pages passionnées, touchantes, drôles, vous verrez le latin comme vous ne l'avez peut-être jamais vu et, que vous l'ayez ou non étudié, vous aurez sûrement envie d'en (re)faire demain. Pour demain.

  • Mon premier est un gratte-ciel. Mon deuxième est un grand ensemble. Mon troisième est une banque, ou une école, ou un bureau de poste. Mon tout se trouve à New York, Sarcelles, Rotterdam ou la Défense.

    C'est...le style international, à qui nous devons cubes de béton, façades en verre fumé et ces intérieurs beige-noir-blanc cassé à quoi semble se réduire l'architecture moderne.

    Comment en est-on arrivé là? Pour Tom Wolfe, tout commence en Allemagne, aux lendemains de la Première guerre mondiale, avec le Bauhaus, qui regroupe les jeunes Turcs de la nouvelle architecture sous la direction de Walter Gropius. Leur devise: anéantir l'architecture bourgeoise. Marxistes, ils rêvent de balayer les décombres de la vieille Europe décadente, baroque et néo-classique, pour y édifier un monde rigoureux et abstrait, célébrant les noces de l'Art et de la Technologie.

    Chassés par la montée du nazisme, ils se réfugient aux États-Unis. Et c'est alors que se produit le miracle: subjuguée, la classe dirigeante américaine confia à un groupe de théoriciens le soin de définir son art officiel. Entre-temps, Le Corbusier en France et le groupe de Stijl en Hollande occupaient le terrain, propageant des idées analogues qui, formant un nouvel académisme, devaient inspirer le travail de trois générations d'architectes, d'un bout à l'autre de la planète.

    Oui, il court, il court le Bauhaus. Et nul ne sait où s'arrêtera l'invasion de ce style international, abstrait et incolore.

    Parce que la beauté est inséparable d'un certain art de vivre, Tom Wolfe s'attaque avec une férocité tonique à cette nouvelle scolastique, dénonçant ses dévots, ses clercs et ses dieux.

  • Voici une description pour le moins déroutante du "vrai Paris", celui des rues étroites, des culs-de-sac et allées mystérieuses. Tout ce que le "faux Paris" cherche à masquer : la fange et le vice. Mais le faux, le Paris rénové, ne peut que difficilement se défaire du vrai. Rattier lit l'avenir dans le présent : la question des quartiers difficiles et du grand Paris y est soulevée. Le faux Paris est une ville tirée au cordeau, aérée pour mieux contrôler ses émeutiers. Rattier fait de Paris un vilain personnage, dont le marionnettiste serait le baron Haussmann. En réalité, Paris n'existe pas, parce que Paris est contradictoire, multiple, indéfinissable et. ne serait rien sans la province. Grand satiriste, Rattier écrit là un pamphlet plein d'audace. Une promenade insolite dans la capitale.

  • « Par la faute de laboratoires et d'experts à la solde de lobbies surpuissants ? agroalimentaire, biotechnologies, médicaments ?, combien de foyers sont touchés aujourd'hui par des cancers, des maladies nerveuses, hormonales, immunitaires ? L'insuffisance des tests, leur absence de transparence et la compromission des agences sanitaires doivent cesser.

    « Pour démontrer la dangerosité des produits artificiels et des polluants alimentaires qui inondent nos marchés, nous avons mis en place entre 2008 et 2011 une expérience visant à étudier pour la première fois sur le long terme les effets toxiques d'un OGM alimentaire majeur et du pesticide le plus utilisé dans le monde. Nos découvertes sont alarmantes. Elles remettent en cause toutes nos politiques sanitaires et environnementales. » Avec un droit de réponse de l'auteur.
    Édition revue et corrigée 2013.

  • Recueil réunissant les pamphlets philosophiques de G. Politzer consacrés à H. Bergson, mais aussi à E. Husserl et M. Heidegger ainsi que ses écrits sur la psychologie et la psychanalyse. G. Politzer fut en effet le premier philosophe lecteur de S. Freud. Dans ces textes, il soulève un certain nombre de questions qui conservent encore aujourd'hui leur actualité.

  • De la littérature après la fin du temps, suivi de Manifeste du maxencéisme

  • La feuille ? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xixe siècle, un homme qui s'était inventé le nom de plume de Zo d'Axa et qui fut en relation avec nombre d'écrivains et d'artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro.
    Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison.
    En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l'explosif.
    Mais pour Zo d'Axa, l'anarchie, c'était déjà une forme d'ordre. Par son refus de toute adhésion à ce qu'il ne lui plaisait pas de faire ou d'être, il a donné un sens nouveau aux mots liberté et indépendance.


    Création Studio Flammarion Couverture : Portrait de Zo d'Axa par Félix Vallotton. Collection personnelle Jean-Jacques Lefrère

  • L'éclairage public de la Ville était presque complètement éteint depuis quelques années. Soi-disant pour la planète, plus probablement pour le pognon. Les rues sales, les chantiers inachevés et les squats défilaient dans la lumière blanche de ses phares, diffusée par les rideaux de flotte - ça faisait des semaines qu'il pleuvait quasiment sans discontinuer. Matthias Serra, lieutenant à la brigade des homicides, s'était vu chargé d'une affaire qui pouvait potentiellement attirer tous les vautours de la presse. Lui qui d'habitude était cantonné aux crimes de second rang allait devoir se coller à l'assassinat d'un juge qui menait une accusation de corruption contre les leaders d'un parti d'extrême droite en passe de prendre le pouvoir à la tête de la République. Au fil de l'avancée de son enquête, Matthias, évoluant dans les méandres d'un monde pourri jusqu'à la moelle, aura à payer le prix et à perdre ses derniers fragments d'innocence, pour enfin embrasser sa vraie destinée...

    Asymptote est un thriller, mais il emprunte beaucoup à l'essai satirique, au pamphlet. Il se veut une critique percutante des modèles dominants. D'inspiration notamment orwellienne, le récit propose, au travers des yeux d'un homme pris dans la tourmente, une fresque épurée et dynamique, un instantané de ce que pourrait être le monde de demain pour alerter sur les dérives de celui d'aujourd'hui. Car Asymptote, malgré son aspect intemporel et universel, appartient et fait écho à l'actualité récente : le lecteur, dont l'imagination sera libre à bien des égards, s'y retrouvera via certains repères et se laissera gagner par ce cadre à la réflexion, cette invitation à une prise de conscience, pour un horizon justement plus libertaire et égalitaire.

  • J'irai voter pour Bourbaki

    M. Tuttle

    • Iggybook
    • 27 October 2016

    J'irai voter pour Bourbaki est d'abord un roman.
    C'est aussi l'actualité.
    C'est un roman qui fictionne et frictionne la réalité.
    C'est surtout le cri d'une génération et c'est tout un programme.

  • Ce livre numérique compile trois parodies érotiques d'Étienne Liébig : Les Contes de mémé lubrique, Le Parfum de la chatte en noir et La Vie sexuelle de Blanche Neige. Car le rire et l'érotisme font toujours bon ménage !

  • Arthur Buies (1840-1901), pamphlétaire redouté, chroniqueur adulé, voyageur invétéré, «rouge» impénitent et ami intime du curé Labelle, habite toujours la mémoire des téléspectateurs des Belles histoires des pays d'en haut, bien que Claude-Henri Grignon ait tenté de lui faire une triste réputation. Son histoire et sa vie se révèlent dans cette réédition de près de 270 lettres - presque toutes inédites - qui, au fil des années, dévoilent non seulement les rouages cachés du pouvoir intellectuel, mais la richesse intérieure et le talent d'un des écrivains québécois les plus attachants du XIXe siècle.

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