• « Le Mal de Montano est une sorte d'ovni littéraire fascinant, rempli d'humour et d'un désespoir très pince-sans-rire. De transformations en disparitions, l'auteur parle d'un univers où l'extérieur finit par être phagocyté [...] par cette imagination contre laquelle, dit le narrateur, on ne peut pas lutter. Une planète étrange et instable, où le temps ne passe plus du tout comme dans le monde ordinaire et où les mots prennent une dimension formidable, deviennent aussi palpables qu'une table ou qu'une chaise.» (Raphaëlle Rérolle, Le Monde)

    « Avec un humour terrifiant et une intelligence électrique, Enrique Vila-Matas joue avec les mots en musicien du verbe. Il utilise tous les rythmes, toutes les harmonies, toutes les modifications mélodiques possibles. Tant d'inventivité, tant de fougue laissent pantois. » (Gérard de Cortanze, Le Magazine littéraire)

  • Ce livre d'Armand Gatti n'est pas un récit, ce livre n'est pas un essai, pas même un poème ; ce livre, issu d'un manuscrit sans cesse réécrit par son auteur, est une mise en mouvement : "C'est un livre qui en toutes ses pages est un livre en train de s'écrire. Le temps de l'écriture et celui de la lecture ne font qu'un. Ouvrir ce livre, c'est accéder directement au temps de l'écriture. Non pas livre-objet. Non pas livre-oeuvre. Nous lisons ce qui est en train de s'écrire. Devant nos yeux. Et même si, d'un coup, nous sautons cinq cents pages, ce sera pour nous retrouver, encore, dans le présent de l'écriture." Extrait de la préface de Michel Séonnet

  • En feuilletant un vieil album de photographies, une femme s'interroge fiévreusement sur la réalité des souvenirs qui lui reviennent, indirectement. Elle nous parle d'un personnage étrange qui s'impose à elle : Tulie.

  • L'amant parfait frappe à la porte de l'aimée : « Qui est là ? ». « C'est moi ». « N'entre pas ». Après beaucoup de solitude, et toujours amoureux, il revient. « Qui est là ? ». « C'est toi ». « Entre ». On connaît l'histoire, mais on ne peut s'empêcher, avec les poèmes de Jean-Louis Massot, de lui trouver une actualité nouvelle, déchirante et feutrée. La valse des mots toupies ou la vie en pointillé... Poésie en sous-titres de films, dont la version originale serait à demi effacée, sautillante et hachurée par usure, saturation ou surexposition. Toujours un peu en décalage, toujours un rien en retrait, en retard sur l'image qui passe trop vite, et on avance sur la souffrance du désir qui passe si lentement... Bien plus que les grandes vérités, ce sont les petites qui nous font découvrir et accepter une vie insoutenable dont cependant le goût nous reste attaché, comme un mot sur le bout de la langue et qu'on hésite à prononcer. Jean-Louis Massot ou le monde en coin de table pour cerises... Werner Lambersy

  • « Mon pays, mon pays désert... » : c'est ainsi que Max Rouquette, le grand poète occitan, parle de son Languedoc natal. Il n'est pas étonnant que Michèle Molto-Courren, originaire de la même région, nous entraîne dans les mêmes solitudes, celles de la terre comme celles du coeur, là où toujours selon Max Rouquette, « le désert s'en va tout seul chercher le ciel ». Les Touaregs ne disent pas autre chose quand ils affirment que Dieu a créé les déserts « pour que les hommes y découvrent leur âme ». À chacun son désert à traverser, à affronter. À aimer aussi. Car sur ces chemins de patience et de doutes, que de rencontres enrichissantes pouvons-nous espérer ! Et si au bout de la route nous pensons n'avoir trouvé que nous-mêmes, ce sera déjà une bien belle découverte...

  • Ma poésie traduit les êtres au coeur de leur évolution, confesse les rêveries et les peurs cachées ; elle accepte aussi l'individu dans son unicité et dans sa plénitude. Alors, ouvrons une première page pour côtoyer le temps, les idées et les personnages. Laissons voguer notre esprit au coeur des mots.

  • Reportage de l'impossible : les lettres parlent elles-mêmes. Elles s'évadent de l'alphabet rigide. Le A mène la danse ! Habituées à servir les textes des autres, pour la première fois, ce sont elles qui s'expriment ! Elles nous entraînent derrière la page, dans les coulisses de leur quotidien. Soucieuses de leur apparence, de leur corps, de leur beauté, elles livrent dans leurs confidences, leurs angoisses de chômage, comme leur souci de garder la ligne. Elles se racontent, s'exposent, s'amusent et cherchent à séduire le plus grand nombre d'humains. Si l'on hésite à les dessiner, elles conseillent toute une série de petites astuces, pour faire de l'écriture un plaisir. Leur existence tient dans nos mains, au bout de nos plumes. « Jeux de mots » se présente comme un livre original, inclassable, inattendu... le reportage de l'impossible ! À l'heure des satellites et de l'informatique, le discours sur l'illettrisme semble pleurnicheur. Faut-il gémir sur les carences de notre société, ou trouver des moyens pour donner à l'écriture ses « lettres » de noblesse ? Ce document veut casser l'aspect rigide, austère, ennuyeux, que l'on accorde trop souvent à l'écrit. Ce livre s'adresse à tous les publics et à tous les âges. Essai, tentative, bouée lancée à la mer... pour toucher autant les exclus des livres, que les apprentis ou les amoureux des mots.

