• « Ma fréquentation des chats m'a sauvé d'une ignorance crasse et incurable. »
    Dans cet opuscule, William S. Burroughs médite sur l'amitié mystérieuse entre les chats et leurs hôtes humains. Un petit traité amoureux sur les félins domestiques de sa vie qui n'aurait pas déplu à Colette ou Stéphane Mallarmé.
    « On dit que les chats sont les animaux les plus éloignés du modèle humain. Cela dépend du genre d'humain auquel vous vous référez, et bien entendu de quels chats. Je trouve parfois les chats incroyablement humains. »

  • À quoi ça sert une trousse de toilette quand on ne part pas en voyage, quand on ne part jamais, quand on n'a jamais quitté Liège ?
    Ça sert à planquer son fric.

    Clarisse Michaux est née à Bruxelles en 1995. Elle est actuellement doctorante en philosophie de l'art à l'UCL.

  • Basculement

    Baudouin Vincent

    C'est une situation commune : un jeune père s'apprête à passer le week-end avec sa fille de trois ans dans le cadre d'un droit de visite (dit aussi : d'hébergement secondaire). Il va la chercher à son école un certain vendredi après-midi et l'emmène chez lui en voiture. Sa petite Maeva lui décrit le dessin qu'elle vient de faire à l'école. Il l'écoute avec intérêt et émotion, ce qui va sans dire, son petit bout de fille chérie reprenant enfin existence au terme de deux semaines d'éloignement forcé. Ensuite ils arrivent à la maison. C'est un beau week-end qui commence. D'ailleurs il fait beau. Qu'est-ce qui pourrait basculer ?

    Baudouin Vincent, esclave affranchi qui ne s'étendra pas sur les conditions de son esclavage ancien. Né quatre jours après le décès d'Errol Flynn, dont il ne pense toutefois pas être la réincarnation, certainement pas physiquement.
    Lit de moins en moins mais relit de plus en plus, pour s'aviser que ses lectures anciennes ont encore bonifié. Pense qu'un bon écrivain est un écrivain mort, ou plutôt qu'un écrivain mort qui reste diffusé a plus de chances d'être bon.

  • Mu et JP sont Belges et gèrent de magnifiques chambres d'hôtes à Honfleur, en Normandie. Un matin, dans le jardin verdoyant et fleuri de leur Manoir, un corps sans vie vient troubler leur existence. Encore ! C'en est trop pour Mu et JP ! Pas question de revivre les moments difficiles d'il y a quelques mois. Que faire avec ce corps ? Qui est-il ? Où le mettre ? Combien pèse-t-il ? Quand va-t-il commencer à sentir ? Autant de questions auxquelles Mu et JP vont devoir rapidement trouver des réponses...


    À part raconter des histoires à ses enfants ou faire peur la nuit au camp patro avec des récits hallucinants, Patricia Culot n'a jamais rien publié. Enfin presque, rassurez-vous, en tant que graphiste de confession et illustratrice de formation, il y a quand même eu plein d'histoires et de publications de toutes sortes. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que des Charles, il risque d'y en avoir encore ;-)

  • La niche

    Virginie Doucet

    Pia aime chanter. Pia aime les petits bonheurs de la vie. Elle aimerait aussi parfois être une James Bond girl mais ça, c'est une autre histoire. Enfin, ce qu'elle aime tout particulièrement, c'est la serre à outils abandonnée au fond du jardin de sa grand-mère. Colonisée par ses aventures enfantines, elle se révélera être la bâtisse centrale de son existence : de la cabane pleine de trésors pour rêver durant ses vacances, elle se transformera en un refuge hanté par la Callas pour abriter ses vocalises adultes et peut-être finira-t-elle par devenir la niche d'un nouvel amour...

    1979 : Virginie Doucet voit le jour à Etterbeek (Bruxelles). Quarante ans plus tard, elle y enseigne une langue (presque) morte à des élèves bien vivants. Elle est la co-autrice d'un manuel : Je réussis mon CE1D de français.

