• Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l'odeur du sang.
    Jusqu'à ce jour, c'était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d'une mère abusive et angoissée. Une mère qui gît en ce moment même au pied de l'escalier, la gorge atrocement ouverte d'une oreille à l'autre.
    Que s'est-il passé la nuit dernière ? Seuls des lambeaux d'étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l'aide ? Ou implorait-elle ?
    Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, il va devoir remonter seize ans plus tôt, lorsque tout s'est joué. Retrouver la scène initiale, impensable, insupportable. Seize années de secrets, de silence, d'une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu'à ce que tout bascule.
    Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n'existe pas de retour possible.
    Ce thriller dérangeant et obsédant, d'une exceptionnelle acuité psychologique, suit à un rythme haletant, électrique, la radicale transformation d'un jeune homme ordinaire en un dangereux prédateur.

  • À travers une série d'entretiens, Michèle Gastambide, psychanalyste particulièrement intéressée par la tragédie grecque, et Jean-Pierre Lebrun, qui poursuit son questionnement sur les effets des mutations de la société sur les sujets, engagent à lire L'Orestie d'Eschyle pour y trouver de quoi faire face à la clinique actuelle. Le triangle oedipien classique ne semble plus rendre compte des situations cliniques et sociales qu'on rencontre aujourd'hui : un duo mère-enfant assorti d'un père estompé, voire effacé par le maternel. Plutôt qu'OEdipe, ce serait alors Oreste qui pourrait nous orienter dans l'approche de cette clinique : ce dernier est amené à tuer sa mère pour venger son père qu'elle avait assassiné. La façon dont Eschyle fait le récit de sa trajectoire nous apporte de quoi réfléchir. À vingt-cinq siècles de distance, l'actualité de notre social n'est pas sans résonner avec ce moment d'émergence de la démocratie, où se met en place le règne de la parole en même temps que la prise en compte de sa faille.

  • « Un récit à mi-chemin entre Les Évangiles et Psychose d'Alfred Hitchcock. Une réussite ! » - Amélie Nothomb

    À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu'un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l'empêche de proprement exister. 

    Mais voilà qu'un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu'il n'a jamais appris à connaître. Une fois l'angoisse de la disparition passée, Victor va s'accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l'avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n'est pas aussi loin qu'il le pense... 

  • Juillet 1895. Nathaniel et Robert Coombes, deux frères âgés de douze et treize ans, se retrouvent seuls pendant dix jours. Leur père, marin, vient d'appareiller pour New York. Quant à leur mère, ils assurent à tout le monde qu'elle est partie à Liverpool. Rapidement, la famille, les voisins, s'inquiètent de ne pas la voir revenir. La police arrive sur les lieux alors qu'une odeur pestilentielle envahit la rue. À l'étage, ils découvrent le corps de la mère en état de décomposition avancé. Interpellé, Robert admet avoir tué sa mère à coups de couteau.
    Libéré pour bonne conduite après la mort de la reine Victoria, Robert fait partie des contingents d'anciens prisonniers allant peupler les terres nouvelles d'Australie. Sa vie change alors radicalement. Sans que jamais rien ne filtre de son passé.

    « Absolument captivant. »
    Sarah Waters, The Guardian

  • Jadis, je m'appelais Barrabas, j'étais sculpteur, je vivais heureux auprès de ma femme, de ma fille et de mon garçon.
    Un jour, le 6 septembre au matin, ma vie a basculé, et avec elle, celle de tous ceux que j'aimais... et de ceux que j'aimerais...
    J'ai retrouvé mon épouse morte, dans mon atelier, tuée de la main de mon fils pour cinq louis d'or...
    Afin de sauver ma famille, mon nom, je me suis accusé et j'ai fui...
    Dès lors, par le hasard d'une rencontre, je changeais de patronyme, d'existence, de foyer, de pays.
    Du roi des fous, le surnom que mes voisins me donnaient, je suis devenu le roi des sages...
    Mais folie et sagesse sont parfois difficiles à discerner... surtout quand la destinée s'en mêle...

  • Jadis, je m'appelais Barrabas, j'étais sculpteur, je vivais heureux auprès de ma femme, de ma fille et de mon garçon.
    Un jour, le 6 septembre au matin, ma vie a basculé, et avec elle, celle de tous ceux que j'aimais... et de ceux que j'aimerais...
    J'ai retrouvé mon épouse morte, dans mon atelier, tuée de la main de mon fils pour cinq louis d'or...
    Afin de sauver ma famille, mon nom, je me suis accusé et j'ai fui...
    Dès lors, par le hasard d'une rencontre, je changeais de patronyme, d'existence, de foyer, de pays.
    Du roi des fous, le surnom que mes voisins me donnaient, je suis devenu le roi des sages...
    Mais folie et sagesse sont parfois difficiles à discerner... surtout quand la destinée s'en mêle...

  • Dernière visite

    Gaetan Brixtel

    • Ska
    • 1 March 2017


    Parmi les séquelles qu'une mère indigne dépose dans l'esprit d'un enfant martyre, on trouve la pulsion conduisant à la pire extrémité...

    « C'est alors qu'Élise percevait le couinement des gonds. L'ombre de la dame, qui se précipitait en quelques pas sourds à son chevet ; la fillette tentait d'appuyer sur l'interrupteur ; trop tard ! Elle avait à peine le temps d'apercevoir deux yeux haineux et striés de veinules apparaître dans une violente clarté jaunâtre, qu'une main noueuse comme des serres d'aigle dévissait l'ampoule. L'autre main se plaquait sur sa bouche.« Crie ! », menaçait sa mère, « ose crier ! » Les doigts pointus s'enfonçaient dans ses joues. - Tu es moche ! Personne ne t'aime ! » En pleine liquéfaction, Élise avait mouillé son drap, des larmes roulaient sur sa figure tordue de terreur. »

    Si l'enfant martyre est une figure maintes fois rencontrée en littérature noire, c'est dans la manière de la traiter que réside l'intérêt de la nouvelle de Gaëtan Brixtel dont le style s'affirme au fil des publications.

  • En France, meurent, victimes de leur conjoint, une femme tous les 4 jours, un homme tous les 16 jours. On parle de crime passionnel mais s'agit-il d'un avatar des violences conjugales ou d'une réelle histoire d'amour fou ? Cette analyse psychosociologique porte sur 337 crimes commis entre 1986 et 1993, surtout par des hommes (263, 74 par des femmes) ils ont fait 458 victimes. Loin des histoires romantiques et tragiques de la littérature, ces crimes sont de sordides histoires de famille. Des familles fusionnelles où l'on reste entre soi, ce qui ne fait qu'attiser les passions, les narcissismes, où l'idée d'un destin individuel ne signifie pas grand chose, ce qui engendre de profondes détresses. Même s'il est "annoncé" ce crime passionnel reste difficile à prévenir en raison d'un caractère de pseudo-normalité. Un telle impuissance de la société ne traduit-elle pas une pathologie sociale inquiétante ?

  • « Connecticut. États-Unis. Le 14 décembre 2012, Adam Lanza, un jeune homme de vingt ans tire quatre balles dans la tête de sa mère. Puis il prend la voiture garée devant leur grande maison de Newtown avant d'aller tuer vingt enfants et six adultes dans l'école élémentaire de Sandy Hook.Il est armé d'un fusil semi-automatique Bushmaster qui appartient à sa maman. Il est ainsi certain de faire un maximum de victimes en un minimum de temps. Le chargeur de trente balles, rapide à enclencher, peut en tirer deux à la seconde. La dernière est pour lui. »

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