  • « Ce qui a été tenté, ici, au fil brisé de l'apparition des livres d'Edmond Jabès, c'est de marquer les étapes et tournants, les significations multiples d'une démarche qui s'inscrit au coeur même de la modernité en ce qu'elle relance toujours plus loin cette interrogation, cette mise en question du langage et du livre dont les effets se font sentir dans tout l'espace littéraire. Par ailleurs, le projet fut de montrer l'irréductibilité et l'irressemblance d'une oeuvre qui redonne sens aux plus grandes dissidences de ce temps. De montrer que sa marginalité et son originalité la révèlent, toujours plus, en fait, sinon comme un exemple, du moins comme une preuve vivante, à la lettre, de la pérennité des transformations... » J.-G.

  • Je suis le bruissement du monde le balancement inapaisé entre ici et ailleurs la frondaison muette du cactus le bois rugueux qui recouvre le gecko les ris du caméléon jaune soleil le lit du livre - monde où les pages sont autant de vagues de la quête toujours recommencée

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sous le même titre, trois courts essais sur trois auteurs curieusement rapprochés, tant il s'agit d'univers différents. L'extrême hétérogénéité est voulue pour mieux faire ressortir le thème du champ clos de l'écriture et la variété d'applications qu'il propose. C'est ainsi qu'on le cerne en suivant la progressive découverte d'une esthétique propre aux Moralités Légendaires chez Laforgue : une épure peut alors être dégagée. On en saisit les lois et contraintes en rendant justement compte du double voeu qui accompagne la création poétique de Saint-John Perse : un texte qui ne soit que trace, vite congédié pour vivre la Présence. Au lecteur alors d'apprécier le poème comme seule présence, une écriture nourrie par ses codes. Céline, enfin, pour bien marquer qu'il n'y a nul risque d'épuisement : face à son miroir le texte peut s'ouvrir aux parthénogenèses, aux métamorphoses. Le champ clos peut s'ouvrir en abîme : ce que montrerait encore un roman comme Le Hussard sur le Toit de J. Giono. Une nouvelle pièce à verser au dossier de la Littérature dans ses rapports problématiques avec tout référent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Par quelle « chance » un poète réussit-il à conquérir la simplicité ? C'est le cas de Bernard Mazo : même dans un rituel d'interrogation à soi-même, ou au monde - et c'est par là qu'il nous touche. Ce recueil est quelque chose comme une modestie demandant des comptes au silence - avec des mots d'artisan. Certes, nous sommes entre le feu et le rien. Certes, témoins de « combustion des signes » nous cherchons le sens de notre part d'inconnu, comme disait ailleurs le poète ; nous nous affrontons aux dédales pressentis derrière l'édification de la parole. Que signifie « ce voile entre les choses et ce qui les nomme ? » Bernard Mazo formule justement, sans littérature, ce qui excite notre peur de la mort, et que tant de cuistres salissent. Ici : de beaux et purs poèmes, d'une pudeur qui rêve d'obtenir, un jour, le droit à une mémoire vierge.

  • Cet ouvrage, le septième publié par l'auteur, ouvre grand l'espace de la parole aimante, du discours amoureux. En ces pages se mêlent désirs et regrets, rêves et réalité, lumière et nuit, unis dans la même ferveur du langage. Poèmes et proses célèbrent la femme aimée, le paysage quotidien comme les terres intérieures dans une langue riche d'images sensibles et denses. Ici, le poète empreint d'espoir et de mélancolie, cherche entre de multiples interrogations le lieu durable de l'union de la parole et de l'être, de l'imagination et de l'émotion, où vivre, enfin, en véritables « résidents du soleil ».

  • D'un côté la psychanalyse, de l'autre l'un des plus étonnants mystères de l'au-delà...