  • Clown

    Cedric O. Lefebvre

    Le nez du clown, élément magique qui peut faire d'un être insignifiant et renfermé l'exubérant ami des petits et des grands. Mais cette petite boule rouge et creuse constitue aussi, à l'inverse, le lien ténu et fragile entre la lumière des feux de la rampe et les ombres d'une vie décevante...

    Se décrivant volontiers lui-même comme auteur amateur, mais rêveur professionnel, Cédric O. Lefebvre est, dans la vie active, conseil en droit de la propriété intellectuelle. Depuis de nombreuses années, il use ainsi de sa plume pour protéger et défendre les créations des autres. Il découvre cependant, au fil des pages qu'il noircit, que cette plume peut aussi transcrire, illustrer, voire réaliser, ses propres rêves.

  • Quel est le point commun entre un chauffeur de taxi d'origine marocaine et Adèle, une romancière désabusée ? Parce que c'est lui, Ahmed, qu'Adèle appelle au secours lorsque, relevant ses mails sur son PC par un matin d'été, elle est soudain atteinte d'un gonflement insolite qui la paralyse. Un bien étrange symptôme qui a également frappé deux autres femmes, isolées dans la même chambre d'hôpital qu'Adèle. Tout ceci leur paraît absurde jusqu'à ce qu'au fil de leurs conversations, une logique insoupçonnée se tisse...
    Isabelle Bary est née à Bruxelles en 1968. Elle se définit comme une femme par délicatesse, une auteure par instinct et une maman par amour. Elle cultive une adoration presque inquiétante pour les histoires, les chevaux et le chocolat. Et une aversion particulière pour tout type d'entrave, d'ailleurs elle est claustrophobe ! Ingénieure commerciale de formation, elle a publié une dizaine de romans dont Zebraska, mettant à l'honneur des héros hypersensibles (Éditions J'ai Lu, mars 2020).


  • Aladdin Sinweet est Belge, Égyptien, copte, non pratiquant, Bruxellois, amateur de Leffe... Un zinneke, quoi ! Mais il a surtout un nom et une tête d'allochtone qui lui valent de subir quotidiennement les assauts du racisme ordinaire. Une nuit, victime d'une méprise, il est appréhendé par la police et refuse cette fatalité qui lui colle à la peau. On a beau collectionner les quiproquos depuis sa conception, il y a des choses qu'on n'accepte pas.


    Jean-Sébastien Poncelet est né à Bruxelles en 1970. Après des études de commerce, il travaille dans le marketing et l'avant-vente où il affine sa plume à titre professionnel. En 2016, il publie La Tendresse des séquoias, finaliste du prix Saga. La même année, sa nouvelle Le dernier esclave belge remporte le prix « Bonnes nouvelles » organisé par SoirMag. En 2017, une autre de ses nouvelles, Jo, est diffusée dans le cadre de l'opération « Fureur de Lire ». Son second roman, L'Envol de l'amazone, paraît en 2018.

  • Mourir

    Lionel Esteve

    J'aimerais mourir d'une grande lassitude, comme un feu qui s'éteint, comme un torrent qui s'assèche. Parfois je sens cette lassitude me gagner. Bien que soulagé d'en finir avec ce monde, je n`en tire aucun plaisir, étonné je constate ma passivité, curieux de voir comment les choses vont se dérouler, guettant un sursaut de mon instinct de survie.
    Né à Lyon en 1967, Lionel Estève vit et travaille à Bruxelles. Il publie ici son premier récit à caractère autobiographique. Chez cet artiste plasticien, l'informel et la fragilité créent l'efficacité d'une oeuvre qui dirige le regard plus qu'elle ne se donne à voir. Elle éveille la perception d'une réalité infinie en dévoilant un espace palpable presque tactile. C'est cet univers que l'on effleure dans cet opus.

  • Rimbaud affirmait qu'on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Pour Violette aussi, cet anniversaire est spécial. Plus qu'un an avant la majorité, l'indépendance, l'impunité ; plus qu'un an avant la liberté !

    En attendant, il lui reste douze longs mois à tirer. Cinquante-deux interminables semaines. Trois cent soixante-cinq douloureux jours... Y survivra-t-elle ?

    Combien de fois lui faudra-t-il encore parvenir à se mettre debout après avoir passé la nuit à veiller ? Jusqu'à quand arrivera-t-elle encore à dissimuler sa lassitude derrière de tendres sourires et une apparente légèreté ?

    Du haut de ses dix-sept ans, Violette est déjà si fatiguée...

    Tournaisienne et Bruxelloise à la fois,
    Chloé Derasse
    a toujours aimé écrire. D'histoires pour enfants aux récits d'adolescents, son premier roman, intitulé « Douceur Violette » est paru aux éditions Chloé Des Lys en 2019.

    Elle nous revient aujourd'hui avec cette nouvelle glaçante en attendant d'autres projets, en chantier sous sa plume...

  • « Mona posa son portable sur la table basse, puis le reprit et fit glisser son index gauche sur l'écran afin d'ouvrir de nouveau l'icône de son calendrier en date du 30 janvier, 13h30. Elle s'arrêta net. Il fallait un titre à l'événement. Fichue obsession contemporaine que cette manie de baptiser l'instant ! Elle opta pour « Délivrance ». C'était violent, mais considérant la chose, la mort programmée de son époux, elle trouva l'expression méritée. »



    Julien LANDEL est né en 1981 en Haute-Savoie. Historien, enseignant, militant, père au foyer, lecteur compulsif, amateur de musique folk et de chocolat, il vit et écrit actuellement à Bruxelles où il prépare entre deux repas et trois lessives, un roman sur l'homoparentalité.

  • Alban a deux vies. Dans la première, il en pince pour l'inaccessible Hélène. Dans l'autre, il s'appelle Honoré et tchatte avec Marquise au prétexte de relire un divertissement de la fin du XVIIIe siècle : Point de Lendemain. Deux intrigues et deux époques s'enlacent, et, peu à peu, les masques tombent. Par vanité, Marquise commet une indiscrétion et livre à Alban une clé inespérée... Le monde des apparences de la cour fait écho à celui des apparences de la réalité virtuelle, et, dans cette nouvelle, l'auteur met en scène des jeux de séduction aux règles surprenantes.
    Roland Goeller est né en 1956, en Alsace (Rhénanie supérieure). Habite à Bordeaux. A mené deux vies. Cadre dans le monde des transports d'une part. Lecteur et auteur d'autre part. A publié récits et romans chez Siloë, Sutton, Terres du Couchant. Des nouvelles et chroniques dans les revues Brèves, Harfang, l'Ampoule, Femelle du Requin, Le Traversier, Rue St-Ambroise, Land un Sproch..., ainsi que chez l'éditeur audio 15K.

  • « La vie commence à soixante ans », c'est ce que fredonne Lola le jour de son anniversaire. En regardant en arrière, elle se rend compte qu'elle n'a pas réalisé ses rêves. Est-il encore temps de le faire ?
    À seize ans, la chanson était sa passion ; elle voulait monter sur scène et développer son talent.
    À soixante ans, elle est toujours sur le trottoir en train de racoler afin de ramener du fric à son mac, mais elle a décidé que sa vie changerait aujourd'hui...
    Peut-on vraiment vivre autre chose à l'aube du troisième âge ?...
    /> Philippe Desterbecq a été instituteur pendant 35 ans. Par son métier, il a côtoyé la littérature de jeunesse et a écrit une série de contes pour enfants. Son écriture de prédilection est pourtant la nouvelle, un genre qu'il n'a jamais abandonné et dont il a publié deux recueils. L'an dernier, il a publié son premier roman.


  • « Le calendrier griffonné sur le mur comptait vingt-deux traits rayés, j'ai léché mon index et barré le vingt-troisième. Ne pas sortir rendait le temps élastique, ce qui avait du bon. J'ai écarté deux lattes du store, il pleuvait. Des gouttes vertes ruisselaient sur le balcon, avant de s'écraser sur le macadam lisse comme un miroir. C'était beau et ça me donnait envie de pisser. »


    Géraldine Martin a enseigné le théâtre et la danse pendant 10 ans avant de se consacrer à la mise en scène et à l'écriture. Sa première nouvelle Matriochka paraît en 2019 aux éditions Lamiroy et est ensuite reprise dans le recueil Cinq mille mots serrés comme un petit café italien. Ses nouvelles suivantes sont Chaussette, qui remporte le 1er prix du concours Joseph-Delteil dans la catégorie « remarquée par le jury », et Le train, lauréate du concours de la Revue Rue Saint-Ambroise.