  • La critique génétique, ce regard curieux et studieux porté sur les manuscrits, n'a cessé de s'interroger sur ses fondements théoriques et la validité de ses méthodes. Ne méconnaissant sa dette ni à l'égard de la théorie littéraire moderne issue du structuralisme, ni à l'égard de la tradition philologique, elle a ouvert un champ nouveau de la recherche : l'étude de la création en train de s'effectuer et laissant de son travail des traces matérielles (brouillons, plans, scénarios, esquisses, versions abandonnées, reprises, épreuves corrigées). Vingt-cinq ans après les premiers essais de théorisation, le temps était venu de refaire le point sur la génétique littéraire et de poser, à nouveaux frais, la question de la nature et de la légitimité de cette discipline liée à l'archive. Ce volume rassemble un entretien avec Jacques Derrida et six contributions de chercheurs de l'Institut des textes et manuscrits modernes, alternant réflexions théoriques et études directement appliquées. À l'opposé de tout discours dogmatique, et au prix de quelques divergences affichées, elles ont toutes pour ambition de préciser les fondations intellectuelles sur lesquelles se construit cette discipline et les notions qu'elle utilise. Le livre dessine ainsi les contours de cet étrange objet de désir, périlleux, mouvant, émouvant, multiforme, qui se laisse entrevoir, et parfois approcher d'assez près, dans les manuscrits des écrivains.

  • Tout ce que vous vouliez savoir sur l'édition, et qui n'est pas ce que vous croyez : les psychoses éditoriales, les malices de la diffusion, les phobies des libraires, les lubies médiatiques, le cérémonial des lieux obligés... En suivant un auteur débutant dans le labyrinthe semé d'espoirs et d'embûches qui le mène de la recherche d'un éditeur aux aléas du succès, Jean Michel Barrault démystifie une profession en révélant ses étranges rituels. Avec un réalisme qui se colore, tout naturellement, d'un humour (presque) féroce.

  • La vraie souveraine de la télévision, ces temps-ci, écrit Daniel Schneidermann, c'est la peur. Elle règne sur toutes les chaînes, à toutes les heures. Dans les plaisanteries d'un animateur, dans l'interview d'un dignitaire, dans les trompettes d'un spot publicitaire, dans le matraquage d'une bande-annonce, elle passe inaperçue, mais qu'on s'amuse à la débusquer, et partout on la rencontrera. Le spectacle télévisé d'aujourd'hui est un feu d'artifice de peurs. Pourquoi cette peur omniprésente ? Quel malaise expriment finalement ces images qui nous assiègent ? Critique de télévision - redouté - du journal Le Monde, Daniel Schneidermann s'interroge ici sur le sens d'un effroi que, soir après soir, il retrouve à l'antenne.

  • Une habilitation du fétichiste - qu'on ne confondra pas avec un procès de béatification ni quelque démarche idéologique pour relever de déchéance un ressortissant dont la cité s'est toujours efforcée de ne presque rien savoir ; il s'agit d'évoquer pour quelques lecteurs rares ce qui pourrait être son statut et de suggérer qu'il partage de bien troublantes connivences avec celui que hante l'écriture. Jusqu'à proposer que l'écrivain ne serait qu'un fétichiste dévoyé. D.A.

  • « Le sommeil nous ouvre ses bras/et je m'y fonds avec solitude ». Dans ces pays-là, les douleurs, les angoisses du poète défont leurs noeuds. Les espoirs renaissent au creux de sa maladie. Ce livre est le manuscrit de ses états d'âme. « Sereine et innée sera la nuit ». C'est une plume désinvolte qui délivre le doute et l'exprime aussi. Le sens se révèle au profond de la vie. « Les astres jouent entre eux/à déterminer les parfaits amoureux. » Ce n'est que Stéphane. C'est Nicolas. C'est une petite fleur qui n'a rien demandé. C'est écrit comme une chanson. « On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. » Arthur Rimbaud.

  • Un recueil de poésie ayant pour thèmes principaux la découverte et le voyage.

  • Dans « Le temps immobile » Françoise Urban-Menninger invite le lecteur à entrer dans la danse aérienne d'une poésie où les mots suspendent l'instant à la lisière de la vie et de la mort, créant ainsi un véritable état de grâce. Poèmes de l'aparté, du silence mais aussi de l'ironie douce-amère, cette poésie touche l'âme, l'éblouit avec des mots simples mais limpides qui transcendent les limites du poème.

  • Comment un livre est-il fait ? Quelles sont les différentes étapes de sa fabrication ? Que sont les techniques qui le concernent ? Pourquoi procède-t-on ainsi aujourd'hui ? L'« Histoire des inventions et techniques du livre » établit les premières bases de la technologie des arts graphiques à la portée du grand public et confère une vision d'ensemble qui permettra d'aborder facilement des ouvrages plus techniques. L'évolution à travers l'histoire présente une approche vivante et anecdotique offrant de comprendre plus clairement les procédés actuels. Cet ouvrage qui s'adresse à tous les bibliophiles curieux constitue, par sa documentation pratique, un outil indispensable pour les auteurs et les professionnels de l'édition, mais aussi pour les techniciens des industries graphiques, isolés dans leur spécialisation et désireux d'aborder les autres phases de la fabrication du livre.

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