  • Une esquisse de la vie d'un couple qui n'est plus tout jeune et qui s'aime. Des souvenirs affluent, parfois anodins : sentimentaux, drôles ou nostalgiques. Des petites choses de leur quotidien ; du nôtre aussi. Ainsi que de notre époque.


    Le couple évoqué, on le sent, est solide et toujours amoureux. Mais un certain mystère s'immisce insidieusement dans l'histoire. Il y a peut-être quelque chose qui « cloche » ou pourrait vaciller.

    N'y a-t-il pas dans cette nouvelle originale un petit côté « thriller socio-psychologique » ?
    Ghislaine Deschuyteneer est une ex-rédactrice publicitaire et de magazines féminins, autrice de deux recueils de nouvelles : « Raccourcis » et « Cocktail doux-amer ».
    Elle aime les arts, la littérature et la musique et croit que l'on peut vieillir sans devenir vieux...

  • Le soleil a foutu le camp, et les nuages qui s'accrochent aux cheminées donnent à la ville son teint gris chagrin. Dans le bus 42, qui fonce dans le petit matin mille fois répété, les regards se croisent. Par la fenêtre la ville défile, hostile et infinie. Parmi les ombres cependant, une lumière : le regard furtif d'une jeune fille qui bientôt disparaît avalée par la foule, bouffée par la ville. Un regard de lumière qui bouleverse le protagoniste à un tel point que pour le retrouver, il se lance dans une course désespérée contre le temps, contre l'adversité de la vie et contre ses propres démons.
    Traducteur de formation, Roberto Lombardero est professeur d'espagnol à Bruxelles dans une école de promotion sociale et une Haute École en tourisme.

  • Coronavirus, printemps 2020. Sur une route déserte, un type marche. Il entrevoit la possibilité d'un monde où les bagnoles, icônes culturelles, objets emblématiques de la société de consommation, verraient leur crépuscule. Une scène de road movie, souvenir de Paris-Texas, le film de Wenders. Les autos finissent toutes à la casse. Comme les humains. Enfant, à Francorchamps, le marcheur aura eu la chance de parler à Fangio. Il réfléchit à l'incidence de la mécanique sur sa trajectoire. Arrivé au bout de sa balade, il se dit que l'épidémie ne serait qu'un signe avant-coureur du réchauffement climatique. Il murmure "Adios, Fangio".

    Journaliste free-lance, retraité du "Soir", Marcel Leroy est l'auteur de livres de reportage et de mémoire. Il a notamment publié "Angelo Galvan, le renard du Bois du Cazier", "En route avec Wajdi", "Voyage à Charleroi" (avec Paul Magnette et Axel Delepinne), "J'appartiens à la rue" (avec Denis Uvier) et quelques autres histoires, au plus près du quotidien.

  • Caroline Allard est née à Uccle, en Belgique, en 1966... puis à Ottignies, toujours en Belgique, mais en 2018.
    Sa vie professionnelle mouvementée et atypique, allant du management à l'enseignement, se termine brutalement par un A.V.C. à cinquante ans. Pendant sa convalescence, sa neuropsy lui détecte un haut potentiel artistique inexploité. Son bonus de vie est propice à une reconversion thérapeutique. Si son premier roman "Moteur pour Angèle" est une autobiographie romancée, c'est la dystopie qui l'attire aujourd'hui.
    Rose est une enfant intelligente et adorable. Aramis est un papa poule, fier et aimant. Une plage paradisiaque sert d'écrin à ce moment de bonheur inoubliable. Le décor idyllique est planté mais les fléaux annoncés aujourd'hui ont été transformés en réalité pour rendre leur monde nettement moins idéal qu'il n'y paraît. Venez découvrir notre avenir avec eux.
    HP Dystopia vient d'être choisie par un collectif d'artistes pour être adaptée en court-métrage.


  • Les rues de la mégalopole étouffaient de chaleur. En contrebas, les eaux d'une mer turquoise venaient s'échouer sur une plage paradisiaque de sable blanc.


    Quand l'automate de Z-City déposa Jenna
    Freaks-Browning devant la porte vitrée de l'agence de voyages, son âme s'emballa. L'amour de sa vie, le seul possible, heureux et éternel l'attendait à l'intérieur. Décollage prévu pour le bonheur suprême, à 19.00.


    Accrochez-vous au rêve. Mais attention !


    Que des algorithmes aient toujours raison ? Pas si sûr.








    France Arnaud est née à Lyon en 1969. Depuis qu'elle a dix-sept ans, ses proches la voient constamment griffonner sur un cahier. Non, en réalité, ils la perdent souvent de vue ! Elle écrit des poèmes, des réflexions, des essais, confinée dans sa chambre. Elle lit aussi des bouquins sur la psychanalyse et elle interprète ses rêves, en couleurs. Ses nuits deviennent des coffrets à idées d'où tirer des histoires créatives et rebondissantes.






  • Quand Sylvie et Martin se sont rencontrés, leur vie bourgeoise était toute tracée. Des études brillantes pour elle comme pour lui, un mariage classique, des carrières prometteuses... une existence de rêve dans un monde idéal.


    Pourtant, rien ne se passe jamais comme prévu et un accident peut tout remettre en question.


    Martin sortira-t-il du coma ? Sylvie le suivra-t-elle jusqu'au bout ?


    Quand une vie bascule, elle emporte tout avec elle, jusqu'à la vie des autres.








    Frédéricque Bigonville vit en bordure de la forêt ardennaise, au Pays de son père que traversa Paul Verlaine en son temps...


    Pour tromper son ennui existentiel, elle pratique, en dilettante, différents modes d'expression : la sculpture, la céramique, l'illustration et même parfois l'écriture.


    Curieuse invétérée, elle aime observer ses contemporains de loin, et constate souvent qu'elle ne les comprend pas.

  • Vendredi 22 septembre 1978, à peu près vingt-deux heures, Antenne 2, "Apostrophe" venait de commencer. Je ne regardais pas vraiment, j'étais crevé, elle m'avait épuisé. Puant la transpiration, mon corps était collé au sien. Très vite je fus interpellé par un gars, un invité spécial qu'on pouvait qualifier de hors du commun. Un mec qui pour une fois sortait du lot. Un vieux barbu, à la sale gueule toute vérolée, un clochard complètement bourré qui faisait le show en empêchant les autres de parler.
    Eric Neirynck est écrivain même s'il préfère le terme de chroniqueur de vie. Ses deux derniers livres « Engrenages » (Lily's éditions) et « Louis-Ferdinand Céline » Collection Duetto aux Editions Nouvelles Lectures) font la part belle aux expériences humaines. Pour lui, si la vie n'est pas un roman, ses romans et nouvelles sont la vie.


  • Avocate depuis une quinzaine d'années et lectrice de littérature noire depuis bien plus longtemps, Sandrine Durochat s'essaye depuis peu à l'art délicat de l'écriture. Elle aime observer, écouter et déforme à l'envi ses contemporains pour créer ses fictions noires et donner vie à des personnages marqués par la violence quotidienne et la brutalité.
    Sa première nouvelle noire, "La Mule" est publiée aux éditions Lamiroy
    en février 2020. Uppercuts est la suite de ce premier opus.





    Échirolles, 3 septembre 2020 :


    Depuis onze mois, Sadia écoule la drogue du Fennec sur la région iséroise. Mais la belle veut plus. Pour s'affranchir et régner sur le marché de la dope, Sadia décide de frapper fort et va se transformer en une féroce cogneuse bien déterminée à se hisser au sommet de la chaîne alimentaire. Sur fond de conquête de territoires et de prises de guerre, les clans se forment et s'organisent. Femmes fatales, hommes corrompus et victimes innocentes s'affronteront jusqu'à la mort.

  • Shibari

    Sophie Potier


    Dans l'atmosphère poisseuse de l'été post-covid-19, les deux superflics Ludovic Corzin de la brigade des moeurs, et Franck Reignaux, de la brigade criminelle, autrefois coéquipiers, sont amenés à reprendre du service ensemble, dans le cadre d'une affaire inhabituelle. Lille, surnommée « la capitale des Flandres », en tout cas en France, devient, le 9 juin 2020, le théâtre d'un crime particulièrement répugnant et odieux. Ce mini-polar vous fera voyager du berceau de l'industrie textile, aux établissements les plus louches de quartiers à la moralité douteuse. Bienvenue à Lille !





    Sophie Potier, après deux opuscules (et des participations à des hors-séries), « L'épiphanie de Michel Houellebecq » #54, et « Hardcore Blues » #106, est de retour aux éditions Lamiroy, cette fois dans la collection « Crépuscule ». Avocate à Lille depuis un temps que la décence nous interdit de mentionner, elle puise ici dans un tissu et une culture économique locale et dans une galerie de portraits de personnages qu'elle a pour la plupart réellement croisés. Même si cette histoire est une fiction (et nous espérons qu'elle le reste...).

  • Falciato

    Stephane Maton-Vann


    Élie s'échappe de sa montagne pour embrasser la vie. Il ne possède pas les armes pour découvrir l'amour et la ville. Alors, cette nuit d'automne, quand un rêve enfoui traversera sa route, son destin va s'abîmer dans les roches impitoyables et glaçantes... Un récit où les désirs se mêlent et les peurs s'écharpent.

    L'homme dont s'inspire librement cette histoire repose au columbarium de la cathédrale nationale de Washington à la demande du président Obama.
    Stéphane Maton-Vann est un homme de théâtre, de lettres et de passion, formé à l'American Center (Paris) et au Laboratoire Grotowski. À 9 ans, il montait déjà sur des planches bruxelloises, à 17 ans il mettait en scène son premier texte. Persuadé, comme Oscar Wilde, que rien n'est vrai que le beau, l'esthétisme et l'humanisme dictent sa plume. Il a reçu les Prix de la Sabam et Prix Robert Urbain.


    "Avec l'amour maternel, la vie nous a fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais"[i]. Le héros de Falciato, Élie, en fera la tragique expérience. Car à l'amour inconditionnel d'une mère juive, fille spirituelle de Groucho Marx et d'Hannah Arendt, et d'un père mécréant, bouffeur de curé, succèdera la haine la plus bestiale, celle des mâles sanguinaires à la virilité imaginaire. Enfant doué, fruit de la différence et de la tolérance, Élie avait fait sienne la douceur du Midi. Et personne ne songea à s'offusquer s'il préférait parler « chiffons » plutôt que voitures de courses et si la beauté des danseurs de l'opéra l'émouvait ; d'ailleurs on l'avait surnommé Élie jolie.


    Mais tous les contes de fée ont une fin. C'est au lycée qu'il apprendra que la différence est impardonnable pour certains, là qu'il sera violenté, violé et que seul un silence sépulcral répondra à cette barbarie. Les fils d'« Orange Mécanique » sillonnent le monde, peuplent les routes, toujours embusqués, toujours en quête de sang. Élie jolie l'apprendra, au bord d'une route sans regard, une nuit où il avait cru voir surgir les prémices de l'amour.


    Si le récit est glaçant, le verbe de Stéphane Maton-Vann est chatoyant, Généreux. Parlant de sa mère, il écrit : « A certaines vagues connaissances pernicieuses, elle me présentait comme son amant. On évite ainsi toute remarque perverse sur ta vie intime ! Papa l'appelait ma sorcière trop aimée. » Et c'est toujours à Elle qu'il pense, écartelé en cette nuit d'horreur : « Tu vois Maman, même dans la haine, il y a une échelle. C'est avant tout du pédé que ces bêtes féroces sont venus casser. Le juif n'était pour une fois pas coupable. »


    [i] Romain Gary, La promesse de l'aube.



    Colette Frère

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